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Jérémy Bouhy : « Ce documentaire s’inscrit dans la logique de victimisation qui caractérise notre époque »

En tant qu’acteur du milieu du foot, confirmez-vous qu’un sort douloureux y est infligé aux femmes ?

Non, je m’inscris en faux, il n’existe aucun « sort douloureux infligé aux femmes dans le milieu du foot ». Marie Portolano ne travaille pas dans le foot mais dans les médias, deux milieux qui n’ont absolument rien à voir. Si elle est au contact du football par son activité de présentatrice, elle évolue au quotidien dans les locaux de son employeur à Boulogne, et non dans les clubs, dans les vestiaires, sur les terrains. Les auteurs des comportements qu’elle dénonce sont ses collègues salariés du Groupe Canal +, c’est donc au sein des rédactions de la chaîne que doivent s’opérer les introspections.

La chaîne Canal+ aurait coupé préventivement les passages qui mettaient en cause Pierre Ménès. Une réaction ?

Je ne sais pas ce qu’il en est, je ne travaille ni pour « Les Jours », ni pour le Groupe Canal +. Je peux simplement répondre que l’on ne peut pas généraliser et réduire tous les hommes au comportement de Pierre Ménès ; de la même manière qu’il est impensable de réduire l’ensemble des femmes à Corinne Masiero et Alice Coffin. [...]

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Pourquoi le nombre d’avortements ne diminue pas ?

La généralisation des contraceptifs avait fait naître chez beaucoup un espoir : par la maîtrise ex-ante de la procréation, les femmes pourraient dorénavant choisir le moment où elles tombent enceintes, ce qui de fait diminuerait le recours aux longues aiguilles des faiseuses d’anges. Avec la libération sexuelle qu’elle allait entraîner, c’était même le grand argument des promoteurs de la contraception dès les années 1950, et c’est cette logique de maîtrise de la procréation qui a d’ailleurs justifié l’autorisation des contraceptifs en France, par la loi Neuwirth de 1967. « C’est vrai, transmettre la vie, c’est important. Il faut que ce soit un acte lucide, continuez ! » avait alors répondu le général de Gaulle à son ministre pour avaliser son initiative. Depuis, le discours n’a point changé : la diffusion sur l’ensemble du territoire et l’efficacité croissante des techniques contraceptives permettront une baisse du recours à l’avortement. Et de fait, l’argument a imprimé dans la population française puisque d’après une enquête de l’Institut national d’études démographiques (INED), seules 2,6 % des femmes de 18-44 ans n’avaient pas recours à la contraception en 2013, contre plus de 25 % en 1968. 

Lire aussi : Qui avorte ?

Un embryon sur quatre avorté en 2019 

Pourtant, cette diffusion des contraceptifs n’a pas empêché la hausse des avortements. Certes, l’effet prévu a fonctionné dans un premier temps jusqu’au milieu des années 1990 – encore qu’il faille prendre les chiffres d’alors avec des pincettes car ils sont fondés sur des estimations. Depuis, le constat est sans appel : le nombre d’avortements n’a cessé d’augmenter ces trente dernières années. D’après une étude de décembre 2020 pilotée par la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (DREES), le nombre d’avortements oscille depuis 2001 entre 215 000 et 230 000 par an, contre 195 000 en 1995, départements et régions d’outre-mer compris. En 2019, ce chiffre a même atteint un record historique avec près de 232 200 avortements, soit une hausse de près de 20 % par rapport à 1995. [...]  

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Sélectron des meilleures orientations sexuelles

7 – L’homosexuel

On commence gentiment. Les homosexuels, on approuve ou pas, mais tout le monde sait ce que c’est. C’est vrai que ces derniers temps, ils, ou plutôt ceux qui prétendent les représenter et les défendre, ont été en pointe des combats de déconstruction de la dernière structure traditionnelle occidentale, la famille. On pourrait en garder une certaine rancœur, mais il n’est pas certain qu’ils aient demandé grand-chose et s’ils se sont laissé embrigader, ce n’est pas plus que les autres, la postmodernité s’acharnant à nous changer en robots fatigués de répéter inlassablement ses slogans plats. D’ailleurs les homos ont toujours existé, ils ont un côté habituel, presque vieillot, qui nous rassurerait presque. Surtout quand on sait les inepties qui sont arrivées ensuite.

