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Les sorties ciné de la semaine

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Un chef d’oeuvre, un raté, une pépite, un nanard et une saloperie… Tour d’horizon des sorties ciné de la semaine.

 

 

IN THE FADE

De Fatih Akin

Avec Diane Kruger, Katja Sekerci

La vie de Katja s’effondre après que son mari et son fils ont été tués dans un attentat à la bombe. Après le deuil, viendra le temps de la vengeance… Fatih Akin s’est donné une mission : dénoncer la montée du néo-nazisme en Allemagne. « Personnellement je n’en peux plus. Parce que les nazis en Allemagne, c’est aujourd’hui qu’on les trouve  », explique-t-il. Après tout, pourquoi pas ? On peut reconnaître une certaine audace au réalisateur allemand de traiter, à l’heure du terrorisme islamique, des attentats néo-nazis en Allemagne. Encore faudrait-il traiter correctement ce sujet insolite. Chez Fatih Akin, on ose tout, même l’abject, comme cette longue description du légiste sur les conditions de la mort de l’enfant (et non de l’adulte). Chez Fatih Akin, les avocats de la défense ont des trognes d’agents de la Gestapo et le mal triomphe toujours de la justice. Chez Fatih Akin, il pleut tellement pendant que vous essayez de faire votre deuil, qu’en plus de devenir dépressif, vous attrapez la grippe. Enfin, chez Fatih Akin, la seule porte de sortie est la loi du talion sous un ciel azur. À chier…

 

LAST FLAG FLYING

De Richard Linklater

Avec Steve Carrel, Bryan Cranston et Laurence Fishburne

Larry, un ancien médecin de la Navy, retrouve Sal Nealon, un gérant de bar, et le révérend Richard Mueller, deux anciens du Vietnam qu’il n’avait plus revus depuis trente ans, pour leur demander de l’accompagner aux funérailles de son fils mort en Irak. Avec Last Flag Flying, Richard Linklater (Before SunsetBoyhood) offre un petit road movie comme le cinéma indépendant américain sait si bien faire. Porté par un trio d’acteurs magique (Steve Carrel éblouissant dans un surprenant contre-emploi), le film oscille parfaitement entre comédie et tragédie. La caméra de Linklater, toute en justesse, ne nous laisse pas en simple spectateur, au contraire, mais nous convie à faire un bout de chemin avec ces trois blessés de la vie. Si le film pèche par quelques longueurs, il n’en reste pas moins délicat, émouvant, et d’une délicieuse insolence.

 

3 BILLBOARDS, LES PANNEAUX DE LA VENGEANCE

De Martin McDonagh

Avec Frances McDormand, Woody Harrelson, Sam Rockwell 

Après des mois sans que l’enquête sur la mort de sa fille, violée et laissée à l’agonie, ait avancé, Mildred Hayes prend les choses en main, affichant un message controversé visant le très respecté chef de la police sur trois grands panneaux à l’entrée de leur ville. On le sait depuis Bons baisers de Bruges, Martin McDonagh aime traiter de sujets bizarres. Il oscille entre comédie et tragédie, teinte son cinéma d’ambiances baroques et maîtrise aussi bien l’humour british que l’esthétique crépusculaire de Peckinpah. Avec 3 Billboards, le réalisateur britannique monte encore d’une marche parce qu’il parvient à mettre son savoir-faire au service d’un vrai sujet : la nature humaine. Toujours sur une ligne de crête, le film, comme les personnages qu’il présente, est une poudrière de rage et d’émotion parvenant à faire alterner avec maestria comédie noire et drame, sentiment de l’absurde, rire et violence. Ses ruptures de ton, jamais gratuites, nuancent son propos, pour mieux ébranler nos certitudes, jouant avec l’illusion de l’image, pour pousser le spectateur à aller au-delà des apparences. Brillant.

 

LE RIRE DE MA MERE

De Colombe Savignac, Pascal Ralite

Avec Suzanne Clément, Pascal Demolon, Sabrina Seyvecou

Adrien, timide, n’a pas la vie facile. Bousculé depuis que ses parents sont séparés, il partage son temps entre son père et sa mère. Un jour, il prend conscience d’une douloureuse vérité qui va tout changer, non seulement pour lui, mais également pour toute sa famille. Colombe Savignac et Pascal Ralite s’attaquent à un sujet périlleux, celui d’une famille confrontée à la maladie. Si le film transpire le vécu, il souffre de vouloir tout dire. A vouloir tout aborder, les deux réalisateurs déséquilibrent la narration et passent à côté de l’émotion de leurs personnages. On pense parfois à Cassavetes mais le cadrage serré ne laisse finalement pas passer grand-chose. Reste Pascal Demolon, immense.

 

24H LIMIT

De Brian Smrz

Avec Ethan Hawke, Paul Anderson, Rutger Hauer 

Travis Conrad, tueur d’élite d’une organisation paramilitaire, est tué en mission en Afrique du Sud. Mais une procédure médicale expérimentale mise en place par ses employeurs le ramène temporairement à la vie, lui offrant 24 heures supplémentaires. Dans cette course contre la mort, comment Travis va-t-il pouvoir sortir de ce piège ? 24H LIMIT est l’archétype du film prétentieux. Non parce qu’il ambitionne de révolutionner un genre, ici la série B, mais parce qu’il refuse de s’en contenter. Honnête faiseur d’image, comme il existe des centaines à Hollywood, Brian Smrz cherche à tout prix à donner chair et âme à son héros badass, multipliant les flash-backs pompeux et sulfatant son film de pathos. A éviter, même au lendemain d’une soirée difficile.

 

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