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Le rapport qui révèle les graves abus de l’État contre l’enseignement catholique

Le combat pour l’école libre victorieusement mené en 1984 est-il en passe d’être perdu aujourd’hui ? Face à l’agressivité de l’appareil d’État instrumentalisant la laïcité pour caporaliser l’enseignement catholique, la question mérite d’être posée. Ou bien cette agressivité est-elle l’un des symptômes d’une institution au bord de l’effondrement et entrée dans une fuite en avant idéologique ?

Suite à l’affaire Bétharram, Élisabeth Borne, alors ministre de l’Éducation nationale, avait annoncé 1 000 contrôles dans les écoles privées avant la fin de l’année. L’actuel ministre, Édouard Geffray, a indiqué fin octobre que plus de 850 contrôles avaient déjà été menés et que l’objectif serait effectivement atteint.

Mais c’est peu dire que ces contrôles se sont très mal déroulés. Auditionné le mardi 2 décembre par la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, le secrétaire général de l’enseignement catholique Guillaume Prévost avait alerté de « graves abus d’autorité » lors de certaines inspections « une trahison profonde de la confiance des familles et un dévoiement grave de l’autorité dont nous avions la charge ».…

Carte noire pour Georges-Olivier Châteaureynaud : Nayib Dukele, Donald Trump et la solution provisoire
Assis par terre vêtus pour l'essentiel de leurs tatouages, les mains liées dans le dos, le crâne rasé, le front plaqué contre l'échine de celui qui les précède. Dans le hall de la prison, les rangées de détenus prosternés semblent une seule créature annelée, lombric ou ténia géant formé d'hommes les uns dans les autres encastrés, preuve de l'excellence du modèle répressif appliqué depuis 2023 au Cecot, Centro de Confinamiento del Terrorismo créé par le président salvadorien Nayib Bukele. Ses 40 000 internés font à la fois horreur et pitié. Les mareros, hommes de main et tueurs à gages des gangs, constituent « la lie de la terre ». Cette lie, ils l'arborent. Épaules, poitrail, ventre et pectoraux, bras et jambes, cou, dos, menton, nez, joues, nuque, tempe et front sont ornés de défis et de menaces adressés à la société. Rudimentaires ou peaufinées, ces œuvres d'art misérable professent leur appartenance à une anti-humanité. Le châtiment forcené infligé au Cecot entérine cette revendication. Les détenus, marqués par eux-mêmes pour l'ostracisme, sont retranchés de l'espèce par simple décision administrative arbitraire, sans jugement contradictoire, sans avocat. [...]
Grand reportage : le Paris parallèle des glaneurs
C'est toujours la même chose. Si l’on veut prendre le pouls de la société parisienne qui galère, on file vers le nord. On prend la ligne 4 jusqu’à porte de Clignancourt, ou la 12 jusqu’à la porte de la Chapelle – si l’on est encore plus aventureux. De toute façon, c’est du pareil au même : entre les deux, le boulevard Ney se répand sur plusieurs kilomètres d’ordures, de fumerolles pestiférées vomies en chœur par les bouches d’égouts et de ces braseros abandonnés où couvent les cendres sales de l’hiver – quand ce ne sont pas quelques marrons miteux qui grelottent crapuleusement sous l’œil torve d’un échappé de Pondichéry. Le boulevard Ney est né d’une démolition, et il semble en porter encore les stigmates. C’est un boulevard-pansement, un boulevard-rustine, qui a du mal à cacher son passé honteux de fortification militaire de bas étage. En effet, il faisait partie comme tous les « Maréchaux » de ces fortifications édifiées par Adolphe Thiers en 1841 pour défendre les portes de Paris, à cette époque terrible où Louis-Philippe, notre plus piriforme monarque, craignait encore qu’on fît de la capitale le cimetière de ses molles ambitions. Étranglé au nord-ouest par les échangeurs autoroutiers, à l’est par les tours hideuses de la Pompidolie frénétique, le boulevard Ney garde de son passé militaire cette grisaille de chiendent, cette tristesse de fortin macabre. [...]
Arnaud Florac… sort la sulfateuse
Quelle est la plus grande imposture éducative ?

