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Le troupeau de chèvres sauvages est-il de droite ?

Parce qu'elles sortent des sentiers battus, les chèvres sauvages du canton du Haut-Dadou risquent l'exécution. Dans ce village tranquille du Tarn, l'indépendance et la liberté inquiètent.

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© Daiga Ellaby – Unsplash

La Dépêche du Midi nous a informés qu’« un troupeau d’une centaine de chèvres devenues sauvages inquiète » les habitants de Montredon Labessonnié, dans le Tarn. France bleu a précisé que ce même « troupeau de chèvres sauvages sème la zizanie dans un village du Tarn ». Ouest France a confirmé qu’« une centaine de chèvres abandonnées dans la nature sème le trouble dans un village » et Le Courrier picard a enfoncé le clou: « Des chèvres devenues le cauchemar d’une ville du Tarn ». De l’inquiétude au cauchemar, on voit que l’affaire empire.

Pour ceux qui ne connaissent pas Montredon-Labessonnié, sachez que cette commune est située dans le canton du Haut-Dadou et qu’elle jouxte Saint-Pierre-de-Trivisy et Saint-Antonin-de-Lacalm (au nord). Elle a connu quatre maires en cent ans. C’est assez dire que les Montredonnais sont des gens calmes et réfléchis, qui contemplent avec philosophie le spectacle de la vie, qui comprend souvent des chèvres, depuis quelques milliers d’années.

Les Montredonnais sont des gens calmes et réfléchis, qui contemplent avec philosophie le spectacle de la vie

Mais ce sont des chèvres domestiques, qu’on peut traire puis transformer en outres, (ou en djembé, très au sud du Tarn) quand elles sont trop vieilles. Des chèvres qui n’envahissent pas leurs jardins, ne broutent pas leurs rosiers, ne nagent pas dans leurs piscines, ne baguenaudent pas sur la route avec cette lueur un peu folle dans le regard qu’ont les chèvres (c’est à cause de leur pupille horizontale), surtout quand elles vous regardent et que vous attendez, dans votre voiture, qu’elles aient dégagé la route.

Il a donc été décidé qu’un officier de louveterie allait les capturer, les abattre et les évacuer. C’est ainsi : cent chèvres sont désormais menacées de mort parce qu’elles broutent une poignée de rosiers, deux-trois cultures, de la lambrusque et s’égaillent dans les sous-bois. Elles se sont échappées, elles se sont multipliées (c’est donc qu’il doit y avoir un bélier, ces bêtes ne maîtrisent pas toutes nos techniques gestatrices), elles font les folles dans la campagne languedocienne, dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc, on va les tuer, en bloc[...]

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