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Roberto Calasso le très nommable
Parce qu’il y a une autre Europe que celle des technocrates, Samuel Brussell nous présente chaque mois l’un des écrivains qui en perpétuent le génie.
Entretien avec Simone Salvatori leader du groupe Spiritual Front : tranchant et direct
Simone Salvatori est le leader de Spiritual Front, groupe issu de la scène néo-folk post-industrielle. Avec son nouvel album, Amour braque, il n’hésite pas à explorer les recoins sombres de l’âme aux prises avec des passions destructrices. Profondément italien et libre-penseur, Salvatori est aussi tranchant et direct en entretien que dans ses disques ! À l’époque de « #metoo », vous qui évoquez « l’amour vache », n’avez-vous pas peur d’être accusés de sexisme ? Nous n’avons jamais défendu les abus d’aucune sorte, et nous ne les cautionnons que quand ils relèvent d’un jeu sexuel entre adultes consentants. Je porte mon attention sur les humains et sur leur dignité, quels que soient leur sexe, leur nationalité ou leur religion. Mais il est vrai que l’amour a toujours partie liée avec la douleur car l’amour est un don, donc un acte de mutilation qui offre néanmoins du plaisir. Tu dois être prêt à donner quelque chose dans le but de rendre l’autre heureux. C’est un processus qui mérite que l’on souffre. À quel point, le film de Zulawski, L’Amour braque, a-t-il influencé votre dernier album ? J’aime son film, mais je dois admettre que je préfère le concept du titre. Le terme « braque » signifie bien davantage qu’« immonde », « vicieux » ou « tordu », et en italien, c’est lourd de sens. On vous a présenté comme un groupe de « suicide pop ». Mais vous n’auriez pas l’air malin si l’un de vos fans se suicidait réellement ! J’espère que ça n’arrivera jamais ! Cela dit, le suicide, si l’on met de côté ses conséquences tragiques, est paradoxalement (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Artistes et robots: l’art d’être un robot
Au Grand Palais s’expose un mystère des temps modernes, le robot, présenté au meilleur de son drame : quand cette créature fait face à la création. Du gadget au vertige.   Ryoji Ikeda représente depuis vingt ans les flux numériques qui nous entourent. Données qui s’échangent, caméras automatiques qui enregistrent, mémoires qui se chargent, se dupliquent, se vident, coordonnées sans cesse mises à jour, dématérialisation constante des échanges, il manifeste cette numérisation du monde par des installations monumentales où le spectateur est plongé dans la contemplation de ce qui ne peut être que les vertigineuses ruminations d’un cerveau mécanique, enregistrant le monde, établissant des liens, reconnaissant des formes, imaginant un ordre, appréhendant la réalité selon une logique qui lui est propre. Data. tron [WUXGA version], conçu en 2011, se regarde comme on lit des descriptions fabuleuses de William Gibson décrivant, en transe, les pensées des ordinateurs.   Les faux cerveaux robotiques de Ryoji Ikeda (car ses œuvres ne sont que de gigantesques collages d’images et de séquences vidéo, des bouts de code, une projection sur écran de calculs aléatoires soigneusement rythmés par l’auteur) sont très convaincants. On sent à quel point ces technologies nous (…)   A lire dans le dernier numéro de L’INCORRECT et en ligne pour les abonnés
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Maurice G. Dantec : un monstre à Boboland
On aurait pu craindre que la première biographie consacrée à Dantec relève de l’hagiographie, elle montre surtout les limites de son auteur, dépassé par un sujet dont il ne comprend pas le mouvement intellectuel, et qui n’a pas voulu débattre avec nous en raison de sa conception stalinienne de la tolérance.   L’exercice biographique est un exercice périlleux en soi, d’abord parce qu’il nécessite une distance avec son objet, et ensuite parce qu’il sera livré en premier lieu à un public qui en fera rarement preuve ; a fortiori lorsqu’il s’agit d’un écrivain comme Maurice G. Dantec, phénomène littéraire inédit dans le panorama culturel français, qui aura suscité autant d’adhésion que de rejet, et dont la perception n’est pas forcément claire, à plus de dix ans de sa gloire et à deux ans de sa mort. Monstre littéraire, élaborant des romans gargantuesques à partir d’une fragilité psychologique grâce à laquelle il percevait, par l’entremise de la science-fiction ou du polar, quelque chose de la catastrophe de notre monde. S’il bascula dans la Réaction puis dans un oubli relatif duquel il ressortira très certainement posthume, Dantec s’exila également d’un hexagone dont il ne supportait plus l’étroitesse pour une Amérique fantasmée dès son plus jeune âge. De la même façon, il échappait aux diverses chapelles politiques qui finalement ne parvinrent jamais à se l’approprier autrement que sur des malentendus: viscéralement antifasciste, il pourfendait les islamo-gauchistes qu’il dénonçait comme les héritiers des totalitarismes du XXe siècle dans des écrits polémiques ressemblant en tout point à des carnets de guerre. (…)   A lire dans le dernier numéro de L’INCORRECT et en ligne pour les abonnés
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Premier jour au Hellfest !
Le Hellfest... fête de l'enfer, ou enfer de la fête ? Sis à Clisson depuis maintenant treize ans, le plus gros festival metal d'Europe, et presque du monde ne désemplit pas. 
Au bon beurre
C’est le titre du célèbre roman de Jean Dutourd, sous-titré Scènes de la vie quotidienne sous l’Occupation. C’est aussi l’illustration des évolutions techniques et gustatives de l’alimentation au cours du dernier siècle. Si le beurre est aujourd’hui un produit de consommation courante, il n’en a pas toujours été ainsi. Au sortir de la guerre, en 1953, un ouvrier doit travailler 92 minutes afin de gagner assez pour s’acheter une plaquette de beurre de 250 grammes. Sous l’effet de l’amélioration des races laitières et de la production, qui s’industrialise, le prix du beurre ne cesse de baisser. Dix ans plus tard, en 1963, il faut désormais 52 minutes à notre ouvrier pour s’acheter le même produit. En 1973, on passe à 26 minutes, quinze minutes en 1983 et six minutes en 2016. Un produit autrefois rare et cher est devenu (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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De quoi Médine est-il le nom ?
De quoi Médine est-il le nom ? Du djihadisme ? Non, ce rappeur n’est pas plus un terroriste qu’un sympathisant du terrorisme. En revanche, il est un pur produit de l’infra-culture des « quartiers », largement influencée par le retour du refoulé religieux islamique chez les enfants d’immigrés venus du Maghreb ou d’Afrique de l’Ouest, mais aussi, c’est encore plus terrible, chez certains descendants de harkis.

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