6 – L’asexuel

Attention, les gars. Il ne s’agit pas d’un mec qui prend son pied en lisant la première entrée du dictionnaire (je l’ai bossée longtemps celle-là, j’espère sérieusement que vous allez vous marrer). Non, observez attentivement : voyez le préfixe privatif a devant le radical. Ça y est, vous l’avez. Un asexuel est une personne qui ne ressent pas d’attirance sexuelle ou sentimentale. Pas, genre pas du tout. Autant dire que vous avez enfin trouvé l’orientation sexuelle de votre femme après deux grossesses (très faible celle-ci, j’ai presque honte). Plus sérieusement, on aurait rien contre le fait de croiser quelques asexuels, ça ferait plus de prêtres, mais on doute sérieusement de l’existence de cette race de pokémon. L’être humain est câblé pour copuler sans arrêt, c’est d’ailleurs aussi ce qui nous a permis de survivre à tant de catastrophes. Un des buts et des bienfaits principaux de la civilisation est de canaliser ces pulsions incessantes et tyranniques, mais nous doutons qu’elle y parvienne jusqu’à créer des asexuels. [...]

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Sélectron : une année covidée et confinée en vingt citations

1 - « Le monde est devenu fou. Il se passe un truc où il y a trois Chinois qui meurent et ça fait une alerte mondiale ». Didier Raoult, 21 janvier 2020

2 - « Le risque d’importation de cas depuis Wuhan est modéré, il est maintenant pratiquement nul parce que la ville est isolée. […] Les risques de cas secondaires autour d'un cas importé sont très faibles, et les risques de propagation du coronavirus sont très faibles ». Agnès Buzyn, 24 janvier 2020

3 - « Ce virus n’a pas de passeport… Nous aurons sans doute des mesures de contrôle, des fermetures de frontières à prendre, mais il faudra les prendre quand elles seront pertinentes et il faudra les prendre en Européens, à l’échelle européenne, car c’est à cette échelle-là que nous avons construit nos libertés et nos protections ». Emmanuel Macron, 12 mars 2020

4 - « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu. » Agnès Buzyn, 16 mars 2020

5 - « Moi, je ne sais pas utiliser un masque. L'utilisation d'un masque, ce sont des gestes techniques précis ». Sibeth Ndiaye, 20 mars 2020 [...]

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Chronique du Covid-19 : Être et temps d’une pandémie

Depuis lors, des survivants n’ont pu pleureur leurs morts, car il était interdit de visiter les malades ou d’assister même aux inhumations, principe de précaution oblige, principe moral, certes, bien qu’aucunement juridique. Après quoi, des plaintes ont été légitimement déposées, et Jupiter fut obligé de procéder à une restructuration managériale de sa « Start-up nation » : en priorité, l’exfiltration exprès d’Agnès Buzyn du ministère de la Santé, qui devint furtivement une pathétique candidate à la Mairie de Paris pour finalement intégrer l’Organisation mondiale de la Santé, en janvier dernier. Dans le même temps, des animaux sauvages devaient être abattus dans tout le pays : des pangolins, en février, des ragondins et des rats musqués, en mai, ainsi que des visons, en novembre. Voilà un monde aux abois, totalement paniqué : le monde occidental. Parce que notre raison technicienne, ne fonctionnant plus qu’à travers les spéculations boursières, y compris sur de multiples molécules aussi inutiles qu’incertaines, n’a laissé place à aucun protocole de soins massif contre ce nouveau virus. Le voilà le « nouveau monde », le pré carré des saint-simoniens, ou autres pseudo-rois-philosophes ! Et le roi n’est même plus nu quand il n’y plus de roi, ni non plus de militaires chargés de régler l’affaire !

Parce que notre raison technicienne, ne fonctionnant plus qu’à travers les spéculations boursières, y compris sur de multiples molécules aussi inutiles qu’incertaines, n’a laissé place à aucun protocole de soins massif contre ce nouveau virus

Une année qui a révélé clairement la déliquescence des démocraties modernes. Et surtout, la fin de la politique, cette dernière n’étant plus l’art du possible. Pour résumer : « confinements », « déconfinements », fermetures, réouvertures, couvre-feu ou « confinements allégés », autant de dispositifs subrepticement coercitifs faits pour se dédouaner de ses responsabilités, pour des gouvernants tant nationaux que locaux, mais retardant l’inéluctable, puisque, comme la grippe, ce coronavirus – de souche animale depuis Wuhan, en Chine – se répand exponentiellement à domicile, donc en couple ou en famille. Sans oublier le sans-frontiérisme, le plus vile des virus sur le plan idéologique. En l’occurrence, Didier Raoult, professeur de microbiologie et actuel directeur de l’IHU-Méditerranée Infection, avait dit prédit, dès 2009, que nos sociétés ouvertes aux quatre vents ne seraient nullement en capacité de lutter contre un virus respiratoire singulièrement invasif, et, d’ailleurs, au même titre que des globalistes patentés comme, entre autres, Bill Gates, le fondateur de Microsoft. [...]

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Jean-Marie Le Mené : « Ils veulent créer un post-humain entre l’homme et la machine »

Pourriez-vous d’abord nous expliquer quelle manipulation scientifique a été commise ?

