
47e par Antoine Volodine et plusieurs de ses hétéronymes et abrité par différents éditeurs, Vivre dans le feu est présenté comme le 22e et dernier sous le nom d’Antoine Volodine, ce qui impliquerait que nous n’aurions plus que deux livres à attendre pour que soit achevé ce grand édifice onirique et sombre qui doit comporter 49 œuvres. La numérologie représente en outre l’un des caractères du post-exotisme, comme le fait que le narrateur post-exotique, toujours « intradiégétique » (c’est-à-dire qu’il est également un personnage de la fiction) raconte un certain nombre de petites histoires pour repousser la mort ; mais en vain. Ici, Sam, dont le village vient d’être noyé de napalm, à qui il ne reste qu’une seconde avant de mourir brûlé, se dit : « plutôt que visionner le film de ma vie, cette suite apocalyptique que je connais par cœur et qui ne m’apportera aucun plaisir de découverte, autant composer un roman.…








