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Thaïs d’Escufon : « Nous ne créerons pas de Génération identitaire bis »

Le Conseil d’État a confirmé hier la dissolution de Génération identitaire suite à votre référé-suspension. Quelle a été votre réaction ?

Nous avions en effet déposé un référé-suspension qui demandait à ce que nous puissions continuer à militer jusqu’à la décision finale du Conseil d’État. C’est ce référé-suspension qu’il a rejeté. Cette décision est scandaleuse dans la mesure où ce qui nous est reproché est totalement ubuesque. On nous accuse de faire le lien entre terrorisme et immigration alors que ce lien est reconnu par Emmanuel Macron ou encore Bruno Le Maire suite à l’égorgement de cette pauvre policière à Rambouillet. Cela est d’autant plus paradoxal que c’est le slogan « On les accueille, ils nous égorgent » qui nous a été reproché. Les récents événements nous donnent encore une fois raison. Ils ne vont pas pouvoir dissoudre la réalité, mais préfèrent se voiler la face et nous faire taire.

Il nous était aussi reproché d’essentialiser les étrangers. Nous avions fait une action sur un toit avec une banderole afin de demander de l’argent pour les Français et encore une fois on nous a accusés de discriminer les étrangers, alors que nous réclamions seulement la préférence nationale, comme le fait le Rassemblement national et tant d’autres personnalités politiques. Nous avons toujours dénoncé cette décision qui a des motifs purement politiques puisqu’aucun de nos porte-paroles n’a jamais eu aucun mot plus haut que l’autre. Nous sommes toujours restés dans le cadre de la liberté d’expression, et les opinions que nous exprimons sont partagées par une large partie de la population française.

Aviez-vous un maigre espoir d’inverser le processus ?

Pas vraiment, cette décision n’est malheureusement pas une surprise. On s’y attendait puisque le Conseil d’Etat n’est généralement que peu favorable à ceux qui expriment des opinions telles que les nôtres. C’est un procès politique, et c’est sans grande surprise qu’ils allaient continuer sur cette lancée. Mais nous avons quand même voulu essayer car nous ne voulions pas rester sans rien faire. Le fait d’accepter bêtement et simplement cette décision sans même protester ne nous paraissait pas normal. Il était nécessaire de pointer du doigt cette décision politique, quand bien même nous avions peu de chance de gagner.

Vous êtes accusés de xénophobie, de racisme, d’utilisation d’une rhétorique guerrière et d’agir comme une milice privée. Que répondez-vous à cela ?[...]

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Sélectron : les citations (retravaillées) d’Éric Zemmour (1/2)

10 - « Le monde est plein de vertus chrétiennes devenues folles » de G.K Chesterton

9 - «  Il n'y a point d'homme dans le monde. J'ai vu dans ma vie des Français, des Italiens, des Russes, mais l'homme,  je ne l’ai jamais rencontré » de Joseph de Maistre

8 - « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes » de Jacques-Bénigne Bossuet

7 - « Tout est morale dans les individus, tout est physique dans les masses » de Benjamin Constant

6 - « Droite et gauche sont des détaillants qui se fournissent auprès du même grossiste, l’Europe » de Philippe Séguin

Lire aussi : Sélectron : les citations (retravaillées) d’Éric Zemmour 2/2 [...]

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François Mitterrand : le chef d’état permanent
« Je serai le dernier des grands présidents », se félicitait Mitterrand peu avant sa mort. Les trente dernières années vérifièrent cette prédiction, qui semble surtout la conséquence de ses deux septennats : c’est à partir de 1981 que furent prises certaines orientations irréversibles qui aboutirent aux impasses dans lesquelles nous pataugeons aujourd’hui. Placés devant des […]
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Traité de la vie élégante : « C’est très français ! »

Dans le salon brillamment illuminé, l’aiguille de l’horloge était d’accord avec celle des montres des convives pour se rapprocher dangereusement de l’heure fatidique.