Il y a deux plus grandes impostures éducatives ex aequo. La première, c’est l’éducation bienveillante. « Aimer l’autre, c’est exiger qu’il se dépasse », dit Rainer Maria Rilke. Éduquer, c’est conduire vers le haut. La seconde, c’est de faire croire que tout se vaut, que toutes les vies sont également intéressantes. Le monde actuel est plein d’adultes à qui on dit, comme à des enfants de deux ans, que les gribouillis de leur vie sont très jolis comme ça. Ils ne grandiront jamais. [...]
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Frédéric Hermel : la foi malgré tout
L’édition française croule sous les égo-trips de fabulistes féminolâtres et sous les égo-fictions pseudo capiteuses où des demi-mondaines se pâment sur leurs facéties vaguement érotiques. On aurait tendance à oublier qu’avant l’autofiction, il y avait le récit de confession. C’est ça la foi de Frédéric Hermel, sous son titre gentiment publicitaire, peut se lire comme […]
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Éditorial d’Arthur de Watrigant : Lever les yeux

L’histoire ne dit pas si Nicolas Sarkozy a eu le temps de lire l’excellente biographie de Jésus de Jean-Christian Petitfils ou Le Comte de Monte Cristo (en deux tomes avait-il pris le soin de préciser), en revanche il a eu le temps d’écrire ! Journal d’un prisonnier. À peine sorti de vingt jours de taule, le récit de l’ancien président fait déjà le tour des rotatives. Encore quelques jours et vous pourrez l’offrir à votre belle-mère ou à votre pire ennemi pour Noël. Voici une opération rondement menée.

Pas comme celle de Thomas Guénolé, vous savez cette tronche de pinnipède qui veut qu’on l’appelle docteur parce qu’il a pondu une thèse (pour démontrer « l’existence d’une pensée politique spécifique du centre d’Aristote à Valéry Giscard d’Estaing », véridique !) et qui s’est embarqué dans une croisière avec la cour des miracles direction Gaza. Eh bien le bougre raconte désormais, dans un seul en scène à l’allure tragique de seul en salle, l’issue de sa croisière clownesque (Rima Hassan, maligne ou fatiguée des vociférations de Greta Thunberg, s’est carapatée juste avant) : trois jours au gnouf dans une prison israélienne.…

Carte noire pour Emmanuel Godo : les statues
Dans les années 80, encore, on pouvait voir, assez facilement, la nuit, à Paris, certaines statues des parcs, des squares, des places et des coins de rue, descendre de leur socle et aller faire un tour dans les venelles oubliées, sur les quais de Seine, et même le long des boulevards. J’ai le souvenir un soir de décembre 84, après une soirée passablement arrosée où nous avions refait le monde, dans mon petit studio de la rue Jeanne d’Arc, mes amis Bruno, Raphaël et moi, d’une déambulation interminable qui m’avait amené, je ne sais comment, à me retrouver seul près du Luxembourg à quatre heures du matin. La nuit étoilée, la mémoire somnambule, l’esprit à moitié envolé, il y eut soudain près de moi, sorti de nulle part, le frou-frou d’une robe de taffetas. Je reconnus distinctement, malgré le marteau mal dissipé du Rhum arrangé, le visage de Marie Stuart. La conversation fut un peu brouillonne de mon côté, et du sien très raffinée, et parfaitement claire. Je bredouillais quelques sentences bien pesées sur la France mitterrandienne, elle me cita Plutarque et Cicéron avec la douceur qu’on prend toujours avec les agités. Elle me quitta à l’aurore pour retourner auprès de ses compagnes. [...]
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Valérie Pécresse déboutée, victoire pour L’Incorrect

Dans notre numéro de novembre 2020, nous proposions un dossier sur ces élus qui participent en toute impunité à l’islamisation des villes et des quartiers. Valérie Pécresse y était citée pour avoir pris part à un iftar – le repas de coupure du jeûne pendant le ramadan – en Seine-Saint-Denis en 2015, afin de dénoncer « ce fléau de l’islamophobie ». L’élue y était présente aux côtés des représentants de l’Union des associations musulmanes du 93, une association relie à la Mosquée de Pantin qui avait diffusé la vidéo de Brahim C. traitant le professeur Samuel Paty de voyou. En conséquence nous lui avions décernée le titre de « meilleur espoir » des « collabos ».

Forcément, nos propos avaient profondément déplu à la présidente de région, qui nous a immédiatement attaqués en justice pour « injure publique ». À l’issue du premier procès en instance, en décembre 2023, nous avons été condamnés à verser à la présidente de la région Île-de-France 3 500 euros, dont 1 500 euros au titre de préjudice moral.…

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