Suppôt supposé du virilisme, Jacques Audiard fait son aggiornamento féministe avec Les Olympiades d’après plusieurs nouvelles d’un auteur de bande dessinée, Adrian Tomine : plus de femmes co-scénaristes (Céline Sciamma, Léa Mysius) et plus d’actrices que d’acteurs, histoire de montrer sa bonne volonté. Un gars, trois filles : combien de possibilités ? Pas bézéf. Combien de minorités ? Beaucoup plus. Une fois relégués les petits hétéro-blancs, masse informe d’étudiants harceleurs, les héros et héroïnes affichent fièrement leurs multi-traumatismes raciaux, économiques et/ou sexuels. La palme à un second rôle d’ado standuppeuse bègue, noire et en surpoids (que ne fut-elle aussi unijambiste ?)
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Les tours trop phalliques du quartier néo-français laissent vite place à des étreintes horizontales sous female gaze et noir et blanc contrasté. Le choc des peaux et les mots doux. On en revient au « t’es opé ? » de De rouille et d’os. Mais incapable de ne pas positiver, la fiction rebrousse chemin vers le conte de fées avec baiser final entre princesses. Curieusement, Les Olympiades fait penser à une version con-con et « jeune adulte » du Cœurs d’Alain Resnais. Dans les deux, on confond une agent immobilier du XIIIe avec une actrice porno vue sur internet. On n’aura jamais vu chez Audiard une telle accumulation de clichés.
Les Olympiades (1h45) de Jacques Audiard, avec Lucie Zhang, Makita Samba, Noémie Merlant, en salle le 3 novembre