 – Quand je pense qu’on est en plein couvre-feu, qu’il est presque minuit et qu’on reste encore assis là à bavarder, comme on faisait avant…

Chantal de S., en dépit de la quantité phénoménale de macarons qu’elle était parvenue à ingérer depuis la fin du dîner, supportait mal les digestifs et autres alcools forts. Son mari, Lucien, lança un regard désolé à son vieux copain E., et à leur hôte, Jean-Philippe.

– Eh bien on dira ce qu’on voudra, mais ça, c’est très français ! poursuivit la moraliste pompette. C’est très français de violer la loi en se réclamant de l’ordre, et de récriminer contre les atteintes aux libertés tout en se plaignant de l’absence d’autorité !

Être « très français », c’est être fier de l’être, et amoureux de la France jusqu’à en mourir

 – Ma pauvre Chantal, répliqua aussitôt Mathilde en fixant les reflets mordorés de son verre de Chartreuse, je pense surtout que c’est très français de dire « c’est très français » – dans le but de dire du mal de ses compatriotes, passés, présents et futurs… Vu la manière dont vous l’utilisez, cette formule, qui vise chacun d’entre nous, devient un instrument d’auto-dépréciation masochiste, de culpabilisation collective, l’accessoire indispensable du petit collabo du « décolonialisme » contemporain !

 – Mesdames, Mesdames ! s’interposa E., dissimulant derrière un front soucieux une forte envie de rire aux éclats. Allons, vous n’allez tout de même pas vous battre pour une formule ?

– Surtout aussi délicieusement française ! approuva Jean-Philippe, en hôte de choix.

– À ce propos, j’ai lu le mois dernier un papier de L’Incorrect où j’ai appris que sa première utilisation attestée remontait à la Monarchie de juillet – dans un roman de Marie Nodier, la fille de Charles, paru en feuilleton dans un journal fouriériste. À un personnage qui déclare qu’il n’a jamais su en vouloir à une femme, surtout quand elle est jolie, un autre répond en s’exclamant que « c’est très français, très chevalier…

– Très macho, oui, ça ne m’étonne pas, mon cher E., que vous ayez lu ça dans L’Incorrect ! bougonna Chantal, qui n’avait jamais été assez jolie pour que les messieurs ne lui en veuillent pas.

Lire aussi : Tribune des généraux : les Français approuvent massivement

 – En fait, j’y réfléchissais en lisant ce papier, cette expression est intéressante en ce qu’elle nous dit de quelle manière les Français (car eux seuls sont légitimement autorisés à l’employer) se voient, comment ils conçoivent leur propre identité, ce qui les définit, ce qui les caractérise, ce qui les distingue, qui n’a d’ailleurs rien à voir avec le passeport[...]

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Pour une théorie d’un désir-solipsiste

La possibilité de la transcendance et donc du désir était la dernière chose qu’il nous restait à détruire et par conséquent la seule que nous devions sauver. Le programme aujourd’hui consiste à vous laisser dans votre salon, seul, docile, face à un porno. C’est vrai que les gens meurent. L’impraticable et l’effacement ont gagné. Désirer est emprunté de l’étymologie considérer. Je suis au regret de vous annoncer que nous ne considérons plus rien. On cherche encore un peu à obtenir satisfaction. Par orgueil. Ou simplement pour passer le temps. Le désir est mort. C’était Dieu.

Le désir ne se vit pas il se pense, comme presque tout. Une lamentable certitude de volupté. On prend son matériau là où il se trouve. On copule entre fantômes. Le désir, personne ne sait bien ce que c’est. Un concept fou. Comme le peuple. « L’essence même de l’homme », l’appelait Spinoza, n’est rien. L’objet du désir n’est qu’un objet. Fluctuant et incompréhensible.

