
Rares sont les librairies où l’ouvrage ne trône pas sur les étals, entre mille autres abhorrant le « techno-fascisme », avec un post-it fluo par lequel une lectrice nous avertit combien ledit ouvrage est « effrayant mais essentiel » pour comprendre qui sont les marionnettistes derrière la présidence Trump. En publiant Les Lumières sombres, un premier essai qui nous plonge dans les dédales de la « pensée néoréactionnaire », ceci en inaugurant une collection géopolitique lancée par Gallimard en partenariat avec Le Grand Continent, le jeune historien des idées Arnaud Miranda a réalisé un joli coup éditorial, à défaut d’un grand livre – la faute à un exposé certes intéressant et documenté, mais un peu scolaire et bien trop succinct pour couvrir le sujet comme il l’aurait fallu.
Recomposition des droites
Il faut dire que la question est complexe : comment rendre raison de ce courant radical et foutraque qui n’est pas une « école de pensée », mais plutôt une « constellation numérique » ?…






