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« 13 reasons why » : le lycée comme expérience carcérale 
Sortie l’an passé à la même période, l’adaptation du roman pour adolescents 13 reasons why sous forme de série télévisée avait été couronnée d’un grand succès, entrainant de nombreux débats de société. Qu’en est-il de la tant attendue saison 2 ?
Kassovitz, l’adulescent
Mathieu Kassovitz est un homme enfant, un adulescent. S’est-il jamais vraiment remis de la période 85-95 où, jeune francilien, il se rêvait compagnon de route du rap naissant ?
Stabat Mater et cabécou
Dans ces régions méridionales du Quercy et du Rouergue, la pauvreté de la terre n’a jamais permis une grande culture. Dans ces massifs de causses, les roches sédimentaires sont parcourues de rivières souterraines qui font aujourd’hui le bonheur des spéléologues. Mais en surface, l’herbe est rare. C’est le domaine de la chèvre, non de la vache.  
Trump : make pop great again ou la démocratie d’irréalité
Série documentaire en quatre parties, Donald Trump, un rêve américain est une production de la chaîne britannique Channel 4, diffusée en France sur Netflix. Ce véritable film de quatre heures réalisé par Barnaby Peel lève le voile sur l’un des hommes les plus puissants du monde contemporain, convoquant de nombreux témoins : amis, ennemis, journalistes ou cadres des diverses sociétés de Donald Trump. Un témoignage édifiant, servie par de nombreuses images d’archives et une excellente réalisation, retraçant quarante ans de vie publique d’un homme finalement plus mystérieux qu’il n’y paraît. Donald Trump est un sujet d’étude proprement fascinant pour l’observateur avisé. Il est bien plus qu’un phénomène strictement politique, étant à lui seul le corps d’emprunt et le véhicule fantasmagorique de quarante ans de pop culture. Sa vie toute entière se confond avec l’émergence des nouveaux médias et les époques qu’il a traversées, figure tutélaire de l’avènement du bling-bling, de la toute puissance de la télévision, authentiquement inauthentique quand d’autres se contentent le plus souvent de n’être qu’inauthentiquement authentiques. La réalité de Donald Trump apparaît comme irréelle. L’actuel Président des Etats-Unis, du reste, a tout d’un personnage de comic book. Sa tenue et sa carrure sont semblables à l’allure générale du Caïd, Némésis de Daredevil et adversaire récurrent de l’homme araignée : grand, fort, toujours vêtu d’un costume sombre deux pièces siglé de ses propres initiales – qu’il vente ou qu’il neige -, quelques bijoux en or relativement discrets. Une caricature d’homme d’affaires new-yorkais. Mieux, une synthèse. Quoi de mieux pour comprendre Donald Trump que de se plonger dans le documentaire en quatre parties que lui consacre Netflix ? A découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
David & Raphaël Vital-Durand : HALLUCINATIONS FRANÇAISES
Les frères Vital-Durand, Raphaël et David, viennent de réaliser un premier film séduisant et virtuose : Et mon cœur transparent qui sort Mercredi. Et s’il y avait, en France, une voie hors du réalisme et de la comédie sociale ? Rencontre.   Comment avez-vous eu l’idée d’adapter le roman de Véronique Ovaldé ? C’était une rencontre particulière avec ce roman, ou avant tout la volonté d’adapter une œuvre contemporaine ? Raphaël Vital-Durand:  Les deux. Pour un premier film, on avait envie de s’appuyer sur un texte et des personnages existants, et que ce soit contemporain, que ça touche le monde d’aujourd’hui et que ça le touche d’une manière brute. Le fait que l’univers de Véronique Ovaldé soit un peu surréaliste est aussi quelque chose qui nous a beaucoup plu. C’est la même histoire que le livre, mais traitée un peu différemment, les durées, les univers mentaux n’étant pas les mêmes en littérature et en cinéma. David Vital-Durand : Le roman se passait sous la neige et nous l’avons transposé au soleil.   Votre carrière de réalisateurs de publicité a-t-elle influencé votre cinéma et contribué à le rendre particulièrement dynamique et esthétisant, ou s’agit-il de deux démarches très différentes ? R.V-D.: On a démarré avec des petits court-métrages qui nous ont permis de faire une soixantaine de clips et puis de la publicité. Pour nous, il s’agissait d’un laboratoire : raconter une histoire en trente secondes, ou en quelques minutes, ça permet de condenser les choses et d’essayer de nombreuses techniques. Parallèlement, on a aussi réalisé des documentaires et des courts-métrages. Mais nous avions aussi ce rêve de cinéma, un métier très difficile. Pour mettre en scène ce roman, il nous fallait une forme d’esthétisme, parce que dans la tête de cet homme, Lancelot, qui s’éveille à la vie, les choses oscillent toujours entre fantasme et réalité. On voulait quelque chose d’assez onirique qui, tout doucement, nous ramène à la réalité, jusqu’au dernier plan, quand il s’engage. Nous aimons la poésie, même dans le suspense.   La musique est très présente, elle contribue à un effet de décalage contemplatif, alors même qu’on déroule la trame d’un polar justement: c’est un contraste étonnant… D.V-D: Oui, c’est un film d’ambiance aussi bien visuellement que musicalement, mais même en ce qui concerne les sons, on a tout poussé un petit peu en vue de créer cette dimension onirique. R.V-D.: Dès que Julien Boisselier a accepté le rôle, la première phrase qu’on lui a dite par rapport à ce film pour lui expliquer l’ambiance dans laquelle il devait jouer, c’était (….) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
De la Marseillaise à Madame Monsieur : grandeur et misère de la chanson engagée

