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Partout, les saints : saint Charles Lwanga

Les adversaires de la foi sont généralement assez discrets sur la grandeur et l’exemplarité des catholiques africains. C’est du racisme de leur part, évidemment, mais ils ne le diront jamais. Religion de blancs, réputée imposée dans la cruauté, le catholicisme ne peut pas, ne doit pas, à leurs yeux, avoir donné à l’humanité des saints venus d’Afrique : ce serait, en creux, reconnaître que, comme son nom l’indique, le catholicisme est universel. Voyez par exemple la circonspection mauvaise qui entoure le cardinal Sarah, dont la presse aurait vite fait un nouveau Mandela s’il s’était aligné sur le wokisme bergoglien.

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Bref. Au Royaume de Buganda, au xixe siècle, on n’avait jamais entendu parler du Bon Dieu. Il y avait de la sorcellerie, du cannibalisme et de l’esclavage à cause des marchands arabes, et qu’on m’arrête à la sortie si ce que je dis n’est pas vrai.…

Rasiner est-il de droite ?

Aujourd’hui je chanterai les grands bols où l’on mélange la farine, le sucre, le beurre, le sel et deux ou trois autres ingrédients pour préparer un gâteau qui ne réinvente rien et ne sublime pas grand-chose, un gâteau totalement anonyme qui n’a aucune chance de devenir un plat signature ; je chanterai aussi les cuillers en bois et les spatules, et le moule beurré dans lequel on fait couler l’appareil – qu’on appelle pâte, tout simplement ; je chanterai surtout l’immémoriale prière des enfants qui réclament qu’on veuille bien ne pas trop rasiner les parois du grand bol parce qu’ils comptent bien le nettoyer eux-mêmes, au doigt et à la langue, se disputant à la fin la cuiller où reste attachée un peu de pâte moins bien mélangée, grumeleuse, capsule liquide enfermant une farine encore sèche qu’ils goûtent avec un dégoût ravi. On a beau leur dire que le gâteau sera meilleur, ils n’y croient qu’à moitié.…

68 millions de Karen

Avant d’avoir mon petit carré de choux dans L’Incorrect, je suis avant tout un lecteur. Et, c’est à ce titre que j’exige d’être satisfait de mon « expérience client ». L’autre fois, je constate que mon numéro d’été était légèrement écorné dans la boîte aux lettres. La découverte de cette faute « inexcusable » a fortement entamé ma « charge émotionnelle » lors du « processus de déballage ».

J’ai donc déboulé illico dans les locaux de L’Inco, exigeant de voir le responsable. La secrétaire a appelé Watrigant, le directeur de la rédaction. Bame, une calotte dans sa gueule ! Direct. Et il n’a pas moufté le barbudos de la rue de Rivoli. Je suis client, merde quoi ! Le proprio du journal l’a viré. Moindre des choses ! En prime, j’ai demandé à être abonné gratos pour 3 000 ans, à avoir un pin’s et à bénéficier d’une ligne directe en cas de nouvel incident.…

Le brushing est-il de droite ?

Je croise régulièrement une dame élégante et intelligente dans des endroits choisis (comme une conférence de Michel Zink sur l’esprit critique au Moyen-Âge organisée par le Centre Saint Thomas, par exemple; j’y ai aussi croisé Nicolas Pinet, nous avons parlé de Supermatou). Elle me demande à chaque fois si le brushing est de droite. Comme elle est coiffée en carré avec une mèche, me semble-t-il1, j’ai l’impression qu’elle attend mon avis pour changer de coiffure. Écrasante responsabilité. Je suis un homme de devoir, je ne me déroberai pas plus longtemps.

Commençons par établir que brushing, en anglais, ne signifie pas du tout thermobrossage, « mise en plis des cheveux humides travaillés mèche par mèche avec une brosse ronde et un séchoir à main ». Brushing est un mot français. C’est d’ailleurs un Français, Patrick Alès, qui a inventé la chose et le mot en 1964. Il aura coiffé Ava Gardner et Claude Pompidou, Jackie Kennedy et Édith Piaf (avant le brushing).…

Et surtout un bon été à tout le monde !

La présente estivade sera l’occasion pour la France des villes et celle des campagnes de constater à quel point elles sont devenues semblables.

Vous en avez ras le fion de Paris et de ses immigrés ? Vous allez les retrouver à Annecy ou à Bergerac ! Et issus des mêmes continents ! Le continent algérien, marocain, afghan et toutes les Oubangui-Chari possibles !

Idem pour la piquouzerie. Autrefois, le show-bizz et les droitards coolos avaient du mal à se procurer du « matos » durant l’été dans le Lubéron. Maintenant, le moindre bled à vaches du Haut-Cantal, c’est le croisement de la Porte de la Chapelle et des Bains Douches. Toutes les dernières tendances de schnoufferies sont sur le marché. À droite des saucissons ! Shiva troisième œil goût Salers !

Par contre, évitez le bad trip au « Blue Angel » dans les monts d’Auvergne. Le dernier médecin diplômé est parti récemment, il avait 182 ans.…

La renaissance des alcools d’antan : le fantôme de l’apéro

Je vous parle d’un temps, que les moins de cinquante ans, ne peuvent pas connaître. », le temps des apéritifs bien tassés que les mamies préparaient en grande tenue. Les cendriers y étaient pleins de cadavres nicotinés et l’on s’empoisonnait avec allégresse. Les boissons versées aux convives, portaient des noms d’Ancien Régime : Suze, Dubonnet, Spritz, Lillet. Dans cette France des années 70 où l’on portait au pinacle la chasse et la guillotine, vieillir en bonne santé n’était pas une obsession. On picolait pour absorber la production nationale, on était patriote. Puis les années 80-90 avec leurs cortèges de vulgarités ont englouti le monde Giscardo-Pompidoulien. Ce fut l’heure des cocktails fluo, de l’affreux Tom Cruise, de la tequila et du mojito. Revenus de tout, nous voici aujourd’hui surfant une autre vague, celle du « made in France » et des spiritueux authentiques. Mamie is back !

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Le secteur des vins et spiritueux représente 100 000 emplois en France.…

Partout, les saints : sainte Julitte et saint Cyr
Vers l’an 300, la coexistence pacifique des religions, dans un empire multiculturel comme l’est pourtant l’empire romain, ne va pas vraiment de soi. Heureusement, on a fait des efforts et tout va mieux désormais, n’est-ce pas ? Aujourd’hui, on peut rire, dans la tolérance, des trois religions monothéistes, sauf deux. Eh bien, sachez qu’à l’époque, le christianisme exaspère déjà. « Scandale pour le monde, folie pour les païens » ? [...]
Un p’tit calva pour Papa
Vous souvenez-vous de cette mythique scène dans le film Le Jour le plus long ? Le feldmarschall Rommel décroche le téléphone pour apprendre la surprise de la journée : « Le débarkement… Ahrr ou za ?… en Norbandie. Zé trop pête ». Trop bête ! Pas pour la Normandie qui jouit depuis ce séisme historique, d’un prestige planétaire. Chaque année, les bus climatisés déversent leurs palettes de touristes sur les côtes de la manche. Une aubaine pour nos producteurs de cidres qui éduquent Oncle Sam au trou normand. [...]

L’Incorrect

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