
De quand date le dernier bon film de Tim Burton ? Voilà bien 10 ans que le réalisateur star des années 90 enchaîne les projets embarrassants (Alice aux pays des merveilles, Dark Shadows) et les échecs cuisants (Dumbo). Autant dire qu’on n’attendait pas grand-chose de cette suite de Beetlejuice, on craignait même le come-back opportuniste, dans cette vague de films hollywoodiens qui tentent lâchement de séduire les quadras nostalgiques avec des suites ou des préquelles convenues de leurs films-doudous.
Foutraque et régressive
La comparaison s’arrête là : il semble que Tim Burton, qui aurait de son propre aveu sombré dans la dépression après l’échec public de Dumbo, avait quelque chose à défendre en ressuscitant Beetlejuice. Cette suite n’est pas tant une « séquelle » qu’une sorte d’aggiornamento crépusculaire et forain, une manière de régler ses comptes une bonne fois pour toutes avec le monde des spectres et cette esthétique gothique qui l’a rendu célèbre – tout en l’enfermant dans une image forcément périssable.…












