
Il y avait de la ferveur, de l’amitié française pour la dernière réunion publique de Marine Le Pen de cette campagne présidentielle à Arras le 21 avril. Libérée de son débat de la veille avec Emmanuel Macron, incisive, pertinente, entourée, fêtée, la candidate du camp national a tenu à envoyer un message offensif à ses partisans venus nombreux, 4000 probablement, dans la capitale artésienne. Arras est une ville bernanosienne. Il y a de l’Espagne en elle. Cette Espagne des Flandres où la douceur de vivre vient attendrir les fureurs et les passions qui règnent au-delà des Pyrénées. Hier soir, Marine Le Pen était seule face au peuple de France pour lui adresser un grand discours républicain au milieu de familles humbles, trop longtemps humiliées, de familles venues avec poussettes, enfants, tétines et drapeaux tricolores. Hier soir, Marine Le Pen a redonné à ces abandonnés de la mondialisation, à ces héritiers déchus de lignées ouvrières françaises, polonaises ou belges, ce que leur refuse Emmanuel Macron : une dignité politique.…












