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Secteur Ä : secteur anti-france
Secteur Ä se recompose pour un grand concert fin mai à l’AccorHotels Arena. L’occasion de se souvenir qu’en 1994, déjà, une jeunesse des banlieues radicalisée et shootée à la haine de la France aiguisait ses rimes en plein déni bobo. Flashback. Ministère A.M.E.R., c’était l’époque où Geneviève de Gaulle-Anthonioz, poussant la bienpensance jusqu’à une forme de négationnisme, pouvait claironner avec mièvrerie que le regard des « jeunes » qu’elle avait croisés dans je ne sais quelle « té-ci » de France, elle ne l’avait rencontré qu’une fois auparavant: dans le camp de concentration de Ravensbrück. Les victimes de Maria Mandl, que les détenus d’Auschwitz, où elle officia après, surnommeront « La Bête féroce », apprécieront… Lire la suite en s'abonnant
Bienvenue en Sicile : démocratie Cosa Nostra
Si Bienvenue en Sicile ne ressuscite pas les grandes heures du cinéma italien, il surprend par sa poésie burlesque et mélancolique doublée d’une charge corrosive au sujet d’un évènement méconnu et pourtant majeur en Sicile.
Missié blanc y en a méchant
Avec L’ARCHIPEL DU CHIEN, Philippe Claudel semble avoir compris de travers la maxime de Baudelaire, ce qui est ennuyeux. Si « créer un poncif, c’est le génie », que dire de celui dont l’ouvrage est créé par le poncif ? Appelle-t-on œuvre l’accumulation des poncifs de l’époque ? Peut-on appeler écrivain celui dont la tâche consiste à mettre en application la doxa ? J’opterais pour tâcheron. Philippe Tâcheron (nous ne pouvons pas lui laisser usurper et salir un si beau patronyme) a commis un « roman ». Chaque personnage y est une caricature. Un poncif, oui, mais Baudelaire disait créer, pas copier. Un jour nous prendrons le temps d’expliquer. Bon élève qu’il est, il s’attache à décrire par le menu chaque nouveau personnage qui apparaît. Son habillement, son surnom (généralement très fin), son hérédité, son caractère physique, etc. Croyant faire du Balzac, il fait du collégien. Parfois il veut faire du Giono, nous faire sentir la terre, les éléments naturels et l’on frise le pathétique. Tout sonne faux, tout est kitsch, tout est toc. Du début à la fin, on ne croit absolument pas à son histoire ni à ses personnages. Un drame, pourtant, ça devrait faire trembler ; si l’on tremble, ce n’est que secoué par le rire nerveux que provoque sa verve caricaturale. Le comble est atteint lorsqu’il s’attelle à créer un curé, un commissaire. Son curé en soutane, amoral, a les oreilles si sales que les abeilles y font leur miel. Il ne sait plus s’il croit en Dieu. Le commissaire ne fait que boire de l’alcool, il est très méchant, cynique, sans scrupules. Avouez que (…) A lire dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
« 13 reasons why » : le lycée comme expérience carcérale 
Sortie l’an passé à la même période, l’adaptation du roman pour adolescents 13 reasons why sous forme de série télévisée avait été couronnée d’un grand succès, entrainant de nombreux débats de société. Qu’en est-il de la tant attendue saison 2 ?
Kassovitz, l’adulescent
Mathieu Kassovitz est un homme enfant, un adulescent. S’est-il jamais vraiment remis de la période 85-95 où, jeune francilien, il se rêvait compagnon de route du rap naissant ?
Stabat Mater et cabécou
Dans ces régions méridionales du Quercy et du Rouergue, la pauvreté de la terre n’a jamais permis une grande culture. Dans ces massifs de causses, les roches sédimentaires sont parcourues de rivières souterraines qui font aujourd’hui le bonheur des spéléologues. Mais en surface, l’herbe est rare. C’est le domaine de la chèvre, non de la vache.  
Trump : make pop great again ou la démocratie d’irréalité
Série documentaire en quatre parties, Donald Trump, un rêve américain est une production de la chaîne britannique Channel 4, diffusée en France sur Netflix. Ce véritable film de quatre heures réalisé par Barnaby Peel lève le voile sur l’un des hommes les plus puissants du monde contemporain, convoquant de nombreux témoins : amis, ennemis, journalistes ou cadres des diverses sociétés de Donald Trump. Un témoignage édifiant, servie par de nombreuses images d’archives et une excellente réalisation, retraçant quarante ans de vie publique d’un homme finalement plus mystérieux qu’il n’y paraît. Donald Trump est un sujet d’étude proprement fascinant pour l’observateur avisé. Il est bien plus qu’un phénomène strictement politique, étant à lui seul le corps d’emprunt et le véhicule fantasmagorique de quarante ans de pop culture. Sa vie toute entière se confond avec l’émergence des nouveaux médias et les époques qu’il a traversées, figure tutélaire de l’avènement du bling-bling, de la toute puissance de la télévision, authentiquement inauthentique quand d’autres se contentent le plus souvent de n’être qu’inauthentiquement authentiques. La réalité de Donald Trump apparaît comme irréelle. L’actuel Président des Etats-Unis, du reste, a tout d’un personnage de comic book. Sa tenue et sa carrure sont semblables à l’allure générale du Caïd, Némésis de Daredevil et adversaire récurrent de l’homme araignée : grand, fort, toujours vêtu d’un costume sombre deux pièces siglé de ses propres initiales – qu’il vente ou qu’il neige -, quelques bijoux en or relativement discrets. Une caricature d’homme d’affaires new-yorkais. Mieux, une synthèse. Quoi de mieux pour comprendre Donald Trump que de se plonger dans le documentaire en quatre parties que lui consacre Netflix ? A découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés

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