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Faut-il euthanasier le Rock’n’Roll ?
Né dans les années 50, le rock’n’roll a incarné la musique rebelle par excellence. Soixante-dix ans plus tard, le parfum de soufre s’est éventé et on se noie sous les redites. N’est-il pas temps de débrancher un genre musical à l’état de mort cérébrale ? Le rock’n’roll ! Ce souffle de liberté, cet élan sauvage qui nous évoque à la fois James Dean, le King Elvis Presley, et des excès et provocations en tout genre… Ce mouvement séduisait la jeunesse et il la séduisait d’autant plus qu’il effrayait les parents. Des années 1950 au milieu des années 1990, sa vague a tout emporté, marquant de façon définitive la culture populaire. Mais que reste-t-il d’un genre dont tous les meilleurs albums sont sortis il y a au bas mot vingt-cinq ans ? Que signifie encore l’expression « être rock’n’roll », alors que les groupes qui ont fait la gloire du genre sont soit morts, soit jouent mollement leurs vieilles rengaines devant un auditoire toujours plus avachi et consensuel ? Ce mouvement avait été une source d’innovation jusqu’au moins le milieu des années 1990, moment où il a été débordé à sa gauche par le hip-hop et à sa droite par les musiques électroniques, deux genres qui s’étaient déjà développés depuis longtemps mais qui ont profité, pour s’imposer, de l’essoufflement créatif du (…) A découvrir dans le dernier numéro de l'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Le nouveau Lars Von Trier : bien plus qu’un bras d’honneur
l y a deux types de personnes qui osent tout : les cons… et Lars von Trier. Banni pendant sept ans du Festival de Cannes après sa boutade « I am a nazi », le génie scandinave a recouvré le droit, au printemps dernier, de présenter son dernier film, The House that Jack built. Entré sous les ovations en guise d’absolution, Lars von Trier est ressorti cent cinquante-cinq minutes plus tard dans le demi-silence gêné de ceux qui étaient restés jusqu’au bout.
Y A-T-IL UN CONSERVATEUR AU GRAND PALAIS ?
Inquiétude pour le bassin de Raoul Larche : la Réunion des Musées nationaux menacerait ce joyau d’Art Nouveau. Ceux qui aiment l’art nouveau et néobaroque, autrement dit l’art qui a principalement fait la splendeur de la France à la fin du XIXe et au tout début du XXe , savent qu’il n’en reste pas grand-chose à Paris. Il y a eu les fontes de bronzes consenties par le régime de Vichy pour fournir du métal à l’occupant. Il y a eu, aussi et surtout, l’effet du long dénigrement induit par la modernité, avec son lot d’absence d’entretien, de ruines et de destructions pures et simples. Mais il reste, au milieu de Paris, un îlot préservé pour l’essentiel, une sorte de glorieuse butte-témoin d’un âge géologique révolu : l’ensemble constitué par le Grand Palais, le Petit Palais et le pont Alexandre-III. Peut-être pas dans le même état de conservation pour longtemps, justement… En effet, le 11 juin dernier, la Réunion des musées nationaux (RMNGP) présentait devant cent cinquante de ses cadres un projet de modernisation (...) A lire dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Entretien : Jean-Yves « black metal » Camus
Spécialiste des radicalités politiques européennes, Jean-Yves Camus est aussi un juif observant passionné par les courants musicaux contemporains les plus extrêmes. Entretien décalé. Jean-Yves Camus. Vous ne faites pas mystère de votre passion pour les expressions musicales les plus « extrêmes ». C’est du moins l’idée que se font une majorité de Français des divers courants du métal, ou du néo-folk, encore plus marginal. Comment en êtes-vous venu à apprécier ces styles ? Précisément parce que je m’intéresse aux cultures de marge, ce qui ne m’empêche pas d’écouter d’abord de la musique classique. J’ai un trait de caractère curieux : plus je vieillis, plus je vais vers ce qui ne correspond absolument pas à ce que j’étais vers 20 ans où, en famille, nous n’écoutions guère que du classique et de la variété. Travaillant sur les radicalités politiques, j’ai découvert le black metal ou le death metal à Stockholm, dans le petit bureau de mon ami Stieg Larsson (oui, l’auteur de Millenium), qui animait la revue « antifasciste » Expo et possédait des CDs des groupes orientés « identitaires », comme on dirait aujourd’hui, ainsi que des groupes de « black » impliqués dans les profanations d’églises et autres actions violentes qui avaient émaillé les débuts du genre en Norvège.
