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Kagame : une liaison qui pourrait être fatale a Macron comme elle l’avait été a Sarkozy

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Au début de son mandat, Macron s’était surtout intéressé à l’Afrique de l’Ouest. Le 23 mai 2018, il a reçu avec les honneurs à l’Elysée une figure très spéciale de l’Afrique de l’Est, Paul Kagame, président du Rwanda depuis 1994.

 

Pour Macron et ceux qui le conseillent sur ce sujet, Kagame est ce qu’en disent la plupart des médias occidentaux : un Tutsi, représentant d’une ethnie victime d’un abominable génocide qui aurait fait entre 500 000 et 1 million de victimes entre les mois d’avril et de juillet 2014 : à la tête d’une armée composée de Tutsis exilés, Kagame a alors pris le pouvoir, arrêté le massacre de ses congénères et remis en ordre le pays, un des rares en Afrique qui a l’air de marcher. Kagame a même réussi à imposer l’idée que les Tutsis étaient les juifs de l’Afrique centrale, une comparaison qui n’a aucun sens[1].

Etats-Unis : une fuite en avant sociologique
On a beaucoup glosé sur les lignes de force des électorats de Donald Trump et d’Hilary Clinton, symptomatiques d’une fracture occidentale, opposant les grandes métropoles à des « périphéries », les communautés entre elles, ou même, les classes cultivées aux catégories moins éduquées. Se jouerait, en filigrane, un conflit quasi eschatologique entre un vieux monde occidental refusant de disparaître, en l’espèce celui des grands espaces, des cowboys, de l’Amérique des pionniers, et, un nouveau monde plus sensible au progrès, écolo, multiculturel, avènement d’un homme d’après. C’est ici, d’ailleurs que les visions divergent : le multiculturalisme, ce combat permanent contre le mode de vie « dominant », celui venant de l’Europe moderne, est-il l’étape préliminaire obligatoire avant l’émergence d’un monde de l’indifférence, où les races, les religions, et tous les attachements collectifs, finiraient par céder le pas au règne de l’individu monocolore, ou bien un état destiné à devenir permanent ?
Casado, le beau gosse de la droite espagnole
Le départ de Mariano Rajoy et l'intronisation de Pedro Sánchez annonçait une période de renouvellement au sein de la droite espagnole. La chaleur de l'été s'annonçait aussi et le PP (Parti Populaire/Partido Popular) voulait régler la question de la succession avant août. Le 21 Juillet couronna Pablo Casado, un jeune de 37 ans qui n'arrive pas à battre Sebastian Kurz mais le fait concernant Emmanuel Macron. Toute proportion gardée car l'autrichien et le français sont à la tête de leurs pays mais l'espagnol est simplement à la tête du grand parti traditionnel de la droite. Le sacre de Casado n'était pas assuré, son adversaire final – Soraya Sáenz de Santamaría, connue aussi comme la ninã de Rajoy (la petite de Rajoy) ne coulerait pas sans une bataille acharnée.
Les Peuls au centre de la mosaïque sahélienne
Qui sont véritablement les Peuls ? Nul n’a pu encore y répondre avec exactitude. Peuple nomade africain vivant à cheval sur plus d’une dizaine de pays, les Peuls ont toujours intrigué les explorateurs de passage. Plus clairs de peau que les autres Africains de la région, les tribus pastorales qui composent cette ethnie forment un ensemble étonnamment homogène, riche d’une tradition orale originale s’appuyant sur une cosmogonie tendant vers le monisme. De nos jours, le mode de vie des Peuls les expose et des conflits ancestraux se réveillent à la faveur de la guerre contre les groupes djihadistes qui sévissent dans la région, notamment le vieil antagonisme qui les oppose au grand peuple sédentaire des Dogons.
Pedro Sanchez : les Colonnes d’Hercule ont des pieds d’argile

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Il n’aura fallu que quelques semaines pour qu’Irun, ville frontalière entre la France et l’Espagne sur le golfe de Gascogne, devienne un nouveau Vintimille pyrénéen, thanks to Pedro Sanchez. Investi président du gouvernement d’Espagne le premier juin 2018 avec le soutien de l’extrême gauche et des différents partis régionalistes de la péninsule, après avoir déposé une motion de censure contre le gouvernement de Mariano Rajoy dans le cadre de l’affaire Gürtel, Pedro Sanchez est un miracle pour la gauche européenne et un cauchemar pour les autres.

 

Non élu, mais prêt à tout pour se maintenir au pouvoir, Pedro Sanchez multiplie les mains tendues vers la frange la plus idéologisée de la gauche espagnole, surfant opportunément sur la crise desdits « migrants » pour consolider son pouvoir, quitte à voguer à contre courant de l’opinion majoritaire en Espagne. Le laxisme terrifiant de Pedro Sanchez, qui a littéralement invité tous les candidats africains à l’exil à s’installer en Espagne en acceptant en juin l’Aquarius refoulé de Malte et d’Italie, a provoqué un afflux massif et inédit.

Afrique-du-Sud : la nation arc-en-ciel repasse en noir et blanc
Le sujet ne fait pas les unes des journaux, n’étant que peu commenté, à l’exception notable d’un reportage diffusé sur M6 quelques mois en arrière, mais l’Afrique-du-Sud est bel et bien en état de pré-guerre civile. Si la situation des fermiers blancs était déjà extrêmement préoccupante, de nombreux massacres de familles afrikaans ayant été rapportés au cours des dernières années, sans que quiconque n’ait même fait mine de s’en émouvoir en Europe hors des frontières du Royaume-Uni, la situation a empiré ces derniers jours avec les déclarations du président sud-africain Cyril Ramaphosa, en fonction depuis son élection en date du 14 février 2018.   « L’ANC (Congrès national africain) va finaliser, via le processus parlementaire, une proposition d’amendement à la Constitution qui décrit de façon plus claire les conditions dans lesquelles l’expropriation des terres sans dédommagement peut être effectuée. (…) Il est devenu évident que notre peuple veut que la Constitution soit plus explicite à propos de l’expropriation des terres sans dédommagement », a affirmé le susnommé Cyril Ramaphosa lors d’une allocution télévisée.
Sebastian Kurz veut détrôner Angela Merkel
Entre Vienne et Berlin l'histoire est longue, pleine de turbulences, de larmes et de blessures. L'événement capital plus proche de nous est la guerre austro-prussienne de 1866, ladite marque très visiblement l'affaiblissement de l'Autriche et l'affirmation de la Prusse comme l'état dominant de langue tudesque. Outre-Atlantique le destin de la mythique Germanie créait déjà une grande curiosité. Le New York Times fournissait à ses lecteurs un article titré : The Situation of Germany (La Situation de l'Allemagne). La phrase plus visionnaire dudit expliqua très simplement que si la Prusse gagnait la guerre contre l'Autriche on allait avoir une nationalité prussienne et l'Allemagne serait absorbée par la Prusse. En revanche une victoire autrichienne allait permettre l'épanouissement de l'élément germanique et corsèterait l'élément prussien. Merkel et Kurz sont les héritiers de cette histoire, la première veut garantir la continuité, le second veut venger la défaite qui jeta sa belle terre en-dehors du monde allemand, garantissant ainsi que Berlin n'avait pas d'adversaire capable de lui faire face.

L’Incorrect

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