À voir ou à fuir, c’est la semaine cinéma de L’Incorrect

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Deux trentenaires qui rêvent d’ouvrir leur salon de coiffure ou Catherine Deneuve qui découvre son petit-fils radicalisé prêt à partir en Syrie …Que faut-il voir ou ne pas voir au cinéma cette semaine.

 

Victor et Célia

De Pierre Jolivet avec Alice Belaïdi, Arthur Dupont, Bruno Bénabar

Victor et Ben sont deux trentenaires qui rêvent d’ouvrir un salon de coiffure. Lorsque ce rêve tourne dramatiquement court, Victor convainc Célia, qu’il a connue lorsqu’ils étaient encore à l’école de coiffure, de le suivre dans l’aventure. Ensemble, ils vont se battre pour surmonter les obstacles…

 

 

Avec Victor et Célia, Pierre Jolivet poursuit sa filmographie empreinte de social et de légèreté mais avec la romance comme nouveauté. Laborieux dans la première demi-heure, le film souffre d’une écriture balourde emprisonnant ses personnages dans des postures et sa narration dans une logique d’efficacité. Mais alors qu’on n’attendait plus grand-chose, Victor et Célia trouve un second souffle, porté par une Alice Belaïdi solaire. La jeune actrice dynamise l’ensemble, embarque son partenaire Arthur Dupont dans son sillage, enjambe les clichés encore présents et offre à Jolivet de quoi illuminer son cadre jusqu’alors un peu terne.

Arthur de Watrigant

 

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L’Adieu à la nuit

D’André Téchiné avec Catherine Deneuve, Kacey Mottet Klein

Muriel est folle de joie d’accueillir Alex, son petit-fils, qui vient passer quelques jours chez elle avant de partir vivre au Canada. Intriguée par son comportement, elle découvre bientôt qu’il lui a menti. Alex se prépare à une autre vie que celle que Muriel imagine, laquelle, bouleversée, doit réagir très vite…

 

 

Avec L’Adieu à la nuit, André Téchiné s’attaque au sujet brûlant de la radicalisation islamiste. Si l’on perçoit un travail de fond sérieux, aiguillé par le journaliste David Thomson, qui montre à l’écran un grand souci du détail, le film n’apporte pourtant pas grand-chose. Rien de neuf sous le croissant, sinon une succession d’épisodes paresseux et sans vigueur cinématographique pour montrer la rupture de la jeune recrue avec ses origines. Pire encore, le réalisateur français patine sévèrement lorsqu’il s’aventure dans l’analyse gloubi-boulga du phénomène, en mêlant critique de la société de consommation, idéalisme romantique et montée du FN, tout en prenant soin d’affirmer grossièrement que l’islam est souillé par ces djihadistes en herbe. Naïf.

Arthur de Watrigant

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adewatrigant@lincorrect.org

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