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Paul Melun : « Notre ambition est de nourrir le débat intellectuel avec du fond souverainiste »

Pouvez-vous nous présenter votre mouvement « Souverains demain ! » ?

« Souverains demain ! » est un mouvement que j’ai créé un peu sur le modèle des think-tank avec une trentaine d’amis issus d’horizons politiques différents mais tous souverainistes. Mon leitmotiv depuis le départ était de réunir les bonnes volontés souverainistes parce que la situation rend l’union obligatoire. C’est là que résidera notre salut à moyen-long terme. Je ne voulais pas créer une structure qui soit dépourvue d’un véhicule intellectuel, idéologique et programmatique. C’est pourquoi nous nous sommes vraiment focalisés sur ce livre. Nous avons pour ce faire réuni des gens très divers mais avec une vraie expertise thématique (métiers des secteurs manuels, scientifiques, régaliens, etc) mais auxquels on ne donne pas forcément la parole dans la sphère médiatique.

Au-delà du livre, produisez-vous des notes en continu ? Êtes-vous consultés par des candidats ?

En ce qui concerne la production intellectuelle, nous allons produire des notes publiées sur notre site internet. Pour l’instant, nous produisons surtout des tribunes partagées par voie de presse, c’est un vrai travail d’équipe. Notre ambition est de nourrir le débat intellectuel avec du fond souverainiste. Nous ne sommes bien évidemment pas les seuls à le faire, et nous devons tous nous serrer les coudes pour croiser le fer avec les européistes-maastrichtiens et proposer une alternative à nos compatriotes. En ce qui concerne la campagne, plusieurs candidats parlent d’indépendance nationale et sont tout à fait intéressés par nos propositions. En quelque sorte « lobbyiste du souverainisme », j’ai donc passé un peu de temps avec certains pour leur proposer des actions concrètes si d’aventure ils arrivaient au pouvoir. [...]

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Une liberté saine dans un corset
« Comment puis-je être libre si tout est déterminé causalement ? » C’est ainsi que nous posons généralement le problème de la liberté, et c’est ainsi que nous le rendons insoluble. Aussi faut-il peut-être remettre en question la manière dont la tradition philosophique pose les questions sur la liberté, en montrant comment elles furent historiquement constituées – dissoudre, au double sens de détruire et ainsi de résoudre. [...]
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Mona Chollet ou comment le néo-féminisme sabote les connexions neuronales ?

Véritable phénomène de société, Réinventer l’amour déconstruit moins les stéréotypes de genre que les fondements-mêmes d’une démonstration rationnelle. Étant donné son indiscutable succès et sa surexposition dans les vitrines des libraires, on aurait aimé discuter, nuancer ou démonter la thèse de Mona Chollet, sauf que de thèse, il n’y en a pas ; ni même une méthodologie ; des concepts, à peine, et jamais définis ; et c’est sans doute ce qu’il y a de plus frappant dans cet « essai » : son côté infra-dialectique.

Reste un grand ennemi fourre-tout : le patriarcat ; et un réductionnisme marxiste binaire résumant toute interaction humaine à un rapport dominant-dominé unilatéral et irréversible. Là-dessus, une espèce de frein sentimental et sexuel empêche Mona de virer lesbienne et de demander l’éradication de tous les hommes, d’où sa perplexité vaguement hébétée d’hétéro honteuse que d’aucuns interprètent comme de la nuance. [...]

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Yann Vallerie : « La sécession est la dernière chance avant le chaos »

Votre premier chapitre fait écho à cette tendance lourde issue du confinement : la fuite hors des villes. N'avez-vous pas l'impression que nous sommes au début d'un changement de civilisation prenant le contre-pied de l'exode rural ?

Yann Vallerie : Une partie de la population a pris conscience, notamment avec le premier confinement, que les villes étaient des endroits de moins en moins sûrs, en matière sécuritaire bien entendu mais également en matière alimentaire ou communautaire. Car ce sont des endroits où l'individu se retrouve seul. On a vu des familles séparées, on a vu des personnes perdues dans les villes. Partant, un mouvement de retour à la campagne ou vers de plus petites villes, s'est mis en route. Effectivement, c'est un mouvement qui est amené à se poursuivre : reste à savoir sous quelle forme. Car certains vont rapidement déchanter à la campagne ou dans les petites villes tout simplement parce qu'ils ne sont tout pas préparés à ce changement de vie radical.

Sachant qu'avec le développement d'internet, aujourd'hui en Centre-Bretagne on a autant accès à la culture ou à la mode que dans une grande ville.

Je vais peut-être vous surprendre mais je vais souligner le travail de la gauche depuis des années sur le maillage territorial en matière d'offre culturelle (médiathèques, bibliothèques, centres culturels). Avec l'avènement d'internet, accentué par la généralisation de la fibre optique, on peut en effet avoir la même vie culturelle ou les mêmes équipements vestimentaires ou de bricolage ou que sais-je encore que dans les villes. Les inconvénients suscités en moins ! [...]

