Madeleine est une jeune femme idéaliste promise à un brillant avenir politique. Un été en Corse, elle tue un homme qui agressait son petit ami et dissimule le crime. Cette épée de Damoclès compromettra-t-elle sa carrière ? Il est difficilement pensable de produire un long-métrage plus irresponsable que De grandes espérances : le meurtre qui ouvre le film, et qui devrait logiquement en conditionner l’évolution, se trouve progressivement relégué au second plan pour laisser place à une autre intrigue centrée sur les luttes sociales. Cette incohérence scénaristique débouche sur des errances morales.
Lire aussi : [Cinéma] Toute la beauté et le sang versé : marchands de mort et preuves de vie
Sous prétexte que Madeleine est une jeune fille de gauche qui verse une larme une fois par semaine sur la condition ouvrière, il semble que toutes les ignominies, dont elle est prodigue, lui soient permises. La protagoniste ne se soucie d’ailleurs en rien de ses fautes. Son irresponsabilité éthique la rend détestable et interdit que l’on soucie le moins du monde de son destin. Un naufrage.
DE GRANDES ESPÉRANCES (1h45), de SYLVAIN DESCLOUS, avec Emmanuelle Bercot et Benjamin Lavernhe, en salles le 22 mars





