
L’une des cassures nettes dans les courbes de la santé mentale de la génération Z date de la première moitié de la décennie 2010. Or, c’est précisément à ce moment-là qu’aux États-Unis elle a soudainement commencé à adhérer beaucoup plus vigoureusement à l’affirmation « la vie semble souvent dénuée de sens » dans les sondages. La jeunesse traverse fondamentalement une crise du sens, comme en témoigne le fait qu’ils se disent davantage en quête spirituelle que leurs aînés. De plus, quand on se rend sur le site de l’OMS pour voir comment définir cette « santé mentale », on a une définition qui s’étale sur une page entière, qui mentionne le rôle des inégalités, de l’enseignement, et le qualificatif de « droit fondamental de tout être humain » ne nous aide pas plus. Ce qui se présente initialement comme une tentative respectable de ne pas avoir une définition trop restreinte de la santé mentale s’est muée en une absorption de ce qui aurait jadis été appelé « la vie bonne », « la politique » au sens noble, ou « la vie de la cité ». [...]






