Skip to content
À VOIR OU À FUIR, C’EST LA SEMAINE CINÉMA DE L’INCORRECT

[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1545156798988{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]

Le retour du héros balzacien, vintage ou d’Oscar Wilde… Que faut-il voir ou fuir au cinéma cette semaine ?

 

L’EMPEREUR DE PARIS

de Jean-François Richet avec Vincent Cassel, Patrick Chesnais, August Diehl

Sous le règne de Napoléon, François Vidocq, le seul homme à s’être échappé des plus grands bagnes du pays, est une légende des bas-fonds parisiens. Laissé pour mort après sa dernière évasion spectaculaire, l’ex-bagnard essaye de se faire oublier sous les traits d’un simple commerçant. Son passé le rattrape pourtant, et, après avoir été accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis, il propose un marché au chef de la sûreté : rejoindre la police et combattre la pègre en échange de sa liberté.

 

 

Avec son gros budget, un personnage mythique et la reformation du duo qui avait fait le succès du diptyque sur Mesrine, cet Empereur de Paris augurait, sinon du grand art, du moins un divertissement haut de gamme.

LA SCIENCE-FICTION A-T-ELLE UN FUTUR ?
Quiconque est né au début des années 80, à une époque où le divertissement n’avait pas encore atteint son stade industriel, peut ressentir une impression étrange devant l’évolution de certaines contrecultures. Si la science-fiction imaginative et dissidente des années 70 était réservée à des adorateurs marginaux, les geeks, depuis, ont pris le pouvoir, et la voici aujourd’hui exploitée comme n’importe quelle culture de masse. Mais a-t-elle encore quelque chose à nous dire ? Retour sur l’histoire d’un des genres phares du XXe siècle, entre sciences dures, drogues, propagande et mysticisme. On pourrait se féliciter de cette victoire des sous-cultures : à force d’endurance et de « compositisme », elles ont su s’imposer et se départir des clichés qui les ridiculisaient aux yeux des élites culturelles. Pourtant, on a aussi le droit de ne pas se sentir totalement satisfait lorsqu’une culture dissidente se voit peu à peu réduite à une nouvelle norme. La science-fiction, à cet égard, connaît un sort singulier qu’il nous paraît pertinent d’interroger. De divertissement populaire au milieu des années 50, elle est vite devenue une institution, notamment aux États-Unis, où elle a fondé une partie de l’imaginaire collectif. Quand la réalité devient toujours plus altérée par une technologie invasive, la SF doit savoir se questionner sur son avenir en tant que genre littéraire, mais aussi en tant que prisme de lecture du monde. (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Slobodan Despot : « nous vivons en Europe de l’ouest dans une véritable réserve d’Indiens »
Pourquoi ce nom d’Antipresse et quel constat t’a poussé à sa création ? Je crois que l’appellation est assez explicite. Elle est apparue spontanément lors d’une conversation en 2015 avec mon compère et cofondateur Jean-François Fournier. Comme l’on déplorait le niveau culturel lamentable et le conformisme des médias de grand chemin, quelqu’un a dit: «nous devrions lancer une antipresse»… Et il n’y avait pas à chercher plus loin. Nous sommes depuis le départ une contreculture médiatique, c’est-à-dire une alternative articulée et non une opposition du tac au tac comme nombre de sites de «réinformation». En même temps, par cette contestation même, nous retournons à l’essence même de ce qu’est la presse: indépendance de jugement, impartialité, ouverture sur le monde. Comme l’a dit l’un de nos fidèles lecteurs: «En ces temps orwelliens, Antipresse, c’est LA presse.»
WALTER : « L’HUMOUR REPOSE SUR UNE TRANSGRESSION BÉNIGNE »
Si le Québec fournit la chanson française en voix hystériques, la Belgique semble s’être spécialisée dans l’exportation d’humoristes faussement cocasses et dopés à la moraline, Charline Vanoenacker en représentant le spécimen le plus célèbre et le plus lamentable. Pour se faire pardonner, elle nous a aussi offert Walter, classe et caustique, qui sévit encore ce mois-ci au Palais des glaces. Un stand-up subtil, virtuose et décomplexé – en un mot : formidable.