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La chanson engagée est une véritable tradition française. De droite ou de gauche, pour la patrie ou pour l’anarchie, pour le meilleur et pour le pire…

 

Les Français appartiennent à un peuple qui s’engage, et qui s’engage dans tout. Dans l’Hexagone, le cinéma est « engagé », la littérature est « engagée », et bien entendu, la musique aussi. Sans aller jusqu’à évoquer les 5 000 mazarinades, le genre est finalement assez ancien, et au fond, l’une des chansons françaises engagées les plus célèbres est peut-être tout simplement La Marseillaise… Car qu’est-ce que notre hymne national, qui appelle à se soulever contre les puissances étrangères venues « égorger nos fils et nos campagnes », sinon une chanson engagée ? Certes, l’expression fait aujourd’hui plutôt penser à Zebda ou à Bérurier Noir, mais il fut un temps pas si lointain où la musique française appelait à s’engager surtout pour la France et non contre les patries.

Gabriel Robin répond à l’Action française : « Mai 68 n’est pas un évènement isolé »

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L’Action française tiendra un colloque au Forum de Grenelle samedi 12 mai de 14h à 18h, intitulé Mai 68  et le Bien commun : utopies, échecs et perspectives. Deux membres de la rédaction de l’Incorrect sont invités pour l’occasion ; Jacques de Guillebon et Gabriel Robin, qui répond aux questions posées par l’Action française (https://www.actionfrancaise.net/2018/05/08/mai-68-nest-pas-un-evenement-isole/). Mai 68 est un mouvement paradoxal, peut-être mythifié, dont l’influence reste palpable sur la société française. Tentative de réponse sur le mystère 68 avec Gabriel qui se prête avec joie à l’exercice, lui qui est plutôt habitué à poser les questions !

 

Clouscard dira de Mai 68 qu’il fut une révolte bourgeoise, libérale-libertaire, revigorant le capitalisme. Qu’en pensez-vous ?

 

Votre question est très vaste, mais aussi très complexe, et il me sera difficile d’y rendre pleinement justice. Je crois qu’il convient préliminairement de préciser que Mai 68 n’est pas un événement isolé, sorti de nulle part.

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