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IVG, mode d’emploi

Il existe deux pratiques d’IVG. La plus courante aujourd’hui est l’IVG dite médicamenteuse qui peut se pratiquer à domicile jusqu’à 9 semaines de grossesse. Deux comprimés sont nécessaires. Le premier, la Mifegyne, un antiprogestatif, arrête la grossesse et permet de décoller l’embryon qui meurt d’anoxie, puis favorise l’ouverture et le ramollissement du col de l’utérus. Le second, la Prostaglandine, avalée 36 à 48 heures plus tard, donne des contractions utérines et provoque une fausse couche. [...]  

Lire aussi : Le fantasme du droit menacé

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Julien Aubert : « Pour moi, le cinéma c’est l’élégance »

Qu’avez-vous pensé de la cérémonie des Césars ?

Je n’ai pas regardée la cérémonie. Je n’ai vu que des extraits le lendemain, et surtout les réactions à propos de la femme nue. Pour ainsi dire, j’ai été catastrophé par ce que j’ai vu.

L’exhibition de Corinne Masiero n’était-elle pas utile pour alerter les spectateurs et les politiques sur la situation des artistes ?

Ce sera aux juges d’en décider. Si demain vous faites la même chose, vous serez verbalisé. Là, c’est ce que je considère être de l’exhibitionnisme. Il y avait des enfants devant la télévision. Mais j’attends d’avoir l’avis du procureur.

Vous avez interpellé le procureur de la République pour « exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui ». Quel est l’objectif de votre démarche ?

L’objectif de la démarche est d’obliger la justice à faire son travail. Elle était prompte à s’auto-saisir mais ne l’a pas fait. Nous étions sur une heure de grande écoute, il y avait une femme qui se baladait nue devant beaucoup de gens. Donc de manière rigolote, nous avons pointé le fait que Canal+ s’était trompé dans la grille horaire et que normalement ces programmes étaient plus tard en crypté. Je serai heureux d’avoir l’interprétation des juges. S’ils considèrent que ce n’est pas de l’exhibitionnisme alors il ne reste plus grand-chose à faire. [...]

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Les budgets genrés, dernière lubie verte

C’est la dernière trouvaille des écologistes – qui décidément n’ont d’écologistes que le nom –, après le Tour de France, les sapins de Noël et les repas sans viande. Grégory Doucet et Nathalie Appéré, maires respectifs de Lyon et Rennes, ont annoncé qu’ils allaient établir pour l’exercice à venir un budget genré. En clair, chaque ligne du budget respectera l’égalité entre les hommes et les femmes afin que les deux sexes soient financés de la même manière par la municipalité. Si le principe était déjà appliqué par les mairies de Brest pour la politique culturelle depuis 2017 ou par celle de Montreuil pour les sports et la jeunesse depuis 2019, ce sera une première en France pour des budgets complets de grandes villes.

La ville bretonne a défendu sa mesure par la voix de l’adjointe aux finances, Nadège Noisette : « La première étape est de travailler sur les aides aux associations en mettant en place des indicateurs sur le nombre d'hommes et de femmes visés par ces subventions. [L’objectif est de] mieux identifier la part de la dépense publique sur l’égalité et la manière dont telle ou telle action bénéficie assez inégalement aux hommes ou aux femmes. Il ne s’agit pas de conditionner l’aide budgétaire, mais d’avoir une mesure de l’impact de la dépense sur les différentes catégories. » Pourtant, sauf à avoir des budgets extensibles, il paraît assez clair que l’argent sera retiré quelque part pour être envoyé ailleurs, à savoir, de quelque manière que ce soit, des hommes vers les femmes. [...]

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Le fantasme du droit menacé

« On pensait qu’il était inattaquable. Sanctuarisé. Et pourtant. Au XXIe  siècle, presque quarante ans après la loi Veil, le droit à l’avortement fait encore descendre dans la rue des milliers de femmes et d’hommes, comme ce 1er février ». La plume de la journaliste Catherine Robin sévissant dans Elle est inquiète, angoissée même. Les pro-vie français sont dans la rue et manifestent leur opposition à l’avortement. Une foule qui, à la lire, menacerait les fondements de la loi Veil. Alors l’avortement, un droit menacé ? On serait tenté de le croire, tant l’alarmisme est systématique dès qu’il en est question. Meutes de chiennes de garde, plannings familiaux, politiques, journalistes, philosophes et intellectuels saisissent la moindre occasion de sortir de ce chenil géant qu’est le lobby pro-avortement pour aboyer de concert.

Lire aussi : IVG : D’une loi d’exception à un droit fondamental

Cette année encore, l’Assemblée Nationale s’est saisie du sujet en repoussant le délai légal d’avortement de douze à quatorze semaines. En sus, la clause de conscience dont jouissent les médecins peu enclins à donner la mort pour soulager une vie est destinée à être abrogée. « C’est un progrès », affirment-ils, « un droit fondamental » qu’il faut chaque jour un peu plus renforcer, même en temps de crise, même si la France est sous cloche. Le scénario est écrit et tous sont priés de s’y tenir. Peu importe l’omerta sur les traumatismes que laisse une telle opération, peu importe que 92 % des Français considèrent que l’avortement laisse des séquelles psychologiques, peu importe qu’à quatorze semaines, la calcification ait commencé et qu’il faille fracasser le crâne du foetus avant de l’éjecter. L’IVG, on n’y touche pas. À tel point que certains utilisent même salement l’argument pour flinguer leur adversaire. [...] 