L’Europe cadette
L’Europe centrale a vécu séparée de l’Occident pendant un demi-siècle, derrière le Rideau de fer. Elle tire de cette histoire singulière de nombreux enseignements, estime Chantal Delsol. Vous connaissez bien les pays d’Europe centrale : comment êtes-vous venue à vous intéresser à cette région ? La révolte de Budapest en 56 a marqué ma famille. J’avais neuf ans. À partir de là, je n’ai jamais cessé de m’intéresser à ce qui se passait derrière ledit Rideau de fer. J’ai suivi les événements de Prague en 68 et ceux de Pologne plus tard. Je lisais absolument tous les livres des dissidents d’URSS et d’Europe centrale, dès qu’ils étaient disponibles en français. Mais je n’avais jamais pu me rendre dans ces pays, sauf un bref passage en Bulgarie en 1969. Ma situation familiale ne me permettait pas ce genre de voyage. La chute du Mur de Berlin en 89 a coïncidé avec le moment de ma vie où je commençais à pouvoir laisser les enfants, et avec le moment où je commençais à enseigner à l’université. À partir de 90, j’ai saisi toutes les occasions d’aller dans ces pays. La découverte était stupéfiante. C’était des pays [...] Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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De Roux, Vitry, Finkielkraut, Rey : la grande recension des essais de la rentrée
Retour à Dominique de Roux Dirigé par Olivier François, éditorialiste littéraire de la revue Éléments, ce livre réunit les interventions prononcées lors du colloque organisé en juin 2017 à l’occasion du quarantième anniversaire de la mort de Dominique de Roux. Ces textes signés Pierre-Guillaume de Roux, Gabriel Matzneff, François Bousquet, Philippe Barthe- let, Pascal Sigoda, Laurent Schang et Didier da Silva, accompagnés de la réédition de trois textes de Philippe Barthelet, permettent d’appréhender ses diverses facettes. Olivier François, directeur de ce collectif situe Dominique de Roux: il « n’est pas de ces écrivains que le temps a livrés aux ennemis du verbe: glosateurs, professeurs, adorateurs des cendres, orateurs de pompes funèbres, gourous de clans et de cliques ». Une manière [...] Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Pierre Manent (2/2) : retrouver la loi naturelle
Directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS), Pierre Manent est un spécialiste reconnu de philosophie politique. Son essai La loi naturelle et les droits de l’homme, publié en mars 2018, réhabilite magistralement la nécessité pour nos sociétés de s’enraciner dans une loi commune qui transcende les droits individuels. Partie 2/2. Le christianisme et les droits de l’homme Le christianisme ne comporte-t-il pas en son sein un principe de dissolution du fait social ? Le christianisme peut en effet apparaître comme un dissolvant, dans la mesure où il interdit toute sacralisation des associations humaines. Avant le christianisme, toutes les sociétés humaines étaient tenues par une religion commune ; la cité était inconcevable sans la religion de la cité, comme l’empire était inconcevable sans la divinisation de l’empereur. La religion était une partie de l’ordre politique. Dès lors, le christianisme, qui s’adresse à tous les hommes, peut être perçu comme l’ennemi de toutes les associations politiques, c’est le reproche qui court de Celse à Rousseau et au-delà. La désacralisation de la cité humaine procède de ce que le christianisme apporte une autre cité incomparablement plus «associante», vaste et profonde que toute cité humaine : l’Église ou la cité céleste. Le trait absolument original de cette nouvelle cité, c’est que ses membres, les citoyens de la cité de Dieu, sont recrutés un à un dans toutes les cités humaines: le chrétien est toujours un païen, ou un juif, converti. Le reproche des politiques, c’est que le christianisme divise le citoyen-chrétien entre [...] Suite dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Guillaume Senez : « Je cherche cette véracité que le cinéma à tendance à gommer ».
Après un premier film remarqué, Keeper, le réalisateur belge Guillaume Senez offre avec Nos Batailles, un film d’une grande délicatesse sur un sujet peu traité au cinéma et porté par un Romain Duris saisissant de vérité. À une époque où la partie masculine de l’humanité n’a pas la cote, votre film surprend en premier lieu par son sujet : un homme abandonné par sa femme avec ses enfants... En effet, très peu de films traitent du sujet d’une femme qui quitte le domicile conjugal, sauf quand elle est décédée ou en prison. J’avais envie de parler de cette liberté dont dispose aujourd’hui la femme d’abandonner le cocon familial. Lorsque nous avons commencé à écrire le scénario avec Raphaëlle Desplechin, on s’est pris des murs dans la gueule et on a découvert que le sujet était encore tabou. Tout l’objectif de ce film était de ne pas (.....) Lisez la suite de cet article dans le dernier numéro de L'incorrect, disponible en kiosques et par abonnement !
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