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Le chapeau : mode d’emploi
Les chapeaux ont mauvaise presse. À qui la faute ? Difficile à dire. Jadis, on n’imaginait pas faire sans. Il y avait mille usages qui réglaient son port, les circonstances dans lesquelles on devait l’enlever ou pas, la façon dont il fallait le tenir à la main. On est passé du chapeau de mousquetaire, couvert de plumes, au fedora des années 30 à 50, puis au trilby petit format… puis rien. Un éphémère regain de popularité du couvre-chef, dû à des séries télévisées populaires, n’a pas consacré pour autant son retour en grâce. Aujourd’hui, il y a la casquette du « jeune » issu des « quartiers populaires » ; il y a le bonnet du bobo ; mais à part ça, c’est terminé. [...]
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La taillanderie est-elle de droite ?
La taillanderie, c’est « l’ensemble des outils et instruments tranchants fabriqués par le taillandier » ou « l’art de fabriquer des fers tranchants et des outils utilisés par les agriculteurs, les terrassiers et certains artisans », comme les charpentiers. Le mot date du xve siècle et l’usage s’en était perdu : qui prend encore le temps de forger des ébauchoirs, des bédanes et des cisaigües, sans parler des clameaux, des houettes et des départoirs, outil pourtant idéal pour la fente des tavaillons ? [...]
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Saint José María Escrivá de Balaguer
Peut-on devenir saint en faisant seulement son travail ? C’est ce que semblait penser Mgr José María Escrivá de Balaguer, prêtre au cœur de feu et fondateur de l’Opus Dei. Au passage, et contrairement à ce qu’a complaisamment raconté Dan Brown, cette organisation n’emploie pas de moines albinos masochistes pour traquer les découvreurs du Saint Graal. [...]
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Dans les couloirs du temps : l’Agnus Dei
Pour cette nouvelle chronique, rendons-nous à Rome, au xvie siècle. Imaginons-la puissante, solennelle, la Navis magna Sancti Petri glissant dans des volutes d’encens aux méandres épais chargé de prières impérissables. La Ville ne se réduisait point alors au siège d’une autorité : elle était un cœur vibrant, où chaque bénédiction, chaque geste, chaque parole semblait faire résonner le monde entier alors suspendu à son souffle. [...]
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Du sucré pour Noël : la tradition française des vins doux
Comme le disait le général, « commençons par le commencement ». Qu’est-ce qu’un vin doux ? C’est un vin qui contient du sucre résiduel, originaire du raisin. Durant la fermentation, tout le sucre ne se transforme pas en alcool, si bien que le vin conserve une sucrosité. L’appellation « vin doux » regroupe les vins liquoreux (teneur en sucre supérieure à 45 grammes par litre de vin) et les vins moelleux (entre 12 et 45 grammes). Ils se distinguent des vins blancs secs (moins de 4 grammes) et des vins demi-secs (4 et 12 grammes). [...]
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Dans les couloirs du temps : l’assiette patronymique
Il faut imaginer la Loire au xviiie siècle : bruissante, affairée, couverte de chalands, de barques et autres « toues » comme d’un peuple nomade. Le fleuve n’était pas seulement une voie d’eau, mais une artère vivante, palpitante, où chaque cri, chaque voile, chaque courant portait un éclat de vie. Les mariniers, hâbleurs et robustes, y transportaient tout ce que la France produisait de solide et de fragile — le vin, le bois, le sel… et la faïence. Car Nevers, nichée au creux du fleuve, n’envoyait pas seulement des marchandises : elle expédiait des symboles. [...]
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Les outils sont-ils de droite ?
J’ai retrouvé récemment, dans une caisse oubliée, un marteau-hache-arrache-clous qui réunissait en un seul outil tout ce dont on avait besoin à l’époque où on envoyait aux quatre coins du monde des caisses en bois remplies de livres, de vêtements et de pendules de bronze, enveloppées dans des caleçons longs. Il paraît que tout arrivait, mais c’est une autre histoire. Avec le trois-en-un, on arrachait les clous, on défonçait les planches, ou au contraire on achevait de clouer la caisse après avoir rectifié le clou mal planté. Le fer est propre, le manche est poli, on sent l’usage. [...]
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Sainte Maria Goretti
Maria Goretti, Marietta pour ses proches, est née en 1890 sur la côte Adriatique, près d’Ancône. Cadre de rêve, eaux translucides, la brise dans les pins, mais ce n’est pas exactement cette vie indolente qui l’attend. Sa famille, frappée par la pauvreté, doit déménager plus au nord, dans la campagne au sud de Rome, en coloc avec un veuf et son fils adolescent, un certain Alessandro. Maria, qui vient de perdre son père, s’occupe de la maison. C’est une enfant qui aime le Bon Dieu et que tous ses voisins entourent d’affection, au point de se cotiser pour lui offrir sa robe de première communiante. [...]
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