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Belgique : « islamophobie », les masques tombent

Ancienne présentatrice du JT de la très bien-pensante RTBF, ancienne ministre des Affaires étrangères, Hadja Lahbib a été recyclée, comme tous les encombrants dont les partis politiques ne savent que faire, vers l’UE. Les Belges connaissaient donc de longue date ce cheval de Troie de l’Oumma qui, bien que née en Belgique, persiste à porter un nom arabe. Qu’on le veuille ou pas, le nom est un signal fort d’appartenance. Les descendants d’immigrés polonais appelleront plus volontiers leur fils Pierre que Zbigniew. Certes, il n’en va pas tout-à-fait de même des mahométans.

Mais peu-à-peu, les Européens découvrent notre fameuse Hadja, surtout depuis qu’elle a suscité les rires gênés en leur présentant le « kit de survie » en mode Colargol. Du jeu de cartes au briquet en passant par les lunettes, tout y passe. Tout sauf peut-être la chose la plus importante en cas de danger mais très peu au goût de nos élites : une arme.…

Ophélie Roque : manuel de survie d’une prof
Quand on s’appelle Ophélie Roque, par quelle bizarrerie atterrit-on dans une salle de classe ?

Par un détour quelque peu étrange… À dire vrai, l’enseignement n’était pas du tout une vocation, j’avais – tout au plus – le vague pressentiment que ce métier pourrait être « drôle ». Je n’étais pas fan du collège en tant qu’élève mais j’ai néanmoins conservé le souvenir de certains faits qui se rapprochent beaucoup de ce que l’on pourrait qualifier d’« arlequinade ». On se marrait à peu de frais… Pour résumer, c’est le désenchantement et l’ennui ressentis dans les métiers bureaucratiques du milieu culturel qui m’ont fait bifurquer vers ce qui était, non pas une voie de repli, mais du moins une échappatoire. Et je ne regrette rien ! Les élèves ayant un sens de l’humour souvent beaucoup plus développé que celui des adultes ! [...]
Vis ma vie de taulard
« On n’est jamais vraiment tranquille. » Cette phrase, lâchée comme un constat d’une implacable lucidité, résume à elle seule l’expérience carcérale d’un détenu. D’abord condamné à six mois ferme et douze mois de sursis probatoire pour « violence en réunion à caractère raciste », la peine a été réduite. Finalement, trois mois et une semaine derrière les barreaux avant d’être placé sous bracelet électronique. Mais cette période d’enfermement, bien que brève au regard d’autres condamnations, a laissé sur lui une empreinte indélébile. « J’ai passé trois semaines au quartier des arrivants, puis on m’a directement mis en isolement pour tout le reste de ma peine », raconte-t-il d’une voix détachée, presque résignée. [...]
Vis ma vie de maton
« Écoutez, je vais vous dire quelque chose. Dès qu’on ouvre une cellule, on risque notre vie », confie Henri, surveillant pénitentiaire dans une maison d’arrêt de l’ouest de la France. Derrière les murs épais de la prison, la vie se joue à coups de clés et de portes qui claquent. L’odeur du tabac froid, du shit omniprésent et de l’humidité stagnante imprègne les couloirs. « C’est la Colombie. » L’administration pénitentiaire est une cathédrale en ruine que plus personne ne regarde. « Si nos concitoyens voyaient ce qui se passe en prison, ils tomberaient des nues. » [...]
Charles Gave au secours de l’épargne des Français
Il paraît que le Français a une culture économique. Il paraît même que les Français sont parmi les plus gros épargnants d’Europe. C’est en partie vrai – même si on doit nuancer ces deux assertions. D’abord, la culture économique du Français s’arrête à peu près là où commence celle de son voisin. En France, pays de culture catholique, l’argent doit demeurer dans la sphère intime et l’épargne se limite en réalité à la seule qui ne soit pas rentable : celle qui est encouragée et financée par l’État, c’est-à-dire le livret A. [...]
Laurence Trochu, Rod Dreher et Marion Maréchal : l’Europe à l’heure du réveil ou de la mort

Rod Dreher, votre œuvre est une réflexion sur la manière de vivre en chrétien dans un monde qui ne l’est plus. Au regard des multiples crises que nous traversons, quel état des lieux faites-vous de l’Occident aujourd’hui ?

Rod Dreher : L’Occident est en train de mourir, spirituellement et moralement, malgré toutes nos richesses et toutes nos technologies, parce que nous souffrons d’une crise de sens. C’est le résultat de plusieurs siècles de déchristianisation et de déspiritualisation. Nous avons plus de liberté individuelle que personne n’en a jamais connue, plus de richesses que personne n’en a jamais eues, mais personne ne sait plus à quoi elles servent. Les gens cherchent désespérément un sens et un but à leur vie. La société bourgeoise, consumériste et démocratique n’est pas en mesure de leur donner ce sens. Je pense que l’Occident ne se relèvera jamais s’il ne revient pas à la foi chrétienne.

« L’Europe a non seulement perdu foi en Dieu, mais aussi en sa propre civilisation »

Rod Dreher

Marion Maréchal : L’ouvrage de Rod Dreher est passionnant et je partage beaucoup de ses constats.…

Contre l’euthanasie : Michel Houellebecq, Haïm Korsia et le père Vivarès alertent
Michel Houellebecq: Ce n’est pas très intéressant comme question. Les gens les plus engagés, pour ou contre l’euthanasie, le sont pour des raisons privées, pour un décès qu’ils ont connu, qui les touchait de près. La grande majorité ne se positionne pas pour des raisons religieuses ni philosophiques, en tout cas les plus convaincus dans un sens ou dans l’autre le sont toujours en raison d’un souvenir personnel, selon la manière dont s’est passée l’agonie d’un proche. C’est mon cas aussi, et c’est dur d’y échapper car si on a le malheur de vivre vieux, on y est forcément confronté un jour. Je suis dans le même cas que tout le monde. En revanche, il y a une question intéressante, c’est celle que m’a posée Raphaël Enthoven, partisan de l’euthanasie, lors d’un débat : « Pourquoi êtes-vous contre alors que vous ne croyez à rien?»Sous entendu, vous qui ne croyez pas en Dieu. Effectivement, c’est la question que les gens se posent, et c’est une question difficile. Et donc, comme je suis avec des responsables religieux, je vous demande à mon tour si vous êtes opposés à l’euthanasie pour des raisons liées à votre foi, pour des raisons personnelles, ou pour les deux ?
Euthanasie : la grande confrontation

Alain Finkielkraut, vous consacrez un chapitre à la question de la vie et de l’euthanasie dans votre dernier ouvrage, Pêcheur de perles. Pourquoi cette question vous semble importante aujourd’hui et quelle est votre position sur le projet de loi qui sera débattu dans les prochaines semaines ?

Alain Finkielkraut : On ne peut aborder la question de l’euthanasie, sans parler préalablement de la mort. Plus j’avance en âge, plus la perspective de la fin de vie me tourmente. Pour moi,la mort a le mot de la fin : c’est une évidence. Je ne crois pas à l’au- delà, je ne crois pas à la vie éternelle. Et si j’ai une telle passion pour la religion chrétienne, c’est parce que Jésus sur la croix a dit : « Mon père, mon père, pourquoi m’as-tu abandonné ? » C’est Néarque dans Polyeucte : même Dieu a craint la mort. Bossuet disait : « Nous savons avec une entière certitude que si cette maison de terre et de boue dans laquelle nous habitons est détruite, nous avons une autre maison qui nous est préparée au ciel.

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