Il s’agit de fabrications d’embryons avec des cellules embryonnaires, des cellules iPS ou encore d’autres cellules du corps humain. Ces assemblages de cellules seront des modèles pour des scientifiques qui pourront les utiliser pour faire des expériences. « L’avantage » de cette nouveauté c’est qu’on ne les qualifierait plus à proprement parler d’embryons. On parlera d’agrégations de cellules qui donnent des corps embryoïdes. De ce fait, les techniciens pourront dépasser le délai de 14 jours imposé par la loi pour examiner les embryons in vitro et pratiquer des recherches. Mais si ces organismes sont dotés des cellules précurseurs des feuillets embryonnaires, il s’agit bien de fabrication d’embryons. Et c’est interdit. Il est interdit de fabriquer des embryons pour la recherche. On peut en fabriquer pour la réimplantation, ce qu’on fait tous les jours pour la PMA, mais fabriquer des embryons uniquement pour des expériences est interdit. [...]

Lire aussi : Trisomie 21 : « Laissez-nous entrer dans l’Histoire ! »

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Que peut faire la police ?

« L’affaire Roland » a défrayé la chronique à Toulouse : que penser du phénomène des squats ?

Il existe deux types de squats bien différents : le squat commis par des personnes à la rue, dont l’action est légitimée par la nécessité ; et la « mouvance squat », caractérisée par de jeunes marginaux, issus de familles aisées et en rébellion contre le système. S’y côtoient les punks, les anarchistes, les zadistes, les blackblocks, des trotskistes, les antifas… C’est cette mouvance qui fait parler d’elle, son action étant par essence politique. J’ai eu à intervenir plusieurs fois dans des squats qu’ils avaient pris d’assaut. Ils repèrent des lieux non occupés, les investissent par effraction, mettent leur nom sur la boîte aux lettres, se font rapidement envoyer à leurs noms des courriers publicitaires à cette adresse, puis définissent entre eux les conditions d’occupation afin que le lieu ne se trouve jamais vide.

Lire aussi : Enquête : Ce que l’État n’est pas prêt à payer pour notre sécurité

Ce qui est particulièrement choquant, c’est leur tendance à saccager les lieux, tags sur les murs, excréments et urines dans les différentes pièces, dégradation du mobilier présent… Une fois en place, ils sont très difficiles à déloger et connaissent parfaitement les dispositifs permettant d’exploiter les faiblesses de la loi à leur profit, et ils n’hésitent pas à faire venir du renfort en cas de pression extérieure, notamment policière. Les propriétaires évincés sont souvent démunis. Il est compréhensible que face à cette injustice des collectifs se montent pour déloger les occupants, mais ils prennent un grand risque, judiciaire et physique. [...]

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Qui avorte ?

Le 5 avril 1971 paraît dans Le Nouvel Observateur le « Manifeste des 343 », soit « la liste des 343 Françaises qui ont le courage de signer le manifeste “Je me suis fait avorter” », comme titrait l’hebdomadaire de gauche. Rédigée pour revendiquer la légalisation de l’avortement, la pétition proclamait dès son premier point : « Je ferai un enfant si j’en ai envie, nulle pression morale, nulle institution, nul impératif économique ne peut m’y contraindre. Cela est mon pouvoir politique ». Traduction : l’avortement permettra la libération des femmes du joug patriarcal et de ses vieilles normes sociales. Non plus enfermées dans leur rôle maternel, elles pourront agir familialement et professionnellement selon leur gré. Si leur voeu est exaucé quatre ans plus tard avec la loi Veil, la libération promise n’a jamais eu lieu, loin s’en faut. C’est que, comme l’a analysé Émile Durkheim dans son maître-ouvrage Le Suicide, des tendances sociologiques lourdes se dégagent de tout « fait social ». L’avortement n’échappe pas à la règle : s’il « touche toutes sortes de femmes » comme le dit l’association Alliance Vita, certaines ont plus de probabilités que d’autres d’avorter. En l’occurrence, les femmes jeunes, célibataires, à faibles revenus et vivant dans des régions pauvres.

Les jeunes femmes célibataires surreprésentées

Les jeunes femmes représentent une part significative des avortements. D’après une étude de décembre 2020 pilotée par la DREES, si le taux de recours à l’IVG est de 16 pour 1 000 femmes (15-49 ans) en 2019, il atteint 27,9 ‰ pour les 20-29 ans. Cette dynamique se renforce puisque le taux était de 22 ‰ en 1990. C’est que cette tranche correspond « aux âges de fertilité et de mise en couple pas toujours stables vers la fin des études ou le début d’entrée dans la vie professionnelle. […] Avoir un enfant à 25 ans n’est pas socialement toujours bien vu. Certains pensent qu’il vaut mieux attendre ». Fréquent à ces âges, le célibat favorise davantage le recours à l’avortement : toutes choses égales par ailleurs, être en couple diminuait de 37 % la probabilité d’avoir recours à une IVG en 2016. [...]

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