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La dérive des idéologies intersectionnelles à l’Université

Créé en 2020, l’Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires est composé d’une centaine d’universitaires inquiets des dérives idéologiques dans le milieu académique. L’objectif est simple : dénoncer les idéologies « non seulement anti-républicaines mais également génératrices de ressentiment entre groupes ethniques, et matrice d’une dislocation de la Nation ». Suite à la demande d’enquête sur les dérives islamo-gauchistes dans le milieu universitaire par le ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal, et alors que le CNRS a refusé de s’en charger, l’Observatoire a décidé de prendre le relai et vient de publier son compte-rendu.

Le rapport fait étalage de diverses annonces, thèses et conférences qui témoignent de l’ampleur qu’ont prise ces idéologies dans la sphère académique. Il s’articule autour de sept axes : thèses, revues scientifiques, publications et programmes de recherche, influence sur les sciences dures, offres de poste, axes de recherche en laboratoires, et enfin « cancel culture ». Il répertorie dans chaque cas un florilège d’énoncés, parfois accompagnés de courts textes explicatifs. Sans jamais nommer les auteurs, cette enquête conserve une certaine objectivité et s’efforce de se concentrer sur les faits.

Lire aussi : Islamo-gauchisme à l’université : un premier bilan

Au sujet des thèses, la typologie nous permet « par-delà l’hyperspécialisation caractéristique de l’exercice, (…) de voir que ce vocabulaire redessine un monde très simple, reposant sur des concepts explicatifs tout aussi simples dont la portée analytique est confuse ». Nous avons eu l’occasion d’en faire un sélectron succulent. Un autre axe expose les cas de six revues et d’un site auxquels l’Observatoire reproche un manque de neutralité, à l’image du débat scientifique : « D’une façon générale, ces revues qui se veulent scientifiques sont largement engagées et militantes ». D’après le rapport, le processus de sélection des articles publiés « ne répond pas aux critères habituels des revues académiques ».

Les chercheurs se penchent ensuite sur les publications et programmes de recherche « dont la convergence idéologique est frappante ». Comme pour les thèses, il est intéressant d’observer une « accumulation d’expressions anglophones, l’émergence des mêmes théories de race, genre et écriture inclusive ». On y trouve l’existence d’un nouveau domaine « genre » par les Presses de Sciences Po, ou un séminaire organisé par l’école et intitulé « Comment enquêter auprès des femmes portant le niqab ? ». Ces pratiques observées dans le milieu des sciences sociales et humaines, se propagent désormais dans les sciences dures. Certes, « l’affaire George Floyd a enflammé la question raciale et l’a mise au premier plan dans la société américaine (puis par mimétisme dans le reste du monde occidental) et dans la science et le domaine biomédical ». Mais dès 2016, on pouvait entendre des revendications telles que « décolonisons la science », mouvement né en Afrique du Sud dans l’université de Cape Town. Même les offres de recrutement pour des professeurs ou maîtres de conférences ne font plus semblant d’être neutre : ces offres d’emploi répondent à la demande des étudiants, et sont vérifiées par des « conseils centraux », les mêmes qui attribuent les postes à responsabilité.(...)

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Pourquoi les gentils sont-ils de gauche ?

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Il est permis de douter. Il est permis de s’interroger sur son engagement, sur sa foi, sur la nature même du combat que l’on mène, à son humble niveau. Sommes-nous du bon côté ? Avons-nous choisi le bon camp ? L’opinion a été tellement hystérisée et silotée par les réseaux qu’il ne reste plus beaucoup de place pour les atermoiements, pour les probités du doute. La rumeur du monde est devenue bloc, il suffit de tendre l’oreille pour s’en assurer : maintenant que chaque citoyen est devenu producteur d’information, de signifiant, il n’y a plus que de l’opinion, la moindre information est déjà chargée en particules, en gravité conscientisée, en gauche ou en droite. C’est pourquoi la scénarisation officielle du politique entend désormais monter du doigt la « droitisation » de certains médias, le monopole glissant de CNews et la prochaine acquisition d’Europe 1 par Bolloré. C’est tout le train-train des fantasmes habituels du gauchiste qui se remet en branle : face aux bruits de bottes, on résiste. Les chroniqueurs et les humoristes lèvent le poing et serrent les fesses bravement. Libération et son générateur de unes grotesques évoque « la bande FN » et croit déceler dans ce vent qui tourne les courants annonciateurs de la peste brune. Quel sera notre Reichstag ?

En fait, la gauche est tout simplement surprise de ne plus avoir le monopole sur la presse, sur les idées. De n’être plus la seule à mettre des pièces quotidiennement dans la machine idéologique. De n’être plus forcément désignée comme le camp du bien. Peut-être même qu’elle commence à douter elle-aussi, c’est tout ce que nous lui souhaitons. Est-ce que les chroniqueurs de Yann Barthès ne sont pas eux-mêmes assaillis par la honte lorsqu’il doivent déployer chaque soir leur catalogue de clichés progressistes et creux ?  Oui, les générations se sont succédé, oui, évacuant lentement les scories mythologiques du socialisme. Mitterrand pour beaucoup n’est plus qu’une momie maléfique qu’il convient de laisser pourrir à l’ombre de l’histoire. Le sang de la France s’est régénéré, on est sorti de la sidération progressiste. Suprême offense pour les gauchistes et les tenants du bon goût, on ose même « se dire fier d’être réactionnaire ». Le plafond de verre va-t-il se briser ? En fait, pour la première fois depuis longtemps, les bien-pensants ont peur d’être démasqués. La Covid a fait tomber pas mal de masques, les collabos ont été surpris la main dans le sac, les langues se sont déliées. [...]

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Les élèves anglais, blancs et pauvres mis au ban par le système éducatif

Le Commons Education Select Committee surveille le travail du ministère de l’éducation qui couvre l’aide sociale aux enfants, les écoles, les collèges, les lycées et l’enseignement supérieur. Ce comité, constitué en majorité par des conservateurs, a déclaré publiquement que les élèves blancs issus de la classe ouvrière font partie des groupes les moins performants du pays et qu’ils se sentent abandonnés par la hiérarchie.

Cette étude scientifique fait part du retard de ces enfants en comparaison avec ceux d’autres ethnies. Le comité tire la sonnette d’alarme en informant que certaines expressions « politiquement controversées » - comme celle du « privilège blanc – poussent le système éducatif à laisser pour compte les petits écoliers blancs. Les députés, au regard de la loi sur l’égalité datant de 2010, exhortent les établissements à changer de ligne sous peine d’être sanctionnés par la justice.

Le fossé du « privilège blanc »

Le travail du Commons Education Select Committee mentionne notamment deux cartes de l’Angleterre. Elles révèlent que la classe ouvrière vit dans les zones les plus pauvres ; témoignant ainsi du poids conséquent des inégalités géographiques. Le rapport revient sur la non-éligibilité de la classe ouvrière pour les repas scolaires dans certains espaces du pays alors que les chercheurs démontrent que les élèves bénéficiant de la gratuité des repas scolaires ont systématiquement de meilleurs résultats [ ...]

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Égalité, que de crimes on commet en ton nom

Cette loi est d’un lyssenkisme criminel. En URSS, il y a un siècle, Lyssenko se moqua du scepticisme rationnel, et entendit « appliquer la dialectique marxiste aux sciences de la nature ». Il mena l’agriculture soviétique au désastre. De même, les féministes d’État entendent aujourd’hui appliquer leurs études de genre aux relations humaines. La loi Rixain s’appuie sur le préjugé féministe selon quoi toute inégalité de résultat entre les hommes et les femmes serait injuste. Ainsi, on part de la constatation qu’il y a moins de femmes dans les filières scientifiques ou dans les conseils d’administration des entreprises et l’on interprète ce fait comme une inégalité injuste, et comme le résultat des « stéréotypes de genre ». La loi vise conséquemment à lutter contre ces « stéréotypes » en modifiant le code de l’éducation, et le code de l’action sociale et des familles pour faciliter la diffusion de la propagande genriste – que les contribuables et les entreprises paieront par exemple à l’officine de Caroline De Haas, le groupe Egaé.

Or, même si une femme a les mêmes chances qu’un homme dans un domaine, elle peut parfaitement choisir de ne pas y consacrer autant d’efforts.

Cette loi a aussi pour objectif d’imposer, sous peine de pénalités, des quotas de 30 % de femmes dans les instances dirigeantes des entreprises de plus de 1000 salariés d’ici 2027, et 40 % en 2030. De même, les grandes écoles seront sommées de remédier aux filières genrées, en recrutant par exemple plus de femmes dans les sciences. Ainsi l’Université d’Oxford, pour répondre à ce genre d’impératif, a décidé en 2018 d’octroyer 15 minutes supplémentaires aux candidates lors des examens de mathématiques. [...]

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La foi est-elle devenue un luxe ?

Dans les quartiers chics de la capitale et dans les villes de province replètes, les églises sont à nouveau remplies le dimanche. Ça fourmille même, on fait la queue pour rentrer, on se toise, on se reconnaît, on échange parfois des regards complices par-dessus le masque – qu’on aura au préalable mis sous le menton histoire de signifier notre mépris du diktat sanitaire : pas de ça entre nous, puisque nous sommes entre initiés… On se croirait presque à l’un de ces rallyes organisés par les familles mondaines pour marier leurs cadettes. Les petits fours y sont simplement remplacés par des hosties. Oh, bien sûr, on n’oublie pas de s’agenouiller, de se signer quand il faut, on répète le credo sans même y penser, et c’est certainement le cœur qui parle. Et pourtant, on ne peut s’empêcher de se demander où se cache la foi dans ce confortable gratin, dans ce dispositif mondain cacheté par l’ordre pastoral.

Aujourd’hui en France, le catholicisme n’est plus le fait du peuple : si beaucoup de Français se disent encore chrétiens, par habitude, par culture, la plupart n’ont pas la foi et ne mettent jamais les pieds dans une église

Bien sûr, l’appartenance à l’Église catholique est un marquage social depuis longtemps – au moins depuis le XVIIIe siècle et l’avènement d’une bourgeoisie séculière qui s’est emparée des tropes du christianisme pour en décorer ses salons et graisser les poulies de son entre-soi. Mais alors le christianisme était encore voué au foyer, à l’attachement du peuple à ses régions, et son ancrage social était inextricablement lié à la notion de providence. La foi du charbonnier, c’était encore quelque chose. Le XXe siècle est passé par là, avec lui le scientisme et la sécularisation, avec lui la mauvaise interprétation de Vatican II qui a vu l’Église s’adonner à son propre retournement. Aujourd’hui en France, le catholicisme n’est plus le fait du peuple : si beaucoup de Français se disent encore chrétiens, par habitude, par culture, la plupart n’ont pas la foi et ne mettent jamais les pieds dans une église. Le catholicisme semble tristement limité à une petite élite citadine et cultivée, tandis qu’il déserte les campagnes et les villes moyennes[...]

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Maurice Berger et le développement de l’enfant délinquant

S’il a recours à la psychanalyse, ses constats et recommandations sur le développement de l’enfant ont le mérite de ne pas épouser les thèses idéalisées et misérabilistes, et donc de sortir des sentiers battus du politiquement correct.

Le pédopsychiatre rapporte tout d’abord que les jeunes entre 13 et 17 ans, s’ils font preuve de plus de violence qu’auparavant, conservent cette attitude souvent toute leur vie, ce qui contribue à en faire des « incasables ». Ainsi, auparavant, 85 % des mineurs changeaient de comportement après une traduction en justice. En 2020, ce chiffre est tombé à 65 %.

C’est le cas de plusieurs terroristes bien connus : Mohamed Merah (attentats de 2012 à Toulouse), Medhi Nemmouche (le tueur de Bruxelles en 2014), les frères Kouachi (attentat de Charlie Hebdo, 2015) ou Hayet Boumeddienne (compagne d’Amedy Coulibaly, lui-même auteur des attentats ayant suivi celui de Charlie Hebdo), tous placés dans des centres adaptés.

Ces individus ont tous eu une enfance difficile : c’est le « constat de fabrique » de Maurice Berger. Ainsi, les jeunes dépourvus d’empathie et qui ne se reconnaissent que dans l’appartenance clanique à leur groupe ont bien souvent été exposés à des scènes de violence conjugale et à une forte instabilité de l’environnement dans leur plus jeune enfance, sans compter d’autres troubles (paranoïa, schizophrénie). Souvent, ils ont été dépourvus des interactions sociales essentielles durant la petite enfance : pas de jeu, pas de sourire des parents, incapacité de dire « non » à son père sans risques de représailles.

Lire aussi : Affaire Sarah Halimi : quand le haschich excuse le crime

Le docteur a suffisamment cerné ces individus – très largement d’origines maghrébines – pour affirmer que l’origine de leur violence n’est pas d’ordre économique : elle provient de leur environnement familial et culturel, où perdure une très large inégalité entre les sexes et un tempérament violent. Selon lui, moins une société est égalitaire en terme de relations homme-femme, plus l’enfant sera susceptible d’avoir un développement anormal et carencé, à cause notamment des violences conjugales commises devant lui. S’ensuit l’exclusion, le racisme, la ghettoïsation, qui sont plus de l’ordre la conséquence que de la cause.

Plus que d’une simple compréhension, Maurice Berger a vécu en immersion bien malgré lui avec ce type de personne. Dans son livre précédent, Sur la violence gratuite en France, une anecdote personnelle rapportait que durant son footing quotidien, de jeunes maghrébins lui lançaient des pierres grosses comme un poing fermé, le forçant finalement à déménager. Il n’hésite pas à fustiger dans ses ouvrages le laxisme post mai-68, qui se traduit par le réflexe parental de la « honte d’avoir honte » du comportement de son enfant en société. Or, la honte et la pression sociale sont des sentiments nécessaires afin que l’enfant et plus généralement n’importe quel individu se conforme à la société. Ce sont elles qui permettaient d’éviter les scènes devenues courantes de parents regardant béats leur enfant mal se comporter en société, et dont l’absence nuit au développement de l’enfant par manque ou absence de limites.

Dans son dernier rapport, le docteur peste contre la loi Belloubet, qui interdit la prison pour les peines ne dépassant pas 6 mois de détention, alors que c’est justement, selon lui et plusieurs magistrats, les courtes peines fermes de prison qui permettent les « électrochocs» de dernier recours pour l’enfant, afin de lui faire prendre conscience de la gravité de ses actes. [...]

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Père Bernard Auville : où sont les intellectuels catholiques ?
Quel est le but de cette revue ?  Il y a cinq ans, j’avais proposé à Monseigneur Aupetit, qui était à l’époque notre évêque, de créer un service de relation entre l’Église et le monde politique pour les Hauts-de-Seine. J’ai donc organisé un accompagnement des élus catholiques et des formations. M’est venue ensuite l’idée de […]
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Quand l’UEFA la joue neutre
Ce mercredi 23 juin se jouera le match de l’Euro, opposant les Hongrois aux allemands. Sur demande de la municipalité de Munich, le stade Allianz Arena devait être éclairé aux couleurs arcs-en-ciel en soutien à la communauté LGBT. Une provocation à l’encontre de la Hongrie, en réaction aux lois votées par le Parlement hongrois pour […]
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