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Gabrielle Cluzel : « La gauche féministe sacrifie volontiers la femme dès qu’elle ne peut plus l’instrumentaliser politiquement »

Dans quels domaines jugez-vous que les droits des femmes sont aujourd’hui insuffisants ?

S’il reste quelques domaines où la femme est malmenée, ce sont des domaines auxquels les néo-féministes institutionnelles ne s’attaquent pas. Pourquoi ? Parce que ces domaines contreviennent fortement à l’idéologie de gauche sartrienne, à laquelle elles se sont amarrées. Simone de Beauvoir avait conçu la lutte des sexes comme la lutte des classes, et il faut donc que les combats rentrent au chausse-pied dans l’idéologie de la gauche pour qu’il soit digne de s’intéresser aux femmes. Certains thèmes sont donc des angles morts du féminisme, parce que tout ce qui dérange la gauche est occulté.

Pour elles, la maternité est un fardeau – alors qu’elle est un élément constitutif, et même un privilège, de la femme. Ce registre est oublié ou alors l’on donne aux femmes les outils pour différer les grossesses ou avoir le moins d’enfants possibles. Ainsi, quand on interroge les femmes, elles ont souvent moins d’enfants qu’elles ne le souhaiteraient. Autre exemple, on parle des hashtags #metoo ou #sciencesporcs mais on ne remonte pas à la source. Or, il faudrait se demander si la libération sexuelle a servi ou desservi la femme. Un autre exemple encore est celui du laxisme judiciaire : Christiane Taubira ne s’est jamais préoccupé de la récidive en matière de délinquance sexuelle parce que pour eux le répressif est un gros mot.

Que penser de la complaisance d’un certain féminisme contemporain avec l’Islam et son rapport aux femmes ?

C’est l’un des angles morts principaux. Une population allochtone de plus en plus nombreuse arrive sur notre sol avec des mœurs et un regard diffèrent sur le mariage ou la tenue. Or, cette population ne va pas changer d’état d’esprit simplement en passant la frontière. Mais en parler serait contrevenir à l’idéologie immigrationniste, donc la gauche féministe se tait et sacrifie volontiers la femme dès qu’elle ne peut plus l’instrumentaliser politiquement. Marlène Schiappa est coutumière de ces incohérences. [...]

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Grenoble : « Universités, quartiers ; l’islamo-gauchisme est devenu majoritaire et dangereux »

Que s’est-il donc passé à l’IEP de Grenoble ? Qu’ont fait ces professeurs ?

Les professeurs sont moins accusés pour leurs propos, que par idéologie. Les propos qu’ils ont tenus sont parfaitement soutenables. Ils ont fait une critique de l’Islam qui rentre tout à fait dans le champ d’exercice du professeur-chercheur, en l’occurrence en ce qui les concerne, spécialisés dans les religions et le racisme. Ils ont simplement voulu ne pas mettre au même niveau l’islamophobie avec l’antisémitisme — qui a fait des millions de morts — et le racisme. Ils ont rappelé que l’islamophobie n’est que la critique d’une religion. C’est tout à fait légal. Et le blasphème n’est pas un délit en France, nous avons le droit de critiquer les religions. C’est pourtant ce qui leur est officiellement reproché. 

Mais pour nous, l’affaire remonte à plusieurs années. Nous avons des captures d’écran de 2017 où des étudiants de l’UNEF Grenoble faisaient un appel à témoignages sur des groupes Facebook de l’IEP contre monsieur Tournier, un de ces professeurs. Ces militants recherchaient des témoignages de propos racistes, sexistes ou islamophobes. Ils n’en ont finalement eu aucun. Cela montre bien qu’on ne reproche pas des propos particuliers à ces professeurs. On leur reproche de ne pas être dans le carcan idéologique de l’extrême-gauche, du décolonialisme, de l’intersectionnalisme, etc. L’extrême-gauche veut être dans un entre-soi et exclure tous les professeurs qui ne pensent pas comme elle. On l’avait déjà vu à Lyon avec un professeur de médecine harcelé. On l’a vu dans de nombreuses universités. Là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. [...]

