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Qui croire et quoi faire ?

Être honnête

C’est le premier critère, l’honnêteté, quand l’erreur est manifeste, qui valide une parole en général et en particulier celle d’un expert. Celui-ci n’étant pas omniscient, l’erreur fait partie de son quotidien, a fortiori quand il s’agit d’experts scientifiques. Errare humanum est, perseverare diabolicum. On peut donc tolérer d’un expert tous les ajustements à condition précisément qu’il nous explique pourquoi il ajuste et en vertu de quelle mise à jour de ses analyses. Untel qui ricanait de la grippette en janvier peut réclamer le confinement en mars, à condition de ne plus parler de grippette. Celui-là qui signale un virus « pas si méchant » ne peut se prévaloir de l’urgence pour vanter et prescrire un médicament sans le soumettre d’abord aux tests randomisés. Un autre qui annonçait plusieurs dizaines de milliers de morts à la sortie du confinement ne peut continuer à promouvoir la précision de son modèle mathématique. [...]

Séparatisme et hors-contrat : ces amalgames qui font le jeu des islamistes
« Il est urgent de sortir de la confusion sémantique » explique Anne Coffinier, présidente de Créer Son École. Vendredi dernier, lors de l’annonce de son plan de lutte contre « les séparatismes », Emmanuel Macron s’est violemment attaqué à l’école : obligation d’instruction dès 3 ans, interdiction de l’école à domicile sauf exception et renforcement des contrôles des écoles hors contrat. Ces annonces ont réveillé de vieux souvenirs, à savoir ceux de 1984 au moment des grandes manifestations pour l’école libre. La levée de boucliers s’annonce bien plus large que les seuls « cathos identitaires » comme le prétendait récemment un journaliste de Marianne, décidément toujours en retard sur tout, pour la simple raison que la liberté d’enseignement fait partie du bloc constitutionnel depuis 1977. [...]
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Docteur Rochambeau : « L’avortement à 14 semaines consiste à broyer le crâne d’un foetus »

Plusieurs députés souhaitent rallonger de deux semaines le délai légal de l'avortement Pouvez-vous nous décrire médicalement ce qu'est un avortement à quatorze semaines de grossesse ?

C'est une opération sous anesthésie générale qui consiste à broyer les organes de ce qui n'est plus un embryon, mais un foetus. Par exemple, la tête est calcifiée : il faut d'abord la broyer avec une pince, in utero, pour pouvoir le sortir par le col de l'utérus. Si ce n'est pas fait, le col pourrait se dilater et créer une béance, ce qui fera que pour les prochaines grossesses la femme aura un risque accru de faire une fausse couche ou un accouchement prématuré.

Comment les praticiens accueillent-ils ce changement de délai, et y aura t-il des refus catégoriques de leur part de pratiquer ces avortements tardifs ?

On pense que c'est fort probable. Si l'on s'en réfère à ce qui a été le dernier allongement du délai, quand on est passés de dix à douze semaines, trente pour cent soit un tiers des confrères qui acceptaient de faire des IVG ont arrêté pour cette raison là. Cette fois, on passe dans une autre catégorie de risque chirurgical. Ce n'est pas un geste facile à réaliser, et c'est un geste qui évidemment marque le médecin, dont le métier est plutôt de faire en sorte de sauver des grossesses plutôt que devoir écraser des foetus. C'est un geste choquant et on peut prévoir qu'on aura beaucoup moins de médecins prêts à faire ça. Or, si c'est dans la loi, les gens y ont droit, et donc les médecins y sont contraints. Heureusement, dans ces cas là vous pouvez faire valoir votre clause de conscience.

Cette fois, il s'agit de permettre aux sages-femmes de faire des avortements chirurgicaux par aspiration. C'est un geste, dont le praticien doit être capable de gérer les suites. Or, les sages-femmes n'ont pas les compétences pour réparer les éventuels dégâts qu'elles produiront.

À ce sujet, dans le rapport il est écrit « les états d’âme de professionnels n’ont pas à influer sur le droit des femmes à avorter » Que vous inspire cette déclaration ?

Sans commentaire. Les états d'âme des députés n'ont pas à influer sur la pratique médicale.

Les médecins sont-ils majoritairement favorables à une clause de conscience qui soit claire sur un plan légal ?

Nicolas Guérin : « D’ici cinq ans, la 5G sera dix fois plus efficace énergétiquement que la 4G »

Qu’est-ce que la 5G ? Quels seraient ses avantages concrets au quotidien pour les Français ?

La « 5G » est la cinquième génération de réseaux mobiles, qui succède aux technologies 1G, 2G, 3G et 4G. La 1G et la 2G permettaient les appels vocaux puis les envois de SMS. Ensuite est arrivée la 3G puis la 4G qui a permis de se connecter à internet, de passer des appels vidéo et d’accéder à des applications. Comme toute nouvelle technologie, la 5G va améliorer les services existants. Avec l’augmentation constante du trafic 4G (consommation multipliée par 3 en 4 ans), elle permettra de décongestionner le réseau 4G. Comme dans une gare par exemple, où des milliers de voyageurs se connectent au même moment. La 5G permettra aussi le développement de nouveaux services.  Cette nouvelle technologie sera révolutionnaire pour les entreprises en permettant de connecter de manière quasiment instantanée les objets connectés. [...]

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La Grande bouffe : Chartreuse, buvez la légende

Il a démêlé l’écheveau du temps et des exils pour retracer une histoire vieille de plus de quatre siècles, qui débute aux périphéries de Paris, qui passe par l’Espagne et les bars branchés de San Francisco et de Londres et dont le cœur battant est celui d’un monastère fondé en 1084 dans le Dauphiné. En 1605, le maréchal d’Estrées donne aux chartreux de Vauvert, un couvent situé près du jardin du Luxembourg, la recette d’un élixir de plantes qui est censé donner longue vie et salubrité.

Il faut attendre 1764 pour que la chartreuse verte soit mise au point. Réputée pour ses vertus curatives, elle est vendue sur les marchés de Grenoble et de Chambéry

Ne sachant qu’en faire, les chartreux de Vauvert expédient la recette à la Grande Chartreuse, où les moines apothicaires s’essaieront à la développer avec leurs alambics. Il faut attendre 1764 pour que la chartreuse verte soit mise au point. Réputée pour ses vertus curatives, elle est vendue sur les marchés de Grenoble et de Chambéry. Puis vinrent la Révolution, les guerres et l’exil en 1793. Revenus dans leur monastère en 1816, les moines reprennent la production de l’élixir. [...]

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En finir avec la contre-culture

Le combat culturel obéit à l’idée qu’il faut intervenir en amont du politique, en changeant les mentalités de manière radicale ; la contre-culture qui a vocation à investir toutes les dimensions du quotidien est son outil privilégié. Bien plus qu’à Gramsci, cette dernière doit son apparition à l’École de Francfort et surtout au traumatisme collectif du nazisme, d’où son maximalisme, sa perception de la société comme essentiellement totalitaire qui l’amène à opposer l’individu au « système », à célébrer par principe l’anti-conformisme, puis, par capillarité, la déviance sociale et la transgression.

Selon eux, il faudrait tout faire « autrement » (l’adverbe contre-culturel par excellence) afin de permettre à l’individu d’accéder à une réelle émancipation

C’est comme si dans le cadre théorique posé par le Freud du Malaise dans la civilisation, les apôtres de la contre-culture choisissaient toujours la liberté contre la civilisation. Selon eux, il faudrait tout faire « autrement » (l’adverbe contre-culturel par excellence) afin de permettre à l’individu d’accéder à une réelle émancipation. Ils en oublient la notion de bien commun, pire, leur logique binaire en fait, à leur insu, de furieux idéologues. [...]

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Traité de la vie élégante : éloge du fromage qui pue
Planté devant la terrasse où E. s’était installé, Lucien de S. avait un sachet de viennoiseries dans une main, une baguette dans l’autre, et Chantal, son acerbe moitié, juste derrière, qui portait Télérama, sa bible hebdomadaire et salua sèchement le meilleur copain de son mari. – Salut, mon vieux Lulu ! Bonjour, chère madââme ! […]
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Une milice noire, cauchemar des blancs américains

Le « Mont Rushmore » de la Confédération est un lieu hautement symbolique pour le Ku Klux Klan, organisation suprématiste blanche qui a infuencé la politique américaine au cours du XXe siècle. Sur le flanc nord de cet immense bas-relief rocheux situé en Géorgie, les figures des généraux Tomas « Stonewall » Jackson et Robert Lee, du président sudiste Tomas Jefferson. C’est ici que la milice noire, « Not Fucking Around Coalition » (NFAC), a décidé de parader le 5 juillet, attirant l’œil des médias et des touristes de passage qui ont filmé cette scène incroyable et inédite. 

Armé de fusils d’assauts, vêtus tout de noirs leur porte-parole, « Grand master Jay » a invectivé dans le vide différents groupes suprématistes blancs depuis son haut-parleur. « Je ne vois pas de milices blanches. Où sont donc les “Boogie Boys”, les “Tree Percenters” et tous vos semblables. Vous n’êtes que des “rednecks effrayés” », a aboyé l’homme dont le visage était recouvert d’une cagoule. « Nous sommes ici chez nous, nous sommes chez vous, dans vos maisons », a-t-il continué de crier tandis que ses hommes marchaient au pas, dans un style qui se voulait militaire. [..]

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