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La politique, ce concours de beauté
rançois Hourmant signe un essai réussi sur un sujet trop peu traité, et pour ainsi dire tabou : l’importance du physique (beauté, corps, apparence) en politique – et plus encore à l’ère électorale, et surtout à l’heure médiatique – importance que le politologue analyse depuis ses enjeux jusqu’à ses effets, en déclinant les usages d’hier et d’aujourd’hui. C’est que le physique participe activement au « miracle permanent de la transsubstantiation d’un individu en monarque ». Pour faire court, l’homme politique est devenu un véritable entrepreneur esthétique – non sans rapport avec le culte néolibéral de la performance – ; la beauté opère ainsi une discrimination souterraine entre les candidats, favorisant les personnalités narcissiques en quête d’estime de soi ; elle participe surtout à leur élection par un effet de halo, puisque lui est associé tout un tas d’autres qualités telles l’intelligence et l’honnêteté. Ajoutons que le poids du critère varie selon le pays et le mode de scrutin ; le sexe, l’appartenance politique et le degré de politisation du votant. [...]
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Progressisme : cette volonté de transformer l’homme

Vous achevez un cycle de trois dictionnaires en consacrant celui-ci au progressisme, après deux autres sur le conservatisme et sur le populisme. Quel sens donner à cette grande œuvre de près de 3500 pages ?

Olivier Dard : Merci de qualifier cet ensemble de grande œuvre. Après les deux premiers, les lecteurs jugeront du troisième. Il est certain que pour nous, leurs directeurs, il s’agit bien d’une trilogie. Nous n’avions pas prévu la chose comme telle en publiant le Dictionnaire du conservatisme en 2017. En revanche, lorsque deux ans plus tard nous avons sorti le Dictionnaire des populismes, il nous est apparu qu’il manquait un volet au triptyque pour prétendre brosser le panorama idéologique des années 2020. Entreprendre un Dictionnaire du progressisme relevait donc de l’évidence et nous espérons que cette somme, au sens déjà littéral du terme, donnera aux lecteurs de 2022 un tableau assez complet des doctrines politiques dominantes de notre temps en France, bien sûr, mais aussi en Europe et aux Amériques.

En histoire des idées, quand et comment apparaît le concept de « progressisme » ? Contrairement à l’éthique conservatrice, qui au fond est vieille comme le monde, s’agit-il d’un état d’esprit nouveau et inédit dans l’histoire ?

Frédéric Rouvillois : La question est intéressante, l’une des particularités du progressisme étant que, contrairement au conservatisme et au populisme, on peut dater, non seulement le mot, qui apparaît en France sous la Monarchie de juillet, mais également la notion. En effet, le progressisme se construit à partir d’une idée capitale, l’idée de progrès, selon laquelle tout ce qui se rapporte à l’homme, sans exception, est amené à se perfectionner au cours du temps, de façon nécessaire et illimitée. [...]

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Éditorial essais de février : Des conséquences de ce que l’on pense et de la dynamite
Aujourd’hui, on oscille paradoxalement entre une admiration pour les idées parce qu’on aime la discussion et un mépris pour la pensée qu’on prend pour du vent, une distraction incapable de faire voler des avions. Ce n’est pas faute pourtant d’observer les conséquences concrètes de certaines philosophies dont les Golems maléfiques, tels les wokes, fruits d’un nietzschéisme morbide, tentent d’imposer concrètement leur joug. Sans parler de la profusion des méta-récits issus du post-modernisme, la faute à Nietzsche encore, qui viennent contaminer la science pour la transformer en un point de vue parmi d’autres et qui obligent l’expert à rendre des comptes au fou et à l’escroc. Nietzsche nous avait prévenus, il est de la dynamite et si rien n’existe tout est permis ; ainsi, un Youtubeur comme Didier Raoult peut tout à fait être considéré comme un grand scientifique, ce qu’il aurait paraît-il jadis été, si tant est que ce monde existe et qu’il ne soit pas simplement un récit enchâssé dans un autre, une narration à laquelle on peut renoncer à tout instant et dont on sait qu’elle ne portera pas à conséquence. [...]
Thor, de l’institut
problèmes pourtant : outre l’insistance pénible sur le critère biologico-ethnique, l’institut ne pense que « l’Europe » et fait de son « combat prioritaire » le refus de l’universel ; combat déroutant s’il en est puisque cette prétention à l’universel est précisément une tradition européenne ; déroutant encore pour quiconque défend l’imbrication communautaire, car le genre humain n’est autre que la plus grande des communautés, et que l’appréhender n’implique aucunement l’uniformité – en plus d’être inévitable pour résoudre certaines questions, dont l’environnementale. [...]
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