Le héros est celui qui ne cède pas sur son désir, disait Lacan. On enlève le mot désir. Le héros est celui qui ne cède pas

On veut arriver à un but pour la puissance. Seule prévaut la détermination. La petite parcelle de réalité perçue. Le petit vice. Le héros est celui qui ne cède pas sur son désir, disait Lacan. On enlève le mot désir. Le héros est celui qui ne cède pas. Désirer n’ouvre que des possibles. On ne désire finalement qu’une représentation, quelque chose qui comblera le manque ontologique. Quand il n’y a pas de manque, il n’y a pas de sujet. Le manque, l’excès et le déchet se formalisent dans le sexe ou l’argent. Posséder ce qu’on n’a pas encore. Pas très longtemps. Le temps n’est-il pas l’accident des accidents ? La propriété est un sentiment fugace. Le sujet est insatiable et productif. Il ne désire pas, il fait du chiffre. Le marketing transforme tout en besoin, et donc en aliénations et rebuts, addictions et aventures. Les désirs ? Les stratégies plutôt.

L’être ne peut sortir de lui-même. Les liens ne dépassent pas l’envie de découvrir un nouveau décor (qui n’a pas suivi quelqu’un juste pour avoir le plaisir de découvrir la décoration d’un appartement ?) Voir. Avoir. Savoir. L’autre disparaît sous le moi. L’acharnement est borné à lui-même. Le désir n’est qu’imitation. Envie d’avoir envie. Le désir est la libido de voir quelqu’un qui n’est pas là. Disait Cicéron.

Tout se dilue et se fond et parfois on est lasse de tout, jusqu’à ne plus pouvoir remuer la jambe avec l’idée. On a tellement peur du néant, qu’on fait semblant de s’intéresser à la vie – jusqu’au désir[...]

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Fêtes johanniques : Charlotte d’Ornellas jugée trop incorrecte pour France 3

C’est l’un des grands événements qui balise l’année orléanaise. Chaque 8 mai, la ville d’Orléans organise les fêtes johanniques pour célébrer la délivrance de la ville par Jeanne d’Arc et son armée en 1429. À cette occasion, et alors qu’il n’y aura pas de spectateurs cette année pour cause de Covid, France 3 Centre-Val de Loire devait diffuser un programme de 52 minutes financé entièrement (25 000 €) par la ville et donné clef en main à la chaîne pour diffusion, afin que les habitants puissent assister par écran interposé aux célébrations.

Ce devait être une première, mais France 3 en a décidé autrement : dans un courrier envoyé à la mairie, le directeur de la chaîne Jean-Jacques Basier a annoncé qu’il renonçait à la diffusion. En cause : le documentaire a été jugé comme étant un tract politique, et la chaîne, qui n’avait pas le droit de regard, a préféré se retirer. Dans les pages de La République du Centre, Jean-Jacques Basier s’est expliqué : « J'aurais aimé que la ville utilise le conditionnel au moment de la présentation du programme. Nous avions fait une lettre d'intention, c'est vrai, mais il ne s'agissait pas d'un contrat. Il était prévu que si ce magazine ne nous convenait pas, nous ne le diffuserions pas ».

Lire aussi : Jamel Gorchene : un immigré qui nous voulait du bien

C’est l’intervention dans le programme de Charlotte d’Ornellas, ex-Jeanne d’Arc en 2002 et journaliste de Valeurs actuelles, qui a semble-t-il posé problème à la chaîne. « Quand j'ai appris, lundi, que la voix off de ce programme serait faite par une journaliste de Valeurs actuelles, les bras m'en sont tombés. Pour un programme diffusé sur une chaîne publique, c'est quand même très compliqué ». En clair, elle est jugée trop de droite, trop catho, trop de tout ce qui sent l’obscurantisme pour les bien-pensants. La télévision publique assume donc ouvertement de discriminer les intervenants sur des critères idéologiques – et soyons clair, la discrimination va toujours dans le même sens. Si vous n’êtes ni libéral, ni de gauche, votre opinion est considérée comme n’ayant pas droit de cité sur une chaîne financée par l’impôt de tous. Nouvelle confirmation de ce que l’on savait : les médias publics sont à la botte des progressistes, et toute opinion de droite n’est plus tolérée par ceux qui défilaient en se disant Charlie il y a encore peu de temps. Pas étonnant que la liberté d’expression ne passe plus chez les « jeunes », quand même les médias et l’Université y ont renoncé. Décidément, la gauche donne l’exemple. [...]

