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Partout, les saints : les enfants de Fatima

Trois petits enfants du Portugal, Lucie, Jacinthe et François, menaient les troupeaux aux champs, non loin de Fatima, un petit village du centre du Portugal. Un ange leur apparut à plusieurs reprises, en 1915 et en 1916. Leur entourage se moqua d’eux, mais ils rapportèrent de ces visions, prétendument fantaisistes, une belle et simple prière, qu’ils n’auraient pas pu composer eux-mêmes.

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Le 13 mai 1917, une « dame toute vêtue de blanc » apparaît aux trois bergers. Ils ne savent pas qui elle est. Ils savent seulement qu’elle est belle et lumineuse, qu’elle parle à Lucie, que Jacinthe les entend et que François ne fait que les voir. La Sainte Vierge, car c’est bien elle, demande aux enfants de prier le chapelet tous les jours. Peu à peu, malgré la suspicion du clergé et l’hostilité du monde politique (qui ira jusqu’à faire enfermer les petits voyants), les choses se précisent.…

La veste autrichienne, manifeste politique

Tout le monde connaît ce vêtement si particulier, qui est, dans le vestiaire de droite, un basique – un « must-have », disent nos consœurs de la presse féminine. La veste autrichienne est l’option chic (mais pas trop) pour tout droitard qui se respecte. Ça fait bien longtemps qu’elle a franchi les bornes des relais de chasse et le parvis de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, pour se poser jusque sur les épaules des Fabos. Elle possède un col officier, cinq ou six boutons (idéalement en bois de cerf), parfois un pli creux dans le dos, parfois une martingale. De temps à autre, quelques broderies ornent le col, plus rarement de curieux revers s’étalent sur le plastron.

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D’où vient ce goût vestimentaire pour l’Autriche dans notre famille politique ? Après tout, tous les patriotes ne sont pas nazis, vous savez. Peut-être cela est-il dû au succès de La Mélodie du Bonheur (1965), la fameuse comédie musicale qui a fait les joies de plusieurs générations de petits fachos.…

Prière à Notre-Dame-du-Rock-&-roll

J’ai l’habitude d’écrire mes chroniques pour L’Inco dans les bistrots à la campagne. Là où vivent les derniers hommes. Et puis, comme ça j’ai l’impression d’être en communion avec la bande de saoûlographes qui fait votre coin-coin à Paris. Jésus a dit que partout où
l’on se réunissait en son nom, il était avec nous. Moi je dis que partout où il y a bouteille de Ricard, la rédaction de L’Inco est présente. Le foie a ses raisons…

Là, dans mon église du jour, y’a une télé allumée en permanence. Robinet à clips. Et le schéma est toujours le même : les blancs sont des tarlouzes. Pousse crocrotte tout couinants. Les noirs, eux, sont virils. Dominateurs. Avec plein de gonzesses à tortiller du croupion.

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Tiens, présentement c’est Pierre de Maere qui passe. Chansonnette de lope. De Maere c’est un « twinky » blanc comme disent les jeunes.…

La belle-mère est-elle de droite ?
D’emblée, je tiens à rassurer X... et Z... qui m’ont posé cette question au dernier conseil de rédaction de L’Incorrect : je n’utiliserai rien de ce que vous m’avez confié ; et courage. Sinon, avec l’esprit scientifique qui anime cette rubrique, j’ai commencé par me poser la question primordiale : pourquoi belle-mère ? [ ... ]
L’élégance des dictateurs

Les autocrates sont des gens qui ont des messages à faire passer. On peut se mettre d’accord sur cette prudente définition. Alors, oui, ils le font parfois un peu frontalement. Ok. Ça torture dans les caves, ça bombarde tout ce que ça peut, ça décime des populations étrangères pour un oui ou pour un non, et quand il n’y a pas de populations étrangères à se mettre sous la dent, ça flingue ses propres concitoyens.

