Skip to content
L’hypersexualisation de la société
Personne n’a pu échapper à l’onde de choc mondiale que fut l’affaire Weinstein, et au phénomène social sans précédents de dénonciation du harcèlement sexuel sous le hashtag « metoo » devenu « balancetonporc » en France. Inutile de revenir trop largement sur ce tsunami médiatique, dont les conséquences semblent être tout à fait louables : une véritable prise de conscience de la difficile condition de la femme dans le monde d’aujourd’hui, du calvaire que celles-ci peuvent vivre au quotidien, et surtout une redistribution des cartes dans le jeu de l’égalité hommes-femmes. Mais ce que révèle par-dessus tout cette affaire, c’est l’hypersexualisation de la société, et au risque de paraître pour un conservateur rétrograde et intolérant, il faut dire que nous avons atteint sur ce point un niveau jamais atteint, dans le prolongement évident de la « libération » sexuelle des années 80, libération qui est finalement devenue une grande (...)
Illang et la brigade des loups : dystopie coréenne
Le cinéma sud-coréen produit des chefs d’œuvre en série depuis plus d’une vingtaine d’années, dans des genres très divers. Songeons au film de vengeance Old Boy de Park Chan-Wook, au drame romantique d’une poésie bouleversante qu’est Locataires de Kim Ki-duk, à la fresque historique Ivres de femmes et de peinture de Im Kwon-taek, ou bien encore à Mother et Memories of Murder de Bong Joon-ho, deux thrillers de haut vol. La production cinématographique du pays du matin calme n’est pas surestimée, mais bien estimée à sa juste valeur. Moins époustouflant que les films cités ci-avant, la dystopie Illang et les brigades des loups de Kim Jee-won vaut néanmoins le coup d’œil. Adapté de l’anime japonais Jin-Roh, la brigade des loups de Hiroyuki Okiura, et non d’un manwa, Illang est un film de science-fiction esthétiquement jouissif. Connu pour sa virtuosité caméra en main depuis Le Bon, la Brute et le Cinglé, Kim Jee-won fait de nouveau parler sa maestria dans les scènes d’action comme dans ses plans sur une Séoul post-apocalyptique, ou les fugaces passages animés (voir par exemple l’adaptation réussie du Petit Chaperon Rouge au goût extrême-oriental). Les couleurs sont somptueuses, de même que les décors.
Olivier BUIRETTE : « Ils font plus que jamais parti de notre civilisation européenne »
Historien, chercheur à l'Université Sorbonne-Nouvelle (Paris III), Olivier BUIRETTE est le commissaire scientifique de l'exposition sur l'Armée d'Orient qui se déroule du 25 octobre au 17 novembre à la Mairie du 5e arrondissement de Paris (place du Panthéon).  1/ A la demande de Florence Berthout, maire du 5e arrondissement de Paris, vous organisez une grande exposition sur l'Armée d'Orient. Comment expliquez-vous le relatif oubli dont elle à jusqu'ici fait l'objet ? Aux origines de l’Armée d’Orient il y a d’abord l’échec de l’opération des Dardanelles lancée en 1915 à l’initiative du Premier Lord de l’Amirauté Britannique de l’époque, un certain Winston Churchill, cette opération destinée à frapper en premier lieu l’Empire Ottoman fut une défaite et la reconstitution d’une véritable armée à la frontière entre la Grèce et la Macédoine eu pour noyau en effet ce corps militaire interallié vaincu en 1915. Progressivement sous le commandement de généraux comme Sarrail, comme Guillaumat et enfin Franchet d’Espèrey une véritable force de frappe devait se trouver aux portes orientales des Empire centraux. Cela sera la percée victorieuse de septembre 1918 menée par Franchet d’Espèrey et qui provoquera tout de même pas moins de 3 armistices : Empire Ottoman, Bulgarie et enfin Autriche Hongrie. L’offensive menée alors sur le front occidental par Foch permis d’en finir avec l’Allemagne et ce fut le 11 novembre 1918. Donc en effet nous devrions nous souvenir avec fierté de l’Armée d’Orient mais tout simplement l’historiographie actuelle est centrée sur le front occidental, sur les grandes batailles de la Somme, de la Marne ou encore de Verdun. Enfin les programmes du secondaire n’ont hélas plus le temps d’entrer dans les détails du conflit. Pour tout cela nous avons donc voulu essayer avec les quelques traces historiques que nous avons pu rassembler dans cette exposition, de faire revivre cette grande armée d’orient, une armée interalliée qui comporta au moment de la percée des 14 et 15 septembre 1918 que l’histoire a retenu sous le nom de bataille de Dobro Polje jusqu’à presque 100 000 hommes.
Événement : Les Prix littéraires de L’Incorrect
Sous l’égide du magazine L’Incorrect, et en partenariat avec le champagne Vincent Léglantier, trois nouveaux prix littéraires seront décernés mercredi 14 novembre 2018.Remis après tous les grands prix d’automne, ils ont pour ambition d’apporter un peu de légèreté et d’humour tout en étant fanatiquement littéraires.
Un jambon et du beurre
Avec l’œuf mayonnaise, le jambon-beurre est l’autre grand prodige de la gastronomie française. Trois ingrédients seulement: baguette, beurre, jambon ; et beaucoup de plaisir. Il est à la gastronomie ce que le minitel fut à l’informatique : une invention majeure qui aurait pu conquérir le monde, mais qui est restée cantonnée à l’Hexagone. Trop souvent le jambon-beurre est détrôné par le hamburger et le sushi, alors qu’il est aussi pratique à manger que ces deux-là, qu’il tient au corps, et qu’il a l’avantage de pouvoir être préparé à l’avance. Il [...] Suite à lire dans le numéro 12 de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Make France rock again !
Si certains, dans ces pages-mêmes, prétendent que le rock est mort, d’autres semblent démontrer l’inverse. Depuis sa naissance en 2007, le label parisien Born Bad Records y parvient même avec un certain panache. En pariant sur des styles qui n’avaient plus droit de cité comme le rock garage ou le post-punk, son fondateur a réalisé un rêve de gosse. Si vous pensez que Taxi Girl ou Noir Désir constituent l’horizon indépassable du rock français, vous feriez mieux de vous plonger dans le catalogue de cet incroyable dénicheur de talents qu’est Jean-Baptiste Guillot (ou JB Wizz pour les intimes), 44 ans. Tête pensante du label, ce petit gars de Romainville s’est jeté à corps perdu dans l’aventure il y a onze ans, pour prouver à la face du monde que la France était capable de produire autre chose que de la soupe pour bobos en mal de sensations fortes. Pour en parler, il m’a reçu dans l’entrepôt de son label à Montreuil. Volubile, doté d’une culture musicale à faire pâlir le chroniqueur le plus chevronné, il se définit lui-même comme un « activiste de l’underground ». Passionné de vieilles voitures américaines et de rock’n’roll, il a grandi dans la banlieue parisienne où [...] Suite à lire dans L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Une bibliothèque idéale pour les enfants et les adolescents ?
Il est toujours difficile d’offrir un livre pour un enfant ou un adolescent, qu’on soit un simple relatif, une connaissance, ou l’un des parents. Si on lit soi-même beaucoup, et qu’on n’a pas totalement perdu son âme d’enfant, l’exercice paraîtra à peine plus simple. Pourquoi donc ne pas se faire accompagner ? Anne-Laure Blanc, Valérie d’Aubigny et Hélène Fruchard ont rédigé en ce sens Une Bibliothèque Idéale – (Que lire de 0 à 16 ans ?), guide publié par les éditions Critérion avec le concours de La Fondation pour l’école.

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest