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[Cinéma] Le Lycéen : mon chien stupide

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Publié le

7 décembre 2022

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Les traumas familiaux ne font pas forcément de bons films. La preuve avec ce Lycéen, purge artificielle où toutes les secrétions – larmes ou foutre – coulent faux.
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Quel metteur en scène pourrait imaginer un Vincent Lacoste décoloré s’apprêtant à recevoir dans son F2, Place des Fêtes, une « curatrice » venue admirer ses œuvres – des mobiles Nature et Découvertes – en vue d’une exposition à Lafayette Anticipations ? Sachant que ledit artiste héberge son jeune frère gay, traumatisé par la mort de leur père mais quand même bien émoustillé par son coloc queer et black qui crayonne en secret d’affriolants dessins homosexuels ? Autant de facticité déprimante, avec cri de la vie dans la culotte et résilience, c’est forcément Christophe Honoré.

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La dominante autobiographique – le Lycéen, c’est lui – ne débouche sur aucune sincérité perceptible, mais bien plutôt sur une double ration de pose avec voix-off théâtreuse. Dans le rôle-titre, Paul Kircher infléchit un physique caravagesque par des intonations gutturales à la Dingo, l’ami débile de Mickey. Ce film donne au moins un truc pour reconnaître les artistes à l’œil nu : ils s’habillent en dégradés de rose.


LE LYCÉEN (2h00) de CHRISTOPHE HONORÉ, avec Paul Kircher, Juliette Binoche, Vincent Lacoste, en salles le 30 novembre.

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