
Le combat pour l’école libre victorieusement mené en 1984 est-il en passe d’être perdu aujourd’hui ? Face à l’agressivité de l’appareil d’État instrumentalisant la laïcité pour caporaliser l’enseignement catholique, la question mérite d’être posée. Ou bien cette agressivité est-elle l’un des symptômes d’une institution au bord de l’effondrement et entrée dans une fuite en avant idéologique ?
Suite à l’affaire Bétharram, Élisabeth Borne, alors ministre de l’Éducation nationale, avait annoncé 1 000 contrôles dans les écoles privées avant la fin de l’année. L’actuel ministre, Édouard Geffray, a indiqué fin octobre que plus de 850 contrôles avaient déjà été menés et que l’objectif serait effectivement atteint.
Mais c’est peu dire que ces contrôles se sont très mal déroulés. Auditionné le mardi 2 décembre par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, le secrétaire général de l’enseignement catholique Guillaume Prévost avait alerté de « graves abus d’autorité » lors de certaines inspections « une trahison profonde de la confiance des familles et un dévoiement grave de l’autorité dont nous avions la charge ».…










