
Culture


Dans son éloge, lu en séance publique de l’Académie française et publié en 1779, d’Alembert prétend que la mère de l’abbé de Choisy lui avait donné « dans son enfance des habits qui n’étaient pas ceux de son sexe, encore moins de son état, et que la frivole indulgence de la nation française l’accoutuma trop à porter. L’espèce de goût qu’il conserva trop longtemps pour un travestissement si étrange et si blâmable est une triste preuve du malheureux empire que conservent sur certains esprits les premières sottises dont une mauvaise éducation les a infectés ».
Ce laïus hypocritement moralisateur trouve sa source principale dans une certaine Vie de Monsieur l’abbé de Choisy, parue à Lausanne et Genève en 1742, elle-même nourrie de pamphlets et de libelles plus anciens. François-Timoléon, quatrième et dernier fils de Jean de Choisy, conseiller d’État, intendant du Languedoc et chancelier de Gaston d’Orléans, voit le jour à Paris, le 16 août 1644. Sa mère, arrière-petite-fille du chancelier de L’Hospital, « femme de beaucoup d’esprit » et célèbre « Précieuse », aurait donc revêtu son jeune fils, d’une figure charmante, de robes de soie et l’aurait paré de colliers de perles et de boucles d’oreilles. Cette étrange idée lui serait venue afin de complaire à Mazarin qui cherchait à « efféminer » le frère cadet du jeune Louis XIV, Philippe futur duc d’Orléans. […]
Le digne ecclésiastique a connu une jeunesse raisonnablement brouillonne, mais sans trace d'extravagance vestimentaire
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Véritable moteur économique, la filière viticole représente 40 % du produit agricole de l’Alsace. 4 000 viticulteurs emploient 15 000 personnes et 20 000 saisonniers. Chaque année 140 millions de bouteilles sont commercialisées dont 74 % sont destinées au marché français. L’exportation est essentiellement européenne avec pour marchés principaux la Belgique, l’Allemagne et les Pays-Bas. Le grand export (Asie, États-Unis) représente 25 % des exportations.
Devant la Loire et la Bourgogne, l’Alsace est le plus gros producteur de vin blanc. Son vignoble s’étend de Strasbourg à Mulhouse sur une bande étroite de coteaux. Protégé par la montagne (le massif sous-vosgien), le vignoble alsacien bénéficie d’un microclimat favorable à l’ensoleillement. Cette maturité exceptionnelle des raisins blancs donne des vins généreux et fruités.
Région élitiste et prospère, l’Alsace est aussi pionnière dans la viticulture biologique et biodynamique. En 2021, le bio représente 20 % du vignoble alsacien. En développant la viticulture durable, l’Alsace épouse les tendances actuelles de consommation.
Devant la Loire et la Bourgogne, l’Alsace est le plus gros producteur de vin blanc
Dans les années 50, l’exploitation du pétrole transforme radicalement le mode de vie des Bédouins. Chercheurs de perles, pirates ou commerçants à chameau, les Bédouins des Émirats deviennent en quelques années, les villageois les plus riches du monde. À 5 000 km de là, les Alsaciens prennent conscience de la richesse de leur sol. Dès les années 60, l’ouverture des frontières au commerce offre des perspectives d’enrichissement. Les paysans alsaciens abandonnent la polyculture pour se consacrer exclusivement au vin. Alors, posons la question crûment : les vignerons alsaciens sont-ils les Bédouins des Vosges ? [...]
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Mon cher E., il faut décidément que je tienne à vous pour vous accompagner dans ce lieu de perdition !
– Ma chère Mathilde, vous savez à quel point j’en suis heureux. Ceci dit, qualifier les magasins Olaf surgelés de lieux de perdition me paraît un tantinet excessif, même si je reconnais que, là aussi, c’était mieux avant, lorsqu’on pouvait y trouver, à côté des steaks hachés à 5 % et des brocolis bio, des pigeons, du chevreuil et du sanglier, et que les vendeuses étaient réputées très à cheval sur la politesse… Elles se répandaient littéralement en « bonjour monsieur », « merci monsieur », « au revoir monsieur » et se mettaient en quatre pour les clients, au point que je me suis demandé parfois si le fait de connaître par cœur le manuel de savoir-vivre de la Baronne Staffe ne figurait pas parmi les conditions d’embauche.
Songeant à cette époque heureuse, E. posa distraitement son sac isotherme rempli à ras bord sur le présentoir, séparé de la caisse par une vitre de plexiglas qui montait jusqu’à deux mètres de hauteur – mais sans remarquer que du même coup, il s’approchait de quelques centimètres de trop de la cliente précédente, enfreignant par là-même les sages prescriptions de Salomon – le bras droit d’Olivier Véran, pas le fils du roi David. […]
Avant d’ouvrir la porte, il lui glissa en souriant qu’être malotru, c’est mal, mais que parfois, ça fait du bien
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