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L’IncoDico – Le mot du mois : Télétravail

« Ce matin, je pars télétravailler. Un trajet rapide entre la chambre à coucher et le salon » deviendra un jour une phrase banale. Avec l’épidémie et le développement numérique, le télétravail est désormais une norme à laquelle se plient les Français. Nous avons « un fil à la patte ». Nous sommes perpétuellement joignables, à toute heure et où que nous nous trouvions sur cette fichue petite planète bleue. Le réseau internet nous retrouvera partout, même au fin fond de la Sibérie. Chômer est donc impossible puisque le « télétravail existe ». [...]

Lire aussi : L’IncoDico – le mot du mois : Dans la sauce

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IVG : D’une loi d’exception à un droit fondamental

Écoutons Simone Veil elle-même, alors qu’elle défendait ce texte à l’Assemblée : « L’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue ». Il « est toujours un drame et restera toujours un drame » et cette loi existe « pour le contrôler et, autant que possible, en dissuader la femme ». Près de cinquante ans plus tard, au moment de défendre la suppression de la clause de conscience pour les médecins et les sages-femmes, une des mesures phares de sa loi, Albane Gaillot a pu dire dans la même Assemblée que « l’avortement est un acte médical comme un autre ». On mesure le chemin parcouru. [...]  

Lire aussi : Albane Gaillot, la devanture législative

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Sciences Po Grenoble : l’islamo-gauchisme dévoilé

Souvenez-vous. Dimanche 14 février, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal avait choqué les belles âmes : « Moi, je pense que l’islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble et que l’université n’est pas imperméable et fait partie de la société. » Et elle poursuit : « Ce qu’on observe à l’université, c’est que des gens peuvent utiliser leurs titres et l’aura qu’ils ont. Ils sont minoritaires et certains le font pour porter des idées radicales ou des idées militantes de l’islamo-gauchisme en regardant toujours tout par le prisme de leur volonté de diviser, de fracturer, de désigner l’ennemi, etc… ». Acquiesçant lorsque Jean-Pierre Elkabbach parlait d’alliance entre Mao Zedong et l’Ayatollah Khomeini, elle annonçait triomphante la commande au CNRS d’une « enquête sur l’ensemble des courants de recherche sur ces sujets dans l’université de manière à ce qu’on puisse distinguer de ce qui relève de la recherche académique de ce qui relève justement du militantisme et de l’opinion »

L’islamo-gauchisme, une invention complotiste

Quel tollé n’avait-elle pas provoqué ! Toute la gauche française ou presque participait d’un seul homme à la levée générale de boucliers. Elle est accusée tout à la fois de menacer les libertés universitaires, et de détourner les regards de la misère étudiante, de la médiocrité des locaux et de la parole libérée sur les agressions sexuelles. Surtout, par son maccarthysme, elle ferait le jeu de l’extrême droite et donc de l’islamophobie. La Conférence des présidents d’université réagit avec « stupeur » et dénonce « des arguties de café du commerce ». Dans un communiqué, les syndicats CGT, FSU et SUD de la recherche et de l'enseignement supérieur s’allient pour condamner les propos d’un ministre dont ils jugent qu’elle a « franchi la ligne rouge » et appellent à son renvoi car « elle a perdu toute crédibilité auprès de la communauté. » « Non seulement, la ministre stigmatise des collègues et leurs travaux de recherche en les désignant à la vindicte publique à l'aide d'un vocabulaire emprunté à l'extrême droite mais, dans le même élan, elle porte un coup sévère aux libertés académiques en demandant au CNRS de procéder à une enquête comme s'il s'agissait d'une affaire de basse police. » [...]

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En quoi les ennemis qui ont combattu la France sont-ils des grandes figures de Français ?

Selon la Doxa progressiste, les étrangers auraient « fait la France ». Tout aussi connu mais bien moins avoué, ils la défont aujourd’hui. Un problème d’intégration contre lequel compte bien lutter le Président de la République. En souhaitant créer de nouvelles figures républicaines plus « inclusives », Emmanuel Macron s’essaie à un exercice très IIIème République, dans lequel il considère que le « partage d’un commun est décisif ». Pour permettre à la jeunesse diversifiée d’aimer la France, l’objectif est de leur proposer des figures de Français de branche au parcours desquels s’inspirer. Un drôle de républicanisme travesti, lui qui ne reconnaissait autrefois à tous les Français que des ancêtres gaulois. Le patriotisme d’Emmanuel Macron c’est édicter la liste de tous les grands artistes qui seraient nés à l’étranger. Étrange manière de célébrer la France que d’essentialiser des Français selon leur origine, c’est à dire les ramener à leur ethnie.

Une telle tache ne pouvait qu’être confiée à un énième comité « d’experts ». Pas étonnant de voir en charge de ce recensement de grandes personnalités du racialisme ou de l’histoire décoloniale que sont Pascal Blanchard ou Pascal Ory. À leurs côtés, quelques hérauts de la France de la diversité. L’écrivaine Leïla Slimani, Aissata Seck ou Isabelle Giordano. Enfin, un peu plus étonnement, on pouvait y retrouver des islamologues comme  Rachid Benzine. L’objectif était clair : faire la liste de personnalités dont les origines étrangères permettraient aux Français issus de l’immigration de s’y identifier. Mais un autre objectif semble un peu plus obscur. Celui de valoriser des personnalités dont l’oeuvre politique s’inscrit dans une vison décoloniale, que l’on célébrera désormais aux détours des noms de rues. [...]

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