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Jamel Gorchene : un immigré qui nous voulait du bien

C’était il y a quatre mois : la préfecture des Yvelines attribuait une carte de séjour à Jamel Gorchene. Les fonctionnaires de la préfecture de ce département francilien, déjà deux fois ciblé par des terroristes islamistes, à Magnanville et plus récemment à Conflans-Sainte-Honorine, ont donc estimé que monsieur Gorchene ne représentait nullement une « menace à l’ordre public ». Jamel Gorchene était-il alors récompensé pour être entré clandestinement sur le sol français en 2009, puis avoir séjourné chez nous dix ans dans l’illégalité la plus totale ? On se demande bien quel pays dans le monde est aussi généreux que le nôtre. Comment, en effet, accepter qu’on viole à ce point nos lois sans que quiconque ne feigne même s’en émouvoir ?

Entrer illégalement en France ne doit pas avoir d’autre issue que l’expulsion et l’interdiction de séjour, quelles qu’aient pu être les raisons de la venue du clandestin en France

Alors que nous vivons au quotidien la stratégie des « mille entailles » prônée par l’internationale djihadiste, consistant à multiplier les attentats individuels au couteau destinés à saper le moral des populations et à nous laisser en permanence sur le qui-vive, dans l’incapacité la plus absolue à déterminer où frappera le prochain fou d’Allah, le pouvoir politique semble ne pas vouloir prendre les décisions stratégiques qui s’imposent à lui. Quelles sont-elles ? D’abord, une révision complète des politiques d’immigration. Pas de demi-mesure en la matière. Il faut être radicaux : le danger est trop grand. Un clandestin a vocation à être expulsé immédiatement, éventuellement au terme de l’exécution d’une peine de prison s’il a commis un crime ou un délit qui l’y a conduit. [...]

Le troupeau de chèvres sauvages est-il de droite ?

La Dépêche du Midi nous a informés qu’« un troupeau d’une centaine de chèvres devenues sauvages inquiète » les habitants de Montredon Labessonnié, dans le Tarn. France bleu a précisé que ce même « troupeau de chèvres sauvages sème la zizanie dans un village du Tarn ». Ouest France a confirmé qu’« une centaine de chèvres abandonnées dans la nature sème le trouble dans un village » et Le Courrier picard a enfoncé le clou: « Des chèvres devenues le cauchemar d’une ville du Tarn ». De l’inquiétude au cauchemar, on voit que l’affaire empire.

Pour ceux qui ne connaissent pas Montredon-Labessonnié, sachez que cette commune est située dans le canton du Haut-Dadou et qu’elle jouxte Saint-Pierre-de-Trivisy et Saint-Antonin-de-Lacalm (au nord). Elle a connu quatre maires en cent ans. C’est assez dire que les Montredonnais sont des gens calmes et réfléchis, qui contemplent avec philosophie le spectacle de la vie, qui comprend souvent des chèvres, depuis quelques milliers d’années.

Les Montredonnais sont des gens calmes et réfléchis, qui contemplent avec philosophie le spectacle de la vie

Mais ce sont des chèvres domestiques, qu’on peut traire puis transformer en outres, (ou en djembé, très au sud du Tarn) quand elles sont trop vieilles. Des chèvres qui n’envahissent pas leurs jardins, ne broutent pas leurs rosiers, ne nagent pas dans leurs piscines, ne baguenaudent pas sur la route avec cette lueur un peu folle dans le regard qu’ont les chèvres (c’est à cause de leur pupille horizontale), surtout quand elles vous regardent et que vous attendez, dans votre voiture, qu’elles aient dégagé la route.

Il a donc été décidé qu’un officier de louveterie allait les capturer, les abattre et les évacuer. C’est ainsi : cent chèvres sont désormais menacées de mort parce qu’elles broutent une poignée de rosiers, deux-trois cultures, de la lambrusque et s’égaillent dans les sous-bois. Elles se sont échappées, elles se sont multipliées (c’est donc qu’il doit y avoir un bélier, ces bêtes ne maîtrisent pas toutes nos techniques gestatrices), elles font les folles dans la campagne languedocienne, dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc, on va les tuer, en bloc[...]

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