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De quoi le sacre de la bande dessinée est-il le nom ?
Elle est partout ! Elle a ses festivals, ses prix, ses critiques dans la rubrique « livres » des magazines, ses journées d’étude universitaires. Son empire ne connaît pas de bornes, elle embrasse tous les registres : BD historique, biographique, BD de sciences humaines, BD-reportage. Les grands classiques de la littérature et de la philosophie se voient retraduits dans la langue du dessin et des bulles. Elle pénètre l’enceinte des écoles – en 2016, vingt-huit titres de bande dessinée figuraient dans la « liste de référence des œuvres de jeunesse » des classes de CM1, CM2 et 6e. Elle investit les musées et, last but not least, qu’a-t-on envoyé en guise de cadeau d’anniversaire à l’astronaute Thomas Pesquet encapsulé dans l’espace ? Une bande dessinée. Elle est partout. Et elle est intouchable. L’unanimité règne autour de ce médium que l’on pare de toutes les grandeurs et vertus. Refuser de ratifier béatement le verdict universel, interroger la légitimité de son introduction à l’école, remettre tout simplement la bande dessinée à sa place, c’est ipso facto se rendre suspect et signer son appartenance au camp des crispés, des frileux, bref des réactionnaires. Et pourtant, certaines questions mériteraient d’être posées : que dit de nous, de notre présent, cette promotion et cette extension infinie du domaine de la bande dessinée (...)
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LE REDOUTABLE DE MICHEL HAZANAVICIUS
Le Redoutable de Michel Hazanavicius raconte Jean-Luc Godard en 68, cinéaste star, tout juste marié à la jeune actrice Anne Wiazemsky, en crise artistique et politique. La rencontre de deux cinémas antinomiques.
Entretien avec Bertrand Burgalat
Avec Les choses qu’on ne peut dire à personne, son dernier album, sorti en mai (Tricatel), Bertrand Burgalat, figure phare de la scène musicale française continue d’avancer en funambule par-delà modes et clichés. Entretien à facettes avec un poète psychédélique. Abonnez-vous pour voir la vidéo dans sa totalité
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Michou : La transformation
Les Académiciens sont quarante et tout de vert vêtus, c’est entendu depuis le Grand Siècle. Mais à quelques kilomètres au nord du quai de Conti, dans la République de Montmartre, vit aujourd’hui un immortel, unique en son genre : c’est Michou, le prince des transformistes parisiens et le directeur du cabaret le plus célèbre de Paris. Comme les Académiciens, Michou possède son uniforme. Une panoplie azurée qui tient plus de Barbara Cartland, de Liberace et des œuvres de Jeff Koons que du style d’un sociétaire de l’Institut. Impossible, pour qui le croise dans les rues et venelles de Montmartre qu’à 86 ans il ne cesse d’arpenter, de l’ignorer. C’est une coupe de champagne à la main, dans l’arrière-salle du restaurant La Mascotte où il a ses habitudes–à tel point qu’une chaise lui est attribuée, en atteste la pièce de cuivre sur laquelle est gravée son nom – que Michou donne rendez-vous et raconte quelques anecdotes sur sa vie et celle de son cabaret, avec cette sorte d’émerveillement de celui qui n’en revient toujours pas d’être là où il est. Il livre une biographie télégraphique : né en 1931 à Amiens, Picardie, il a été élevé par sa grand-mère chérie. « Je suis un enfant de l’amour. Ma mère n’a pas été très sérieuse… Mais enfin, elle ne m’a pas raté ! ».
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