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Faux procès pour Mignonnes
Une nouvelle polémique arrive des Etats-Unis. Encore une histoire de Cancel Culture comme on dit. Mais cette fois-ci elle concerne une œuvre française : Mignonnes, primée aux festivals de Berlin et de Sundance. Sortie le 19 août dans les salles françaises dans un relatif anonymat, le premier film de la réalisatrice Maimouna Doucouré reçut néanmoins un accueil positif de la critique et des spectateurs, si l’on se réfère aux notations du public sur le site Allociné. Pour le reste du monde, c’est Netflix qui s’occupe de la distribution du long-métrage rebaptisé Cuties et c’est au moment de la promotion du film par le géant du streaming que les premières polémiques ont commencé de retentir. [...]
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Chiennes perdues cheveux gras

* L'Incorrect décline toute responsabilité en cas de saignements oculaires occasionnés par les fautes orthographiques émaillant les citations dans cet article.

Du 12 au 13 septembre, se tiendra en effet dans la Sarthe un « Mini fest féministe non mixte, prol et rural » subtilement intitulé « Meute de chiennes : féministes rurales et vénères ». Déjà l’affiche nous fait entrer en transe avec une charmante dame visiblement anciennement bien membrée (vous apprécierez la perspective sur l’entre-cuisses), des jambes plus poilues que celles de Sébastien Chabal, des bras virils pouvant tordre le cou d’un ours, une mâchoire carrée, des poireaux fournis, des lèvres noires, les côtés du crâne rasés et une tignasse rose comme posée au sommet. Seul indice de féminité : une poitrine généreuse agrémentée d'un T-shirt imprimé carlin. Le féminin dans toute sa splendeur ! [...]

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Des sauvageons ? Non, des sauvages
La tension opposant le ministère de l’Intérieur à celui de la Justice est-elle feinte ou réelle ? Entre Gérald Darmanin mauvais flic, assumant des tendances droitières dans un discours décalqué sur celui que tenait naguère Nicolas Sarkozy quand il était place Beauvau, et Eric Dupond-Moretti le bon flic empathique étonné qu’on puisse penser que la France serait un coupe-gorge ; plus qu’une dispute, une maligne répartition des rôles. Quel meilleur exemple de cette synthèse permanente à laquelle aspire le macronisme que ces duels de façade sur une question pourtant cruciale. Qu’on aime ou pas le terme, il répond à une réalité. D’ailleurs, elle s’impose souvent à ceux qui essayent de la nier, comme à Eric Dupond-Moretti qui n’a pu que constater qu’un homme avait été égorgé en pleine Gare du Nord un dimanche quelques heures à peine après qu’il a osé affirmer que bien nommer les choses faisait monter « le sentiment d’insécurité ». [...]
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Racisés ou (dé)racinés ?

Le néologisme « racisé » signife la qualité assignée par un système dominant à un individu ou à un groupe en raison de ce qu’il nomme « race ». Cela permet de réduire la race à un simple concept raciste, à une construction sociale légitimant la domination des « non-racisés ». « Racisé » désigne donc concrètement aujourd’hui l’envers du privilège de la blanchité. « Ce privilège, tout comme le privilège de la masculinité et de l’hétérosexualité consiste concrètement dans le fait qu’il n’existe pas sur l’individu ainsi identifé de récit social de son abjection éventuelle qui le précéderait et qui ramènerait toutes ses conduites à des conduites d’espèces, à un particularisme potentiellement déviant et/ou dangereux » (Médiapart, 5 février 2018, tribune de N. Ajari, H. Bentouhami, JC Goddard).

Seuls les racisés peuvent utiliser de manière non-raciste le mot « race ». Et ils ne s’en privent pas. Ce retournement dialectique, la fameuse « inversion du stigmate » participe de la lutte politique du nouvel antiracisme qui repose sur la double thèse : la race n’existe pas mais le racisme (intrinsèque aux Blancs) existe et doit être combattu. L’intérêt est également que les Arabes et les Noirs ne peuvent pas être accusés de racisme. Le bénéfice politique de ce tour de passe sémantique est évidemment important puisqu’il permet d’utiliser la grille de lecture de la lutte des races en en interdisant l’accès à ceux que l’on combat. [...]

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Squat de Théoule-sur-Mer : quand Abdellah s’invite chez Henri
L’affaire a débuté le 21 août dernier. Après avoir vendu leur résidence principale lyonnaise, Henri et Marie-Thérèse Kaloustian doivent retrouver leur maison secondaire de Théoule-sur-Mer, petite bourgade nichée dans les Alpes-Maritimes, pour s’y retirer définitivement dans une paisible retraite. Seulement voilà : au moment d’entrer dans sa maison, le mécanicien retraité aperçoit des individus inconnus en train de se prélasser sur son balcon. Sa clef n’actionne plus la serrure, et bientôt la porte s’ouvre sur une famille, composée d’Abdellah Z., de sa femme enceinte, et deux enfants en bas-âge. Ces squatteurs ont pris possession de sa maison et changé le compteur électrique. Bien au fait de la loi, ils se réfugient désormais derrière la protection judiciaire. Alors qu’Abdellah le menace de faire venir des hommes armés de kalachnikovs, le retraité, impuissant, doit renoncer. [...]
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Le squat : cette autre violence faite aux Français
La loi ne protège pas les squatteurs à proprement parler Le scénario varie à la marge mais obéit à une trame classique : des gens partent en vacances ou vont vivre quelques années ailleurs, laissant leur logement vide. Quand ils reviennent pour reprendre tranquillement le cours de leur vie, ils trouvent des gens installés chez eux. Ils appellent la police, persuadés que ce sera l’affaire de quelques heures. Las ! La loi empêche toute expulsion des lieux jusqu’à survenance d’une décision de justice. Qu’à cela ne tienne, direz-vous. Sauf que comme tout le monde commence à le comprendre, la justice, ça prend des mois. De longs mois. C’est vrai, mais pas tout à fait. [...]
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Généalogie de l’antiracisme racisé
Au commencement, il y a la colonisation. Tel est le dogme du nouvel « antiracisme » décolonial qu’il s’agit de saisir dans ses présupposés et ses conséquences. Il est le résultat logique de l’échec de la mouvance antiraciste, tendance années 80. Celle-ci était structurée sur un déni des races au bénéfice d’un multiculturalisme vu comme le déploiement du principe d’égalité des droits. Les valeurs de la République étaient considérées comme un socle suffisamment solide pour rendre possible « un vivre ensemble » dans le « respect des différences ». L’agenda multiculturaliste était intrinsèquement lié à l’abandon de toute volonté assimilatrice des immigrés extra-européens, l’assimilation étant perçue comme le refus intolérant des différences culturelles et religieuses. L’adhésion aux valeurs de la République suffirait à « faire société ». [...]
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Coupable d’être blanc ?
On a coutume de se moquer de cette nouvelle gauche qui a fait du racisme l’alpha et l’oméga de sa vision du monde, arguant qu’elle s’est bien éloignée de ses considérations sociales originelles. C’est une vision un peu courte car on oublie ainsi que la gauche, dès son origine marxiste, est par-dessus tout révolutionnaire, acharnée à faire advenir le paradis sur terre et que dans ces conditions classe ou race figurent les éléments plus ou moins interchangeables d’une nécessité historique : renverser le monde afin de le mettre à l’endroit. C’est ce à quoi s’emploie Robin Di Angelo, sociologue américaine, avec son livre fondateur Fragilité Blanche, du nom du concept qu’elle a inventé. [...]
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