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[Enquête] Euthanasie : à qui profite le crime ?

D’après une étude de 2018 (« Évaluation médico-économique du coût de la fin de vie » par le professeur Guy Delande de l’Université de Montpellier), la dépendance coûte environ 24milliards par an à l’État, partagés entre le budget des soins et des aides diverses. Il faut ajouter 7 milliards dépensés par le privé pour le reste à charge. Presque la moitié de cet ensemble, 14 milliards d’euros, sert à financer les derniers mois de vie. Lors de ses douze derniers mois, une personne coûte en moyenne 26 000 euros, là où la moyenne des dépenses de santé s’élève à 3 000 euros par habitant. La tentation est forte de réduire de tels montants en accélérant le trépas des impétrants.

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Pour cela une théorie a été toute trouvée : « la juste durée de vie », issue du concept de fair innings américain.…

Lobby pro-euthanasie : quels sont leurs réseaux ?

« Il n’y a pas de principe supérieur dans notre République qui oblige les patients en fin de vie à vivre leurs souffrances jusqu’au bout ». Telle est la citation qui orne le site de l’ADMD, principale association à combattre pour la légalisation de l’euthanasie. Développant depuis 1980 un arsenal législatif et intellectuel pour défendre sa proposition, l’ADMD regroupe des dizaines de milliers d’adhérents pour appuyer ses actions. L’année dernière, elle a notamment aidé des députés comme Olivier Falorni à présenter un projet de loi visant à réformer la loi Claeys-Leonetti. Un délégué de l’ADMD, Philippe Lohéac, explique que l’association milite pour « un accès universel aux soins palliatifs en accordant le droit à la fin de vie en dernier recours et une aide active à mourir ». Leur objectif n’est pas de consacrer un « droit absolu » mais de mettre en place une loi « universelle, républicaine et non-marchandisée contrairement à l’association Ultime Liberté » en se fondant sur la loi belge. « Nous ne sommes pas des intellectuels, ni des idéologues. Nous nous inspirons de ce qui fonctionne », ajoute-t-il.

L’ancien président de l’ADMD, Jean-Luc Romero, est une des figures-phare de la lutte contre le SIDA et a été élu parisien de droite. Parmi ses soutiens, on retrouve d’anciens ministres comme Marylise Lebranchu ou Véronique Neiertz, mais aussi des politiciens comme Jean-Luc Mélenchon et Anne Hidalgo, des philosophes – Michel Onfray et Boris Cyrulnik – et des personnalités avec Hugues Aufray et Line Renaud. Une assise médiatique forte qui donne de la légitimité à leur cause. [...]

Euthanasie : la culture de la mort qui tue

De 30 ans à la fin du XIXe siècle, l’espérance de vie a bondi jusqu’à atteindre 85 ans pour les femmes et 79 pour les hommes en 2020. Les progrès fabuleux de la médecine ont si bien repoussé l’arrivée de la faucheuse qu’il fallait bien qu’un jour, le moderne réclame un luxe incompréhensible pour nos aïeux : le droit de mourir.

Le sujet n’est certes pas illégitime. L’extension de la vie, jusqu’à pouvoir nous maintenir en ce monde dans des cas de précarité physique et mentale extrême, devait poser la question du comment vieillir et mourir (« eu-thanatos » : la bonne mort), face au spectre de l’acharnement thérapeutique. Votée à l’unanimité en 2005, la loi Leonetti donnait aux malades un droit à l’arrêt des traitements et prévoyait une procédure collégiale en cas d’inconscience, en leur permettant de désigner une personne de confiance et de rédiger des directives anticipées.

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Cette position de juste mesure renvoyait dos à dos les deux faces de l’illusion d’une maitrise de la mort : l’empêcher par l’acharnement thérapeutique, ou la provoquer par l’euthanasie.…

Prison : état des lieux en quelques chiffres
Commençons par le commencement. Au 1er février, d’après le ministère de la Justice, la France comptait 98 780 personnes écrouées, c’est-à-dire condamnées à une peine privative de libertés. 17 181 d’entre elles (17 %) exécutent cette peine en milieu ouvert, majoritairement sous surveillance électronique à domicile. [...]
Taule story
Le dossier prison revient tous les quinze du mois sur le haut de cette pile qu’on nomme l’actualité, et à chaque fois par ce petit bout de la lorgnette qui s’appelle la polémique. L’exemple le plus frappant fut sans nul doute le « Kohlantess », qui organisait l’affrontement des détenus dans des épreuves dont une course de karting, à la prison de Fresnes à l’été 2022. Plus récemment, il y eut la bronca provoquée par la construction d’un théâtre dans la prison des Baumettes, ou encore la controverse qui suivit l’évasion-arrestation du trafiquant Mohamed Amra. [...]
Éditorial d’Arthur de Watrigant : Boualem, pardonne-leur, ils savent ce qu’ils font

Pour froncer les sourcils, s’entraîner des heures à sculpter sa mâchoire carrée afin de prendre son air le plus martial au 20h, Emmanuel Macron est très fort. Mais pour le reste… Le président, c’est le téméraire du bunker. « Venez me chercher ! », lançait-il aux Gilets jaunes armés d’un transpalette de supérette, bien planqué au château, protégé par une armée de CRS, l’hélicoptère à portée de main. On ne va pas reparler de sa guerre contre le virus. Il y a des anniversaires qui ne se fêtent pas. Quant à la Russie… Bref, n’allons pas plus loin au risque d’être désagréable. En revanche pour Boualem Sansal, Emmanuel Macron opte pour le discret, les négociations d’alcôves, comme avec les preneurs d’otages.

Il ne fait pas bon épouser la France quand on naît en Algérie. Les Harkis s’en souviennent encore. L’écrivain le découvre

Boualem Sansal est un petit homme par la taille mais porte en lui la grandeur des braves.…

Carte noire pour Bernard Quiriny : Confettis

J’ai déchiré la carte noire que m’a offert l’Incorrect en confettis pour y griffonner quelques informations, toutes authentiques.

– Un inventeur vient de mettre au point une machine qui permet de savoir à quoi pensent les gens qui pensent à autre chose quand ils lisent Proust.

– Au Ciel aussi les services publics sont en crise. Hier, une femme a patienté quinze heures sur un brancard aux portes du purgatoire, et manqué revivre.

– La rencontre tant attendue entre l’humanité et les extraterrestres a eu lieu l’an dernier. Les deux côtés sont repartis déçus.

– On vient de s’aviser que les journées font en fait vingt-quatre heures trente, et que l’année comporte une cinquante-troisième semaine jusqu’alors inconnue. Voilà pourquoi nous étions toujours en retard.

– Depuis qu’il est scientifiquement prouvé que jurer augmente l’espérance de vie, les vieillards n’ont plus qu’ordures à la bouche. Ils font honte à leurs proches, peur aux enfants, et peine à voir.…

Pour l’Occident global
L’Occident global n’a aujourd’hui qu’un seul ennemi : le tiers-monde, qui court de Kinshasa à Haïti en passant par Kaboul, c’est dire s’il y a du virage ! Mais là, ce n’est pas un Amin Dada de l’an 2000 ou un Kim-Jong-Un de la savane qui nous menace, mais bien Fatoumata Wagangologolo. Car Fatoumata, 22 ans, Tombouctou, la case au fond à droite, nous pondra 15 gosses au cours de son existence dont 14 garçons. Qui vont tous chercher à venir où vous savez, via le taxi SOS Méditerranée. [...]

L’Incorrect

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