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Nous ne méritons pas mieux que Banksy

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« Si on prend une grosse lettre, qu’on la met sur un tee shirt et qu’on écrit Banksy, c’est réglé… On peut le vendre. Sans vouloir manquer de respect à Rob » ; avait dit le roi de la jungle britannique Goldie, dont le surnom évoque sa mâchoire en or massif façon Requin dans James Bond, au détour d’un entretien sur le podcast Distraction Pieces, relançant les spéculations autour de la véritable identité de Banksy.

 

À l’image des Daft Punk, Banksy est un célèbre inconnu, apparaissant masqué lors de ses très rares interventions médiatiques, caché par une œuvre qui « pèse » désormais un gros paquet d’espèces sonnantes et trébuchantes, car c’est bien ainsi qu’on évalue l’art de nos jours ; par son coût, comme l’avait décrit, non sans humour, Michel Houellebecq à travers le personnage de Jed Martin, et de ses toiles fictives, notamment celle présentant « Damien Hirst et Jeff Koons se partageant le marché de l’art ».…

Un catho-tra au Hellfest
Notre responsable musique, Alain Blanville , a kidnappé notre stagiaire catholique traditionaliste pour le lâcher en plein Hellfest. Louis Lecomte en est revenu vivant. Voilà ce qu’il a vu. Pour certains, un rassemblement sataniste, pour d’autres, un festival réputé pour sa remarquable organisation et le plus convivial d’Europe, le Hellfest clive depuis sa première édition. C’était en juin 2006, sur les ruines du défunt Furyfest, et à l’époque, le festival avait choqué pour avoir programmé des groupes comme Anal Cunt ou Satanic Warmaster, dont les textes, à l’occasion, promouvaient le nazisme. Le festival s’est depuis assagi, bien que [...] A lire dans le nouveau numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Pierre Adrian & Philibert Humm : L’AVENTURE EST DÉJÀ LÀ
Pierre Adrian et Philibert Humm se sont inspirés du Tour de la France par deux enfants, ce manuel scolaire mythique de la IIIe République, pour entreprendre un périple à deux copains dans leur pays natal sur les traces de Julien et André Volden. Sur un ton vif, allègre, espiègle, alternant la rédaction des chapitres, ils nous entraînent avec bonheur dans cette étonnante aventure mêlant Kerouac à Blondin. À l’heure où n’importe quelle bande d’étudiants diffuse des selfies bourrés depuis les monuments des grandes capitales, ces deux-là filent à l’anglaise du côté de la France obscure pour y rechercher leur enfance, et, à rebours de l’exotisme en toc, c’est en nous repaysant qu’ils nous enchantent.
Ovalie : Le Retour de l’Armée blanche
Qui sont ces mystérieux Blondinians, qui ont pris d’assaut l’Élysée le 2 juin 2018 ? La rencontre a lieu sur le pré un samedi matin. Si le soleil de juin resplendit en ce coin de forêt d’Île de-France, les mines sont graves. Une bataille se prépare. Un chant retentit soudainement : des hommes en tenue blanche, un peu dépenaillés, se tiennent par les épaules, en cercle sous les poteaux. De l’autre côté, des hommes en tenue bleue bien nette attendent leurs adversaires. Ils portent les couleurs de l’Élysée et se demandent encore qui sont ces Blancs, les « Blondinians ». Pourtant parmi la garde macronienne se trouvent des membres de la DGSI. Les plus renseignés d’entre eux pourraient reconnaître un air peu républicain derrière des paroles détournées: « Honneur à toi Monsieur Jadis / Honneur à toi Blondin / C’est en ton nom que nous allons / Briller sur le terrain ! » Le chef du chœur blanc n’est pas un inconnu : il a été élu Roi de Montmartre et Prince des poètes, c’est un écrivain célèbre pour ses impayables romans anarchistes et anti-modernes. L’un d’eux se passe à l’Élysée d’ailleurs, Petit monarque et catacombes. Mais aujourd’hui, l’ambiance est plutôt à La Fête est finie. « Un verre de blanc / Et en avant les Blancs / Allez les Blancs, les Bleus on les aura ! ». Le capitaine, qui écrit dans un magazine réputé de droite, s’avance pour offrir un exemplaire d’Un singe en hiver à son homologue. Ce dernier se demande où il a mis les pieds. Antoine Blondin, lit-il sur la couverture, et puis les « Blondinians », des « Barbarians », une équipe de mercenaires ? L’assaut est donné, une vague blanche soudain prend forme et déferle sur les Bleus, on dirait des Chouans, des Vendéens qui prennent à la gorge l’armée de Westermann. Ils ont des sabots, des fourches, ce sont des paysans, des aristocrates, des enfants, et en guise de Sacré-Cœur, ils portent sur leur maillot l’insigne de (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Tremper n’est pas jouer

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Les trempeurs n’ont plus la cote, les gens à la page les prennent pour des barbares qui ignorent les bons usages, ou pire encore, pour des archaïques qui refusent le progrès des mœurs, de la propreté et de l’hygiène

 

« Dites-moi, mon cher E., vous que l’on prétend très ferré dans les choses de la politesse et du savoir-vivre… » Lorsque Chantal de S. débutait sur ce ton une péroraison quelconque, nul ne pouvait savoir quel genre de cataclysme se préparait, surtout quand elle assaisonnait son propos d’un demi-sourire faussement bon-homme.

– Pourriez-vous nous dire, à Lucien et à moi-même… (et E. vit, au bout de la table du petit-déjeuner, le malheureux Lucien de S. se recroqueviller sur son assiette) nous dire s’il est bien conforme à la bien-séance la plus élémentaire de tremper ses tartines dans son thé, son café, son chocolat ou que sais-je encore ?…

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