19 avril 2019
L’incendie dramatique qui a en partie ravagé la Cathédrale Notre-Dame de Paris et dont on ignore encore les causes (accidentelles, liées à quelque négligence, criminelles ? bien malin ou manipulateur qui peut à ce jour prétendre avec certitude connaître la réponse ou en écarter certaines), a produit un effet de souffle peu commun dans notre histoire récente.
Certains, suffoqués, ont comparé ce qu’ils ont ressenti à la sidération devant l’attentat du World Trade Center. Quelles que soient les éventuelles différences de situation en l’espèce, ils n’ont pas tort : nous étions tous, à travers le monde entier, en état de stupéfaction face à une sorte d’impensé de la destruction des piliers de nos humanités, de nos rêves, de nos ambitions démesurées, de nos intemporalités, de nos prières, lancées vers le Ciel comme autant de grâces rendues, certes, mais aussi de défis nous permettant, en quelque sorte, de nous survivre à nous-mêmes à travers le temps, de nous construire nous-mêmes en tant qu’humanité, citius altius.