Castelnau, le grand oublié !
S’il y a bien quelqu’un qui aurait mérité le bâton de Maréchal à l’issue de la Grande guerre, c’est le général de Castelnau ! Quand s’ouvre le défilé de la victoire, le 14 juillet 1919, la foule se met à scander à son passage : « Maréchal, Maréchal ». Mais le gouvernement s’y refuse obstinément. A découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
Trois critiques du mois
Le titre (Pauvert l’irréductible) et le sous-titre (Une contre-histoire de l’édition) de cette histoire des éditions Pauvert ont un petit côté rodomont agaçant, tout comme le ton de redresseuse de tort souvent adopté par Chantal Aubry (tel écrivain est « honteusement oublié », tel historien empile les erreurs, etc. : à la lire, on a l’impression d’être sur le banc des accusés, en compagnie du monde entier). Cette réserve faite, il faut lire ce gros volume passionnant qui retrace moins la vie de Jean-Jacques Pauvert (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
La trahison itinérante
Politologue et professeur à l’université de Caen, Christophe Boutin revient sur la semaine mémorielle d’Emmanuel Macron qui a précédé les commémorations du 11-Novembre. Il y voit une manipulation de l’histoire qui vise à délégitimer les régimes du groupe de Visegrad qui ne partagent pas ses ambitions européistes. La semaine « d’itinérance mémorielle » d’Emmanuel Macron, qui le mena du 4 au 11 novembre de Strasbourg à Paris, en passant par 14 haltes symboliques, avait d’autres buts plus que mémoriels. Il fallait renouer les liens avec les Français alors que le Chef de l’État était au plus bas dans les sondages; et renouer encore le dialogue avec les collectivités locales, en affirmant une solidarité avec des régions économiquement sinistrées. Autant d’éléments qu’il faut ici écarter, mais qui ont parasité la séquence, avec notamment ces interpellations directes largement relayées et auxquelles, reconnaissons-le, le Président a su répondre sans jamais se départir de son flegme. Sur le seul plan mémoriel ensuite, le maître des horloges voulait faire de cette errance programmée un véritable cours à l’usage de la France et du monde - Joseph de Maistre avait relevé déjà ce caractère volontiers prosélyte des Français. L’idée était somme toute assez simple. Présenter tout au long de la semaine une approche exclusivement doloriste du conflit, avec ses cortèges de morts et de souffrances, ses soldats et civils remplissant les cimetières, ses villages disparus et ses villes meurtries, tous victimes de la barbarie nationaliste. À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Jacques Bainville, prophète de malheur
Historien spécialiste des relations internationales, Christophe Dickès a réédité les œuvres de Bainville dans la collection Bouquins. Il revient ici sur les leçons prémonitoires de son ouvrage Les Conséquences politiques de la paix, publié en 1919, dans lequel Bainville annonce, avec un rare prophétisme, le conflit qui surviendra vingt ans plus tard. À l’occasion de son discours du 11 novembre, le président Macron a souligné qu’en dépit des tentatives de paix de 1919, des premières coopérations internationales et du démantèlement des empires, « l’humiliation, l’esprit de revanche, la crise économique et morale ont nourri la montée des nationalismes et des totalitarismes ». Et il ajouta : « La guerre de nouveau, vingt ans plus tard, est venue ravager les chemins de la paix ». En séparant le règlement de la paix des événements de l’entre-deux guerres qui menèrent à un nouveau conflit, le Président Macron exonérait ceux-là mêmes qui avaient souhaité rendre le monde plus sûr grâce à la démocratie. Il séparait cependant les causes et les conséquences. À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest