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Comment Valérie Pécresse finance l’idéologie LGBT

Invitée sur France Info ce jeudi et questionnée sur la polémique du stade munichois aux couleurs LGBT, Valérie Pécresse s’en est pris à la politique de Viktor Orban : « Aujourd’hui, ce que fait monsieur Orban vis-à-vis des Hongrois homosexuels est inacceptable ». C’est que la présidente sortante de la région Île-de-France, arrivée largement en tête au premier tour avec près de 36%, a depuis quelques temps fait sa mue sur les questions sociétales, passant du conservatisme au progressisme comme l’on change de chaussettes.

Députée UMP, elle flirtait avec le droite conservatrice pour profiter de la vague Manif pour tous : elle votait contre la loi Taubira et proposait même de « démarier » les couples homosexuels. En novembre 2014, elle change d’avis sur le mariage pour tous après « avoir réfléchi ». Mais un an plus tard, elle se rend tout de même à la Manif pour tous, avec d’autres cadres du parti tels Xavier Bertrand ou Laurent Wauquiez, qui eux réclament l’abrogation de la loi. En 2015, elle réunit la frange conservatrice de la droite proche de Sens Commun, et six personnalités opposées à la loi Taubira figurent sur les listes de la candidate aux régionales. Elle nomme Caroline Carmantrand, une anti-mariage gay, à la présidence de la commission famille et action sociale du conseil régional. « On ne subventionnera pas la théorie du genre » promet-elle encore, lors d’un rassemblement de la Manif pour tous.

Lire aussi : Adieu la droite : Valérie Pécresse fait peau neuve

Pourtant, depuis qu’elle a quitté le parti LR pour fonder Soyons Libres, Valérie Pécresse a mis en place une politique bien éloignée de ce qu’elle avait annoncé. Elle participe activement à la promotion de l’idéologie libertaire et LGBT (le tout en écriture inclusive, cela va de soi). [...]

Trocadéro, rendez-vous de l’ennui joyeux (1979-1982)

Donc les terrasses de bars et cafés ont rouvert, à défaut des cafés et bars eux-mêmes. Ne boudons pas notre demi-plaisir : les terrasses, ça fait sacrément partie de l’anthropologie urbaine et notamment parisienne, on y a préparé des révolutions ou des réactions, de Camille Desmoulins à Sartre (en passant par Maurras). C’est quand même là qu’on tuait le temps, avant le déluge covidoïde. Moi, dans une vie antérieure, j’ai tué le temps, tenté de fuir le vide et l’ennui, cherché à me socialiser autour d’une ou deux terrasses dans le secteur stratégique du Trocadéro.

À la jointure des années 70 et 80, la bouche de métro située au départ de l’avenue de Malakoff, côté nord de la place du Trocadéro, était devenue «the place to be» – surtout le samedi, ou en fin d’après-midi le reste de la semaine – pour toute une belle jeunesse : blousons dorés, juifs du Sentier, minettes, Libanais, fachos modernes et divers droite. L’abcès de fixation étant constitué par le salon de thé Carette, connu pour ses macarons chers et les filles qui les consommaient en terrasse de préférence. Dans ma bande (disons « nationale-parisienne ») très peu allaient vraiment s’asseoir dans cette volière de luxe, gardée à la caisse par une petite vieille en tailleur – sans aucun doute l’héritière Carette en personne : c’était quand même cher, et puis ça ne faisait pas assez viril. Il y avait aussi, sur le trottoir opposé de l’avenue de Malakoff, le Café du Trocadéro, mais qui sentait un peu trop la haute bourgeoisie intégrée. Non, s’il fallait s’asseoir et consommer, on préférait le Malakoff, café mitoyen de Carette et néanmoins bien « popu », bout de France Périphérique avant la lettre, enclavé en territoire grand-bourgeois. [...]

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Procès Valeurs actuelles : la comédie antiraciste

Mercredi 23 juin se tenait à la XVIIe chambre du tribunal judiciaire de Paris le procès de Valeurs Actuelles intenté par la députée Danièle Obono et d’autres parties civiles : la Ligue des droits de l’homme, SOS Racisme, la Maison des potes, le MRAP, Mémoires et Partages, et bien sûr La France Insoumise. Parmi toutes les insanités et stupidités déblatérées durant ce procès, c’est probablement Danièle Obono qui a fait preuve le plus de retenue lors de sa prise de parole au moment des débats.

Après avoir expliqué à quel point la Une et l’article l’avaient blessée, la députée a expliqué qu’il s’agissait d’une « agression » et d’une « violence » à son encontre. Elle a reproché à ses « agresseurs » de l’avoir ramenée à « moins qu’un être humain, un animal », et de lui avoir imputé des propos et positions qui n’étaient pas les siens : « On m’attribue des idées, des positionnements racialistes indigénistes, alors que ce n’est pas un sujet sur lequel je me suis positionnée. […] C’est un artifice utilisé pour me ramener à une condition animale. C’est une manière de faire pire, car un esclave c’est encore moins qu’un animal. […] Ces gens ont annihilé la dimension politique de ma personne ». La seule personne qui explique qu’un esclave est moins qu’un animal, c’est Madame Obono, mais passons.

Le point central de sa prise de parole était de dire que ses « agresseurs » la ramenaient sans cesse à sa couleur de peau. Sur quoi maître Basile Ader, avocat de la défense, l’a interpellée, lui rappelant des propos qu’elle avait tenus à l’encontre de Jean Castex sur Twitter : « Profil : homme blanc de droite bien techno & gros cumulard ». L’avocat n’a pas non plus manqué de lui rappeler ses accointances avec le Parti des Indigènes de la République et notamment Houria Bouteldja (connue pour son antisémitisme notoire) et enfin ses propos sur les attentats de Charlie et les frères Kouachi. Notamment ces mots publiés sur son blog le 11 janvier 2015 : « Je n’ai pas pleuré Charlie. […] J’ai pleuré toutes les fois où des camarades ont défendu mordicus les caricatures racistes de Charlie Hebdo ou les propos de Caroline Fourest au nom de la “liberté d’expression” (des blanc.he.s/dominant.e.s) ou de la laïcité “à la française”. Mais se sont opportunément tu.e.s quand l’État s’est attaqué à Dieudonné, voire ont appelé et soutenu sa censure… ». Notons que madame Obono a souhaité la candidature d’Assa Traoré sur une liste de Seine-Saint-Denis et participé aux manifestations « contre les violences policières » en soutien à Black Lives Matter.

La « ramener à son africanité » n’a donc rien d’infamant, à moins de considérer l’Afrique comme une infamie, ce qui semblait être le cas de tous les antiracistes bien-pensants donneurs de leçons de ce procès

C’est bien pour son obsession vis-à-vis de la race, et ses accusations constantes contre les blancs et la France qu’elle avait été choisie pour cette fiction par Valeurs Actuelles, comme l’a rappelé maître Ader. Les avocats des parties civiles n’ont cessé de répéter que ramener une femme à son « africanité » était odieusement raciste. Madame est née au Gabon et n’a obtenu la nationalité française qu’en 2011, la « ramener à son africanité » n’a donc rien d’infamant, à moins de considérer l’Afrique comme une infamie, ce qui semblait être le cas de tous les antiracistes bien-pensants donneurs de leçons de ce procès.

Dominique Sopo, président de SOS Racisme, a expliqué que le texte de VA était raciste puisque « le seul critère laudatif sur Danièle Obono, était sa robustesse pour transporter l’eau et le mil ». De même pour le fait qu’elle soit décrite comme « laide, bête, petite et ramassée ». On ignorait que tous les Africains étaient « robustes, laids, bêtes, petits et ramassés ». Dominique Sopo ajoute l’accusation d’un « retournement du stigmate » : « Dire “c’est vous qui y voyez du racisme, car vous êtes raciste”, c’est une injure multiraciste ! » Vous avez mal à la tête ? Nous aussi.

Mention spéciale au président de Mémoires et Partages, qui s’est mis à hurler : « Nous savons la spécificité de la traite par les blancs : la racialisation ! Ça n’existe pas entre Africains, ni avec les Arabes ! » Qu’il aille expliquer ça aux esclaves bien actuels torturés en Libye et dans les pays du Golfe, ou même aux noirs régulièrement agressés et traités de « nègres » par des maghrébins ici en France.

Lire aussi : L’affaire Obono-Valeurs Actuelles

La juge a eu beau demander aux parties civiles de plaider de manière synthétique, afin de permettre à la défense de s’exprimer à une heure décente, elles avaient apparemment décidé d’adopter une stratégie de submersion. À tel point qu’au bout de trois plaidoiries sur six, la juge a menacé de passer directement la parole à la défense. [...]

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Dans la famille Traoré, je demande l’autre frère

Malheureusement, nous n’en avons pas fini avec les Traoré. La défense d’Assa repose uniquement sur la mort de son frère Adama. Si elle a pu convaincre que le violeur à la fourchette méritait des genoux à terre et des manifestations de grande ampleur, pas sûr que tous ses frères obtiennent le même soutien.

Trafic de drogue ? Viol ? Agression ? Vol ? Aucun de ces motifs n’est retenu pour le procès de Bagui Traoré. Cette fois-ci en tout cas, parce qu’avec dix-neuf mentions sur son casier judiciaire, la question méritait de se poser. Mais cette fois, les faits sont d’une autre nature : tentatives de meurtre commises en bande organisée. Mieux valait en rester à la drogue.

Lire aussi : Enquête : Qui finance le mouvement Black Lives Matter ?

Les nuits ayant suivi la mort d’Adama Traore avaient été noires, ou plutôt rouges du sang des policiers. Le décompte est éloquent : trente-cinq blessés en uniforme, dont treize par arme à feu. Du côté des émeutiers, le résultat est bien moins lourd, et pour ainsi dire nul : l’on attendra encore les preuves d’un racisme systématique. Ce bilan est le résultat du courage indéniable du général Thomas qui dirigeait le groupement de gendarmerie du Val-d’Oise. Alors que les forces de l’ordre étaient légalement fondées à riposter parce qu’elles étaient visées par des armes potentiellement létales, il leur a demandé de ne pas le faire. « Il n’y a aucun blessé parmi les émeutiers. Nous pouvions abattre les tireurs. Les unités disposent d’armes de guerre. J’ai donné l’ordre de ne pas les employer. Je me rends compte alors qu’il ne va pas falloir rentrer dans une surenchère, risquer un engrenage ». Quand un homme, bien loin d’être blanc comme neige, meurt lors d’une arrestation, ce sont toutes les banlieues qui se réveillent et qui mettent la ville à feu et à sang. Pourtant si les policiers pouvaient répliquer, ils ont pris le risque de perdre les leurs. Pour eux, il n’y aura pas de manifestations, ni de « Cops Lives Matter ».

Mais qu’a-t-elle à dire aux victimes de ses frères ? Eux n’ont pas la peau assez foncée pour mériter justice.

80 gendarmes ont donc porté plainte contre le frère d’Adama, soupçonné de tentative de meurtre sur des forces de l’ordre. Sa sœur Assa y voit un acharnement et affirme être, elle et sa famille, les victimes de cette histoire. « J’ai l’impression que la vie de mon frère vaut moins que les 80 gendarmes. On ne peut pas dissocier les deux affaires » s’émeut-elle. Bagui, bien vivant, devrait donc être disculpé du fait de la mort de son frère ? La grande sœur du défunt tente de tout relier à Adama – « Adama, c’est le frère de cet homme, qui est dans le box. On ne peut pas parler de Bagui, sans parler d’Adama » – pour se complaire dans sa position de victime : « Je me retrouve à la barre du mauvais côté. Je me retrouve avec ma famille du côté des coupables, pas du côté des victimes [....] ».

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#SaccageParis : à Paris on ne répare pas les routes, on répare les gens

Au diable l’écologie ressassée par la gauche : comme elle détruit, cette prétendue écologie ! Celle-là même qui copie allègrement les Américains, pro-migrante et par là pro-mondialisation, pro-tourisme de masse mais qui empêche par ailleurs la trop grande circulation des voitures. Belle contradiction cependant.

Lire aussi : Enquête : comment Anne Hidalgo ruine Paris

Le #saccageparis n’est plus à découvrir. Twitter est englouti d’une multitudes de photos toutes plus affligeantes les unes que les autres de Paris la dégueulasse. Le mot-dièse dénonce, entre autres, la politique des progressistes désireux de rendre Paris moins polluant, plus piéton et plus vert, qu’ils nomment « politique de végétalisation ». Un objectif louable mais pétri de contradictions et qui rend Paris ni plus propre ni plus agréable. Au contraire. Arbres morts et plantes desséchées, voilà ce qui embellit les rues de Paris. Peu ou pas du tout entretenue, la verdure se meurt mais qu’importe, pourvu qu’on ait remplacé un banc par une plante crevée. 

Plus énervant encore, ces affreux aménagements cyclables : les blocs de bétons et les plots jaune fluo disposés sur la route afin de préserver la sécurité des cyclistes. Nicolas d’Estienne d’Orves, auteur de La Gloire des maudits, nous confie à ce sujet que « le combat contre la voiture est nécessaire, mais Hidalgo le fait d’une façon dictatoriale et en plus avec laideur ».

Immondices en béton pour cyclistes

Quand ce ne sont pas les gros blocs, ce sont les barrières de travaux qui donnent un haut-le-cœur. On pourrait croire et espérer que les travaux rendent la ville lumière plus propre. Or c’est l’inverse. Ils s’éternisent et sont omniprésents.

Image 6Pourquoi ? Tout simplement parce que, depuis 2015, les travaux de réparation de la voirie sont effectués par les entreprises de construction qui ont elles-mêmes causé les dégâts. Auparavant, la mairie se chargeait directement des restaurations, et envoyait ensuite la facture aux entreprises en cause. Depuis que ces dernières doivent s’en charger elles-mêmes, elles traînent, ce qui explique l’éternisation et l’omniprésence des travaux qui mangent les trottoirs de la capitale.

Atrocité grisâtre

Du fin fond du XVe arrondissement jusqu’en haut du parc des Buttes-Chaumont, des barrières grisâtres, taguées qui plus est, empêchent aussi les piétons de prendre le moindre trottoir sans obstacle. En général, elles servent à éviter aux passants des passages considérés comme dangereux. Eh oui, à Paris, on préfère contourner le problème. Ainsi, la mairie déverse 1,4 million d’euros de dédommagement par an aux personnes qui se seraient blessées du fait de la mauvaise tenue des routes. À Paris on ne répare pas les routes, on répare les gens.

Outre ces immondices en béton, des aménagements affreux viennent réduire à néant le peu de charme que Paris conservait tant bien que mal. Les terrasses éphémères, bien qu’utiles à la réouverture des bars et au divertissement des citadins enfin libérés, ajoutent au manque de beauté de ces dernières années. Autre conséquence du virus, des terrasses bâchées, à moitié détruite, parfois recouvertes de graffitis. Il est loin le charme du bistrot parisien aux tables bancales. Elles se cachent désormais derrière un agencement en bois. [...]

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L’Institut pour la Justice : « Y a-t-il un lien entre délinquance et immigration ? »

« Notre étude révèle que les étrangers mis en cause sont surreprésentés dans toutes les catégories pénales, en particulier quand elles impliquent des violences physiques ». C’est ce que développait Pierre-Marie Sève, Délégué général de l’Institut pour la Justice (IPJ) dans une interview donnée au Figaro après que le think-tank qui promeut « une justice plus lisible » ait fourni en mars un rapport intitulé : « Y a-t-il un lien entre délinquance et immigration ? ». Mené par Laurent Lemasson, docteur en droit public et en sciences politiques, le document de 32 pages résume ainsi ses objectifs : répondre objectivement à la question de savoir si ce lien est avéré, mais aussi proposer des solutions après avoir éclairci les faits.

Chiffres et données sont donc exposés avec précision, l’IPJ ayant bien souvent été accusé par la gauche de prôner sans fondement des idées d’« extrême droite ». C’est en tout cas ce que racontait Libération dans un article de 2009 - « un Institut pour la justice au lobbying très adroit » - ou Slate qui écrivait en 2011 que « les travaux de l’Institut pour la justice correspondent souvent à une idéologie sécuritaire ». Ajoutons à cela que l’IPJ avait également été affiché sur le « mur des cons » par le Syndicat de la Magistrature en 2013. Une vindicte médiatique pointée par l’IPJ en introduction de son rapport : « Il existe des réalités que même un enfant peut voir, mais dont cependant nul n’ose convenir publiquement, de peur des conséquences sociales qui pourraient découler de cet aveu pour celui qui le fait ». [...]

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La dérive des idéologies intersectionnelles à l’Université

Créé en 2020, l’Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires est composé d’une centaine d’universitaires inquiets des dérives idéologiques dans le milieu académique. L’objectif est simple : dénoncer les idéologies « non seulement anti-républicaines mais également génératrices de ressentiment entre groupes ethniques, et matrice d’une dislocation de la Nation ». Suite à la demande d’enquête sur les dérives islamo-gauchistes dans le milieu universitaire par le ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal, et alors que le CNRS a refusé de s’en charger, l’Observatoire a décidé de prendre le relai et vient de publier son compte-rendu.

Le rapport fait étalage de diverses annonces, thèses et conférences qui témoignent de l’ampleur qu’ont prise ces idéologies dans la sphère académique. Il s’articule autour de sept axes : thèses, revues scientifiques, publications et programmes de recherche, influence sur les sciences dures, offres de poste, axes de recherche en laboratoires, et enfin « cancel culture ». Il répertorie dans chaque cas un florilège d’énoncés, parfois accompagnés de courts textes explicatifs. Sans jamais nommer les auteurs, cette enquête conserve une certaine objectivité et s’efforce de se concentrer sur les faits.

Lire aussi : Islamo-gauchisme à l’université : un premier bilan

Au sujet des thèses, la typologie nous permet « par-delà l’hyperspécialisation caractéristique de l’exercice, (…) de voir que ce vocabulaire redessine un monde très simple, reposant sur des concepts explicatifs tout aussi simples dont la portée analytique est confuse ». Nous avons eu l’occasion d’en faire un sélectron succulent. Un autre axe expose les cas de six revues et d’un site auxquels l’Observatoire reproche un manque de neutralité, à l’image du débat scientifique : « D’une façon générale, ces revues qui se veulent scientifiques sont largement engagées et militantes ». D’après le rapport, le processus de sélection des articles publiés « ne répond pas aux critères habituels des revues académiques ».

Les chercheurs se penchent ensuite sur les publications et programmes de recherche « dont la convergence idéologique est frappante ». Comme pour les thèses, il est intéressant d’observer une « accumulation d’expressions anglophones, l’émergence des mêmes théories de race, genre et écriture inclusive ». On y trouve l’existence d’un nouveau domaine « genre » par les Presses de Sciences Po, ou un séminaire organisé par l’école et intitulé « Comment enquêter auprès des femmes portant le niqab ? ». Ces pratiques observées dans le milieu des sciences sociales et humaines, se propagent désormais dans les sciences dures. Certes, « l’affaire George Floyd a enflammé la question raciale et l’a mise au premier plan dans la société américaine (puis par mimétisme dans le reste du monde occidental) et dans la science et le domaine biomédical ». Mais dès 2016, on pouvait entendre des revendications telles que « décolonisons la science », mouvement né en Afrique du Sud dans l’université de Cape Town. Même les offres de recrutement pour des professeurs ou maîtres de conférences ne font plus semblant d’être neutre : ces offres d’emploi répondent à la demande des étudiants, et sont vérifiées par des « conseils centraux », les mêmes qui attribuent les postes à responsabilité.(...)

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Pourquoi les gentils sont-ils de gauche ?

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Il est permis de douter. Il est permis de s’interroger sur son engagement, sur sa foi, sur la nature même du combat que l’on mène, à son humble niveau. Sommes-nous du bon côté ? Avons-nous choisi le bon camp ? L’opinion a été tellement hystérisée et silotée par les réseaux qu’il ne reste plus beaucoup de place pour les atermoiements, pour les probités du doute. La rumeur du monde est devenue bloc, il suffit de tendre l’oreille pour s’en assurer : maintenant que chaque citoyen est devenu producteur d’information, de signifiant, il n’y a plus que de l’opinion, la moindre information est déjà chargée en particules, en gravité conscientisée, en gauche ou en droite. C’est pourquoi la scénarisation officielle du politique entend désormais monter du doigt la « droitisation » de certains médias, le monopole glissant de CNews et la prochaine acquisition d’Europe 1 par Bolloré. C’est tout le train-train des fantasmes habituels du gauchiste qui se remet en branle : face aux bruits de bottes, on résiste. Les chroniqueurs et les humoristes lèvent le poing et serrent les fesses bravement. Libération et son générateur de unes grotesques évoque « la bande FN » et croit déceler dans ce vent qui tourne les courants annonciateurs de la peste brune. Quel sera notre Reichstag ?

En fait, la gauche est tout simplement surprise de ne plus avoir le monopole sur la presse, sur les idées. De n’être plus la seule à mettre des pièces quotidiennement dans la machine idéologique. De n’être plus forcément désignée comme le camp du bien. Peut-être même qu’elle commence à douter elle-aussi, c’est tout ce que nous lui souhaitons. Est-ce que les chroniqueurs de Yann Barthès ne sont pas eux-mêmes assaillis par la honte lorsqu’il doivent déployer chaque soir leur catalogue de clichés progressistes et creux ?  Oui, les générations se sont succédé, oui, évacuant lentement les scories mythologiques du socialisme. Mitterrand pour beaucoup n’est plus qu’une momie maléfique qu’il convient de laisser pourrir à l’ombre de l’histoire. Le sang de la France s’est régénéré, on est sorti de la sidération progressiste. Suprême offense pour les gauchistes et les tenants du bon goût, on ose même « se dire fier d’être réactionnaire ». Le plafond de verre va-t-il se briser ? En fait, pour la première fois depuis longtemps, les bien-pensants ont peur d’être démasqués. La Covid a fait tomber pas mal de masques, les collabos ont été surpris la main dans le sac, les langues se sont déliées. [...]

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