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Décadence musicale : de l’importance de la bataille culturelle

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Publié le

17 juin 2021

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Dominée par Aya Nakamura et consorts, la scène musicale française incarne la grande déculturation qui frappe les sociétés occidentales. Une reprise en main est plus que nécessaire pour que notre identité soit préservée.
wejdene

Wejdene, Aya Nakamura, Yseult, Camélia Jordana. Tant de noms qui font malheureusement rêver la jeunesse de France. Tant de disques écoulés. Déméritent-elles ? Certainement pas ! Telle est la loi du marché : seul compte ce qui se vend.

Ces différentes chanteuses produisent des morceaux dans l’ère du temps, où le rythme est souvent plus entrainant que ne le sont les paroles elles-mêmes. Quand bien même la chanson française de Léo Ferré à Michel Sardou est mondialement reconnue pour sa poétique riche de sens et d’éloquence, la nouvelle génération, qui bien souvent méconnait ses illustres aînés, s’est détournée de la vraie beauté pour se concentrer sur les battements émis par ce qui a délaissé le nom même de musique pour s’appeler « son ».

Wejdene et Camélia Jordana dont nul n’ignore les origines maghrébines ont également oublié l’immense richesse artistique de leurs terres orientales, où la poésie servait jadis à la dévotion, en entonnant des paroles d’une banalité affligeante. Vocalement aussi, ces deux idoles sont aux antipodes d’une Oum Kalthoum dont la voix si éblouissante lui a valu le titre de « L’Astre d’Orient ».

La décadence n’épargne donc personne, à croire que franchir le sol de ce qu’il reste de la France, ce pays du tiers-monde en devenir, amène tout un chacun à renier son essence pour mieux se soumettre à la tendance dominante

Aya Nakamura et Yseult, si fières pourtant de représenter l’Afrique subsaharienne, ne rendent hommages ni aux griots, conteurs traditionnels qui véhiculent la mémoire de leurs ancêtres, souvent par le biais de chants aux tonalités mystiques, ni même à Fela Kuti, l’éminent inventeur de l’Afrobeat tant la rythmique des yorubas s’est éclipsée au profit de tonalités contemporaines médiocres.

La décadence n’épargne donc personne, à croire que franchir le sol de ce qu’il reste de la France, ce pays du tiers-monde en devenir, amène tout un chacun à renier son essence pour mieux se soumettre à la tendance dominante.

Est-elle inéluctable ? Indéniablement, nombreux sont les signes d’une véritable déchéance civilisationnelle, que ce soit par la compromission des élites ou par l’abandon de toute prétention spirituelle au profit du plus vil matérialisme. Que ces chanteuses aient tant de succès le démontre car ce n’est pas seulement une certaine frange immigrée de la jeunesse qui leur assure un tel rendement, mais bien la jeunesse de France dans son ensemble qui depuis les années 90 s’est noyée dans un rap dangereusement anti-français appelant ouvertement à « niquer l’État » (Sniper, La France), « enculer – en parlant de la France – sans huile » (Booba, Le bitume avec une plume) et bien entendu « pendre les Blancs » (Nick Conrad, Pendez les blancs).

Lire aussi : « Pendez les blancs » : laisser dire c’est laisser faire

Faut-il pour autant abandonner ? Non. Les Français doivent se ressaisir et reprendre à bras le corps leur héritage politique, moral et religieux comme devraient le faire également ces chanteuses qui portent en elles les germes d’un grand potentiel. Que l’environnement soit contre l’essence de la France n’est pas une excuse, bien au contraire, car c’est dans les pires moments que se révèlent les martyrs et les héros, mais aussi que… les masques tombent.

Qui de nos jours jouit encore de Rameau ? Qui connait, ne serait-ce que de nom, Couperin ? De moins en moins de monde et certainement pas les jeunes qui profiteront certainement de leur futur pass culturel pour se vautrer dans un cosmopolitisme nauséabond en achetant non pas des œuvres qui ont fait rayonner la France à travers le monde et à travers les âges, mais des « sons » de vendeurs de disques en tout genre qui ont délaissé toute prétention artistique pour s’accroupir joyeusement face à un consumérisme outrancier qui ruine un héritage millénaire.

Est-ce le ministère de la Culture qui changera la donne ? Certainement pas. Lointaine est l’époque d’André Malraux. Plutôt que de promouvoir l’excellence à la française, Roselyne Bachelot préfère se faire l’apôtre de la société du spectacle et du divertissement qu’elle a savamment su incarner chez Hanouna dans Touche pas à mon poste.

La bataille sera multipolaire, car ce n’est pas uniquement la France qui est menacée, mais bien l’identité de chacun des peuples ayant encore su conserver leurs racines et qui devront se battre pour transmettre leurs traditions

Mais que faut-il faire ? Rentrer en guerre, ici et ailleurs, contre cette décadence qui pervertit l’homme en faisant de lui un vulgaire homo œconomicus. La bataille sera multipolaire, car ce n’est pas uniquement la France qui est menacée, mais bien l’identité de chacun des peuples ayant encore su conserver leurs racines et qui devront se battre pour transmettre leurs traditions. Le réel clivage n’est plus le faussement subversif duel de la droite contre la gauche, mais bien l’opposition désormais actée des conservateurs aux progressistes de tout bord. La bataille sera dure tant l’époque semble se coaliser contre le beau, le juste, le vrai et le bien, mais « l’art sauvera le monde ».

Pour cela, encore faut-il lui en donner la possibilité. Encore faut-il apprendre à aimer les belles choses, à jouir des instants paisibles et des quelques moments de répit qu’offrent le progrès et la modernité dont la seule réussite aura été d’accroître la productivité des hommes pour en faire des machines transhumaines.

Enfin, agir en s’abstenant de relever la médiocrité, la lâcheté et la déconstruction ambiante pour se concentrer sur la seule excellence, en veillant chaque instant à rester fidèle à ses ancêtres pour que, comme Rodrigue, chacun puisse s’écrier fièrement : « Je rendrai mon sang pur comme je l’ai reçu ».

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