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La seconde mort de Bonaparte

Pour explorer l'histoire, il faut se fonder sur deux éléments solides : la patience et la modestie. Quand on prétend explorer l'ensemble napoléonien, par exemple, son espace, sa géographie complète, son étendue morale, militaire ou diplomatique, ses zones intimes, ses multiples dimensions, enfin l'homme, ses actions et son entourage, toute vanité doit choir. L’homme Napoléon a été diversement jugé, diversement approché, mais a-t-il été entièrement sondé, rigoureusement compris ? Dans les passions qu'il déclenche, dans les anachronismes qu'il peut encore provoquer, on doit se rendre à l’évidence : Napoléon reste grand parce qu'à l'inverse de la Révolution vue par Clemenceau, il n'est pas un « bloc ». Et surtout parce qu'il n'est pas un bloc inerte. Ne voir en lui que le despote, sans voir la puissance corrosive sur lui-même (comme le sentirent Balzac et Delacroix) de son propre pouvoir et de sa force virile, presque romaine, de haute volonté, c'est ne rien comprendre à l'homme et à son parcours d'astre pressé.

Ne juger son héritage et ses propres hésitations qu'au gré de nos fixations morbides contemporaines, au rythme masochiste de l’autoflagellation, c'est refuser par principe, par une conception qui n'est pas historique mais hystérique, de considérer qu'il incarne un monde, mais surtout qu'il y a toujours eu chez ce législateur le souci de ce qu’il faut appeler une civilisation. Napoléon, grâce à la Corse et au-delà d'elle, a réussi à fixer dans un temps bref mais dans un sillon profond, la réalité d'une virtù, mélange de courage, d'énergie et source d'enthousiasmes.

L’Occident ou la beauté des femmes nues

Pourquoi belles ? Pourquoi nues ? 8 mars 2021 : une journée des femmes dont il est désormais interdit d’apprécier publiquement la beauté, car les féministes new age s’y opposent, réduisant le jugement esthétique du corps à une symbolique de la femme-objet soumise aux pulsions sexuelles de la part masculine, c’est-à-dire meurtrière, de la société, biffant par ailleurs vingt-cinq siècles d’histoire de l’art. Quant à la nudité… Le mythe de l’intersectionnalité a offert à ces amazones postmodernes l’appui des islamistes, dont l’éthique justifie de voiler entièrement les femmes, au bord des piscines et sur les plages, occultant par cet objet insolite, « le burkini », jusqu’à la plus infime parcelle de corps féminin afin de préserver la « pureté d’âme » de l’homme islamique et lui garantir le Ciel.

Lire aussi : Chronique civilisationnelle : le piège du progressisme

L’abbé Mugnier écrivait dans son Journal, le 2 mai 1922, cette phrase admirable qui pourrait constituer, dans un avenir proche, l’épitaphe de l’Occident :« On nous disait d’admirer les fleurs. On ne nous disait pas d’admirer la femme. Et qui sait si le culte de la beauté féminine n’eût pas spiritualisé nos sens ! » Cette pensée résume admirablement le rapport que l’Occident, et notamment l’Occident chrétien, entretient avec la beauté féminine. Une beauté qui, nous suggère le confesseur des plus belles silhouettes de l’aristocratie parisienne du début du XXe siècle, constituerait le véritable viatique à destination du Ciel. La femme incarnant ainsi, par sa beauté, le mouvement dialectique, entre esthétique et morale, que la civilisation occidentale a entretenu tout au long de son histoire, une quête de grâce en somme, qui a ciselé plus largement l’ensemble de son patrimoine jusqu’à en faire le joyau de l’humanité. [...]

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Délit d’entrave

Même si on est contre, cette disposition législative a au moins le mérite de la clarté. Mais le délit a été étendu à internet après une violente polémique, via une loi du 1er décembre 2016. Ce texte, qui prévoit un maximum de 30 000 euros d’amendes et deux ans d’emprisonnement pour les contrevenants, a été largement décrié, aussi bien par la droite parlementaire que par Mgr Pontier, alors président de la Conférence des évêques de France. [...]

Lire aussi : Avortement, le grand tabou

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Rillieux-la-Pape : le maire demande que la justice « frappe dur, vite et fort »
Un petit groupe s’est réuni à 19h15 de façon très préparée et, dans un parcours bien précis, a décidé de tout casser : voitures, abris-bus, mobilier urbain. Mes premières pensées vont à ces habitants qui n’ont rien demandé à personne et qui ont vu hier leurs biens détruits et à ces familles dont les enfants ont été terrorisés. C’était quelque chose d’extrêmement organisé, avec des individus habillés de noir et masqués. Fort heureusement, il y a eu des arrestations et des défèrements sont prévus : je demande que la justice frappe dur, vite et fort. Il faut des sanctions exemplaires. Il va falloir se poser des questions au niveau national et au niveau législatif, car ce phénomène de bandes prend (...)
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Quotidien toujours en première ligne de l’indécence

Hier, Quotidien ouvrait la deuxième partie de son émission avec un reportage sur l’étude de l'Institut français d'opinion publique (IFOP) concernant la perception de la laïcité chez les lycéens français. Déjà le résumé du « replay » laisse pantois : « D’après une enquête Ifop, la jeunesse française a une vision de la laïcité bien différente de ses aînés, plus inclusive, plus tolérante. Un changement de cap qui inquiète parfois ». « Plus inclusive et tolérante », l’ancienne compagne et le fils de Samuel Paty apprécieront certainement. Tout comme Didier Lemaire, le professeur de philosophie de Trappes obligé de démissionner de l’Éducation nationale, car menacé de mort pour avoir dénoncé la montée de l’islamisme dans sa ville.

Le journaliste de Quotidien Paul Gasnier, rappelle pour commencer les principaux chiffres de l’étude, à savoir que plus d’un élève sur deux se déclare favorable à l’autorisation du port de signes religieux à l’école (contre 42% il y a une décennie), et que 78% des lycéens musulmans refusent le droit au blasphème contre 45% des catholiques et 47% des « sans-religions ». Il s’agissait visiblement d’une surprise pour le journaliste. S’en suit une séquence absolument hallucinante où celui-ci se rend à l’IFOP afin d’y interroger François Kraus, directeur des études de l’institut. « Vous avez mis un sacré bazar avec ce rapport », ce à quoi le directeur répond qu’il n’était pas étonné des résultats. [...]

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Andréa Kotarac : « Certains quartiers sont aujourd’hui à feu et à sang »

Qu’est-ce qui a déclenché les émeutes de La Duchère hier en fin d'après-midi ?

Les émeutes ont éclaté suite à un accident provoqué par un individu en scooter sans son casque. Il a 13 ans, ce qui est quand même extrêmement jeune pour conduire un deux-roues. Et si l’on en croit les versions officielles, la police n’a absolument aucune responsabilité dans l’accident. D'après la préfecture, le jeune homme est toujours, et fort malheureusement, dans un état critique. Il roulait sur un scooter possiblement volé si on en croit les policiers, car les bandes de jeunes auraient refusé de leur céder le deux-roues.

Certains disent que le séparatisme, les voyous, l’insécurité ne sont que des questions d’urbanisme : voilà la preuve concrète qu’il n’y pas que cette question qui est en jeu

Certains quartiers sont aujourd’hui à feu et à sang. Il ne se passe pas une semaine sans que l’on ait des émeutes ici et là, à Amiens, Beauvais, Lyon ou Marseille, avec ses check-points. Il y a certains quartiers où on entend retentir des kalachnikovs. Il ne se passe pas une semaine sans qu’une grande partie de la classe politique française cherche des excuses aux attaques contre des agents des services publics ou contre le mobilier urbain. On cherche des excuses à tout. On peut être favorable à la justice sociale mais on n’excuse pas le désordre, le chaos, le non-respect de la loi sur le territoire. Je me suis rendu cette nuit sur le quartier de la Duchère. Tout le mobilier urbain est cassé. Hier, dans le lycée du quartier, les élèves ont été confinés puis escortés par la police parce que l’environnement était trop dangereux. [...]

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