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Regardez les purges de Staline ou la révolution culturelle de Mao. Assez impressionnant, et sans doute pas hyper porteur d’espoir en la nature humaine. Mais retenons qu’ils le font dans un but éthique, et que cette éthique est elle-même portée par une réflexion esthétique. En un sens, les dictateurs sont des existentialistes kierkegaardiens, à ceci près que le Danois passait de l’esthétique à l’éthique par le biais de l’ironie – qui n’est pas la qualité la mieux partagée dans les régimes non-démocratiques.…

Les prophètes sont-ils de droite ?

A-t-on vécu une crise financière en 2023 ? L’humanité est-elle décimée par la chaleur ? L’Union européenne nous a-t-elle projetés dans un monde de prospérité et de jouissance ? Pour le moment, non. Et même pas du tout. Jacques Attali a-t-il prophétisé en vain, Al Gore nous a-t-il admonestés en pure perte, et même, je tremble en l’écrivant, Greta s’est-elle trompée ? D’un autre côté, ceux qui nous promettaient l’ensauvagement de la société (qui ne sont pas ceux qui en parlent aujourd’hui au gouvernement), ou la paupérisation générale, ou l’abêtissement des générations futures se sont-ils trompés ? Non plus.

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D’un côté, les prophètes, de l’autre, les parias. D’un côté ceux qui vaticinent en frissonnant comme d’antiques pythies, agitant d’horribles spectres et lâchant des chevaux apocalyptiques caparaçonnés d’éléments de langage et hérissés de statistiques, de l’autre ceux qui constatent et annoncent. Les uns sont aussitôt entourés d’une cour progressiste délicatement remuée dans ses entrailles à l’annonce de châtiments naturels format mythologique, cour qui roule des yeux chavirés par l’extase anticipée d’un ravage total, d’une annihilation gigantesque, d’un spectacle grandiose – précédé des milles tracasseries que cette caste de voyants fera subir avec délices à la vile tourbe, aux gueux, pour qu’ils expient sans espoir de salut les péchés dont on les charge sans cesse.…

Partout, les saints : saint Maximilien Kolbe

Rajmund Kolbe, quand il ne s’appelait pas Maximilien, est né dans un foyer profondément catholique : ses deux parents étaient tertiaires franciscains. Enfant très remuant, il agace sa pauvre maman qui lui pose la question bien connue de tous les petits relous : « Mais qu’est-ce que tu vas faire de ta vie ? ». Rajmund n’en a pas la moindre idée. Il décide de poser la question à la Sainte Vierge, qui, sous les traits de la Vierge de Czestochowa, lui propose, sans un mot, une couronne rouge (pour le martyre) et une couronne blanche (pour la pureté). Il décide d’accepter les deux, et, rétrospectivement, on peut dire qu’il n’avait qu’une parole.

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La couronne blanche d’abord. Entré au noviciat franciscain à treize ans, il prononce ses vœux perpétuels à vingt ans. Il est si brillant qu’on l’envoie étudier à Rome, en 1917, juste avant son ordination qui aura lieu en 1918.…

Camembert Ier, roi du plateau

Au cours d’une interview en 1966, le comédien Michel Simon se désole : « Où va le monde moderne ? Les animaux vont disparaître à cause de la science chimique. Il n’y a même plus d’asticots dans les camemberts de mon enfance. » L’obsession hygiéniste a eu raison de nos amis les larves ! La pasteurisation du lait a tué les arômes. La marche inexorable du progrès a piétiné notre bon camembert. Allons fi des pleurnicheries ! Le camembert demeure encore aujourd’hui notre champion national. Il est le fromage de plateau préféré des Français. 500 millions de boîtes de camembert sont consommées chaque année, soit quinze camemberts par seconde. C’est par ailleurs un des fromages les moins chers du linéaire. Pour une boîte de 250 grammes, il faut débourser environ 3,50 euros pour un camembert au lait pasteurisé et 4,50 pour un camembert au lait cru. En période d’inflation, c’est un détail qui compte.…

L’Incorrect

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