Skip to content
[Cinéma] La (très) grande évasion : sport de riches
100 milliards d’euros par an : c’est l’estimation récente du coût de l’évasion fiscale en France. C’est pourquoi on aurait tort, comme le suggère cet édifiant documentaire, de prendre l’évasion et la fraude fiscale pour des sujets de niche. En réalité, l’évasion fiscale, ce « sport de riche », comme le dénomme un insider interrogé pendant le film, est au cœur du fonctionnement même de nos démocraties, et celles-ci ne font à peu près rien pour l’éliminer, si ce n’est aligner des vœux symboliques et tenir des listes de complaisance. [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
[Cinéma] Nos Frangins : sans intérêt 
Décembre 1986 : alors que les étudiants sont dans la rue pour s’opposer à la loi Devaquet, deux jeunes hommes d’origine nord-africaine, Malik Oussekine et Abdel Benyahia, sont tués la même nuit par des fonctionnaires de police. Le début d’un scandale national. On aimerait détester Nos Frangins pour des raisons idéologiques. Mais là n’est même pas le problème. S’il y a un léger ton anti-police, pas bien raffiné, il y a surtout un manque assez terrible de vision qui rend anecdotiques les gesticulations des personnages à l’écran. [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
[Cinéma] Le Lycéen : mon chien stupide
Quel metteur en scène pourrait imaginer un Vincent Lacoste décoloré s’apprêtant à recevoir dans son F2, Place des Fêtes, une « curatrice » venue admirer ses œuvres – des mobiles Nature et Découvertes – en vue d’une exposition à Lafayette Anticipations ? Sachant que ledit artiste héberge son jeune frère gay, traumatisé par la mort de leur père mais quand même bien émoustillé par son coloc queer et black qui crayonne en secret d’affriolants dessins homosexuels ? Autant de facticité déprimante, avec cri de la vie dans la culotte et résilience, c’est forcément Christophe Honoré. [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
[Cinéma] Kanun : Albanian connection
Le Français Jérémie Guez, connu principalement pour son activité de scénariste, signe ici un petit polar nerveux porté par une esthétique léchée qui rend notamment hommage au cinéma hong-kongais. Nuits électriques, néons et trottoirs lustrés par la pluie, le Bruxelles filmé par Guez et son chef-opérateur Grimm Vandekerckhove a parfois les allures du Hong-Kong de la grande époque, celui qu’immortalisèrent Johnny To et consorts. [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Éditorial culture de décembre : Pour la beauté convulsive

« La beauté sera convulsive ou ne sera pas », disait André Breton au début du siècle d’avant, et c’est une définition plus classique, plus absolue, je veux dire, plus éternelle, que ce qu’on pourrait croire. Nos cathédrales étaient convulsives, obscures, illuminées, flamboyantes. Elles disaient que nous étions tout et que nous n’étions rien devant Dieu. Elles disaient vrai. Et depuis, l’art dit « classique », c’est-à-dire néo- païen, raisonnable et réducteur, un peu bourgeois un peu chiant, est devenu une norme qui a rassuré les tièdes.

On s’est révolté à juste titre contre l’art décoratif, contre l’art d’agrément, contre l’art de divertissement, nous ne sommes pas sur terre pour « passer un moment cool » mais pour nous transfigurer. L’ennui des conservateurs, c’est que s’ils comprennent qu’il y a du sacré, des choses avec lesquelles il ne faut pas transiger, ils oublient parfois que nous n’avons pas pour vocation de nous préserver mais au contraire qu’il s’agit de tout jeter au feu ; au feu de la beauté, de l’amour divin, de la vérité suprême, et que c’est cette faculté à brûler qu’il est essentiel de sauver, pas forcément les conditions qui hier rendirent l’air combustible.…

[Opéra] À deux, c’est mieux
L’affiche est luxueuse : deux géants de la scène lyrique face aux micros, pour une anthologie de duos verdiens précédés d’un extrait de La Bohème (Puccini) et d’une scène de La Gioconda (Ponchielli). Un nouveau palier dans l’art élégant et subtil de Ludovic Tézier, qui ajoute un supplément d’âme à son habituelle maîtrise – parfois un peu corsetée – de la parole dramatique, puisant encore plus en profondeur dans ce kaléidoscope de cou- leurs qu’est son baryton. Aucune nuance, aucune expression n’est laissée au hasard. Et pourtant, quel naturel ! Et quelle noirceur dans la peau de Jago, qu’il n’a toujours pas incarné sur scène – lacune à combler, espérons-le, au plus vite. [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
[Cinéma] Saint Omer : petite morte

Certains films se présentent tout armés, comme Athéna sortant de la tête de Zeus, lisses, impénétrables, presque incritiquables. Saint Omer est de ceux-là, qui retrace le procès d’un infanticide, celui d’Adélaïde, 15 mois, livrée par Fabienne Kabou, sa mère, à la montée des eaux en novembre 2013 sur la plage de Berck. Son procès qu’Alice Diop relate frontalement et dans le détail semble d’abord une plongée dans les profondeurs, tant l’accusée est fuyante et froide (Guslagie Malanda, parfaite), mais le biais choisi par cette documentariste pour sa première fiction, s’il explique partiellement la réception dithyrambique du film (deux Lions à Venise, le prix Jean Vigo, bientôt un Oscar ?), en pose aussi les limites.

Rama, une romancière enceinte, sénégalaise comme l’accusée, et aux rapports tout aussi distants avec sa mère, va suivre les audiences pour nourrir un livre, selon la fameuse jurisprudence Carrère (L’Adversaire sur l’affaire Romand, où Tintin chroniqueur judiciaire craignait la contagion mimétique et de zigouiller sa progéniture, brrr). Ce relais du spectateur permet à Diop de rabattre le monstrueux sur le quotidien, l’anodin, le (presque) ressenti par toutes. Et pour ce faire, elle dispose d’une arme secrète : l’intersectionnalité qui victimise Kabou –  nommée Coly dans le film –  selon la race (une Africaine seule en France), le sexe et l’âge (elle est en couple avec un sculpteur de 30 ans son aîné qui l’invisibilise), la classe (désocialisation d’une étudiante en échec), l’histoire familiale (froideur de la mère, rejet par le père). Les éléments à charge sont systématiquement ignorés – le mot « préméditation » n’est jamais prononcé – ou minorés : la discussion sur l’aspect culturel du meurtre et les allégations de Coly se déclarant maraboutée est recouverte par une polyphonie narquoise de chœurs féminins qui affiche clairement « Cause toujours … ». Une saillie post-coloniale d’une ancienne professeur fait tressaillir la salle et choir l’accusée sur sa chaise : le racisme, c’est l’horreur ; pas l’infanticide qui a ses raisons… [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
[BD] C’est mieux à deux
Voici deux romans graphiques qui démontrent, sans que ce soit leur propos, à quel point la bande dessinée n’est pas la combinaison dégradée du dessin et de la littérature ou le succédané fauché du cinéma. Dans ces deux œuvres, les auteurs réussissent à élucider un texte préalable (Abattoir 5, adapté du roman paru en 1969) ou à transposer romanesquement une réalité historique (Slava, qui décrit la Russie après la disparition de l’URSS). Le roman quasi expérimental de K. Vonnegut est « illustré », si on veut, mais non pas comme Tardi illustre Céline, dans un discours parallèle, parfois éclairant, souvent redondant, et même réducteur, le dessinateur imposant son style cent fois moins nuancé que le texte.
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest