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L’esclavage en France : de la réglementation à l’abolition
« Il n’y a ni hommes ni femmes, ni Juifs ni Grecs, ni hommes libres ni esclaves, vous êtes tous un en Jésus-Christ », affirme l’apôtre Paul dans son épître aux Galates. À l’orée du Moyen-Âge, cette révolution chrétienne commence à porter des fruits dans le royaume de France et le lent travail d’adoucissement des mœurs entrepris par le christianisme transforme la condition de l’esclave antique en celle du serf reconnu comme une personne humaine à part entière, même s’il ne peut se marier sans l’autorisation de son maître. [...]
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Pizzagate, le complot était presque pas frais

Pedowood », « pizzagate » ou « pleasure island » sont autant de noms qui reviennent dans les conversations entre conspirationnistes. Y a-t-il du vrai dans cette pyramide d’histoires qui paraissent toutes plus abracadabrantesques les unes que les autres ? Oui. Hollywood est, par exemple, le théâtre d’abus d’enfants stars depuis plusieurs décennies. Les anecdotes sordides sont d’ailleurs trop nombreuses pour être toutes rapportées. On se souvient des propos d’Elijah Wood en 2016 sur les abus psychologiques ou sexuels : « Il y a quelque chose de vraiment mauvais qui réside dans les tréfonds d’Hollywood […] Je ne suis jamais allé aux soirées qui favorisaient ce genre de choses. […] Si vous n’avez pas de base solide à laquelle vous accrocher, par exemple la famille, alors ce sera très compliqué d’affronter le milieu ».

Des parcours cabossés de jeunes gens torturés, détruits par la drogue et les excès, Hollywood en connaît autant que le temple de la promotion de catch qu’est la WWE, avec ses tueries sous stéroïdes, ses suicides et ses viols

Vedette des productions pour adolescents des années 1980, Corey Feldman a lui aussi dénoncé les agissements de certains adultes lorsqu’il était au faîte de sa gloire. Des parcours cabossés de jeunes gens torturés, détruits par la drogue et les excès, Hollywood en connaît autant que le temple de la promotion de catch qu’est la WWE, avec ses tueries sous stéroïdes, ses suicides et ses viols. Pendant trente ans, l’ancien marine Scotty Bowers fut ainsi le pourvoyeur en jeunes hommes et en jeunes femmes des acteurs de la A-List hollywodienne, depuis sa station-service d’Hollywood Boulevard. Il est malheureusement difficile de distinguer ce qui tient lieu de fantasme de ce qui est avéré. Les arrestations d’Harvey Weinstein et de Jeffrey Epstein ou encore les révélations sur le comportement privé du réalisateur Bryan Synger, auront toutefois libéré la parole. [...]

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Rémi Brague : « le civilisé perçoit du sens là où le barbare n’entend que du bruit »

Le déboulonnage de statues de grands hommes européens comme Colbert, Saint Louis, De Gaulle, ou Napoléon, et les tentatives de réécriture de l’histoire de France sous un prisme racial par les mouvements décoloniaux proches de Black Lives Matter sont-ils des signes de barbarie ?

Je ne sais pas s’il est utile de mobiliser une notion comme celle de barbarie pour caractériser ces attitudes. Le mot de « bêtise » ne suffirait-il pas ? La bêtise est toujours simpliste, et quand elle passe à l’acte, elle repose toujours sur un « y’a qu’à, faut qu’on… ». La bêtise élémentaire consiste à réduire un individu ou un groupe à une seule de ses dimensions. Si on le fait jusqu’au bout, d’ailleurs, on va avoir du travail : il va falloir débaptiser le Mali, pays qui a repris le nom d’un empire esclavagiste ; il va falloir rappeler que Spartacus, dans la cité de gladiateurs fugitifs qu’il avait fondée, avait des esclaves ; il va falloir effacer des œuvres de Marx ce qu’il a écrit sur les Polonais, etc.

La pire bêtise est, derrière celle des hommes de main, celle des intellectuels, les « demi-savants qui troublent le monde »

La pire bêtise est, derrière celle des hommes de main, celle des intellectuels, les « demi-savants qui troublent le monde », ceux qui réduisent l’infinie complexité de l’histoire à un facteur unique : lutte des classes, dominants et dominés, et maintenant blancs contre noirs. C’est tellement simple : pas besoin de travailler, de s’informer, d’étudier l’histoire, le crétin de base s’imagine qu’il a tout compris. Pas besoin non plus d’un effort moral pour se rendre un peu moins méchant : il suffit d’être d’une certaine couleur de peau (blanche autrefois, noire aujourd’hui), voire de se revendiquer de celle-ci pour se croire du bon côté.

Au fond, qu’est-ce qui différencie un barbare d’un civilisé ? La culture ? La religion ? Le nomadisme ? Le respect des anciens ? En fait, qu’est-ce que la barbarie ?

Comme on le sait, « barbare » est d’abord une onomatopée. Quand on a affaire avec quelqu’un dont on ne comprend pas la langue, on s’imagine qu’il émet des sons dépourvus de sens : « br, br ». Les Grecs appelaient barbares tous ceux qui ne parlaient pas grec « comme tout le monde ». Le mot n’avait pas alors la connotation péjorative (sauvage, brutal, etc.) qu’il a prise depuis. La dimension linguistique est intéressante, à condition qu’on la retourne : le barbare n’est pas tellement celui qui ne réussit pas à se faire comprendre d’un auditeur censé civilisé ; il est bien plutôt celui qui renonce à essayer de comprendre, celui qui ne comprend pas qu’il y a quelque chose à comprendre. [...]

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Thierry Lentz : « L’irruption de la race dans le débat public est le fait de groupes minoritaires et subversifs »

On a assisté à de nombreux déboulonnages de statues sur fond de tensions raciales. Or, dans la tradition française, la race n’a pas sa place en politique. Pensez-vous que le mouvement Black lives matter importé des États-Unis risque de remettre en cause l’universalisme républicain chez nous ? N’est-il pas paradoxal d’introduire le critère de la race dans le champ politique quand on proclame par ailleurs que les races n’existent pas ?

C’est justement pour proclamer sans équivoque qu’elle ne doit en aucun cas intervenir dans les rapports sociaux au sens large que la notion de race subsiste juridiquement en France, à l’article premier de la constitution : « La République […] assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ». Et comme le droit ne s’applique pas de lui-même, même s’il doit être le seul guide de l’action de l’État et des particuliers, des efforts doivent être consentis pour que le principe connaisse sa pleine et constante application. On ne peut pas dire que ces efforts ne sont pas faits, même si, en ce bas monde, rien n’est jamais parfait et tout reste toujours, sinon à recommencer, au moins à entretenir et à perfectionner. En ce sens, je ne crois pas que l’importation chez nous de mouvements américains, qui répondent à des questions et une histoire spécifiques aux États-Unis, soit de nature à identifier les problèmes propres à la société française et encore moins à les résoudre. [...]

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Créer son École fait sa rentrée

Créer son école se charge depuis quinze ans d’accompagner les créateurs d’écoles libres (aussi appelées écoles hors contrat ou indépendantes) sur les plans pratiques et juridiques. Elle organise des formations pour les créateurs, les directeurs et les professeurs. L’association peut également prêter main forte en cas de contentieux. Pas plus tard que cet été, elle a apporté une aide juridique aux établissements hors contrat dont les élèves avaient été empêchés de passer leur baccalauréat en contrôle continu, pour des histoires de livrets scolaires soi-disant « non-conformes ».

Selon les statistiques recueillies par l’association, les ouvertures d’écoles libres ont progressé de façon exponentielle depuis 15 ans et cette évolution se poursuit malgré l’épidémie. Lors de ses premiers recensements, l’association ne comptait qu’une dizaine de créations d’écoles libres par an, contre 124 en 2019, et 129 en 2020. [...]

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Faux procès pour Mignonnes
Une nouvelle polémique arrive des Etats-Unis. Encore une histoire de Cancel Culture comme on dit. Mais cette fois-ci elle concerne une œuvre française : Mignonnes, primée aux festivals de Berlin et de Sundance. Sortie le 19 août dans les salles françaises dans un relatif anonymat, le premier film de la réalisatrice Maimouna Doucouré reçut néanmoins un accueil positif de la critique et des spectateurs, si l’on se réfère aux notations du public sur le site Allociné. Pour le reste du monde, c’est Netflix qui s’occupe de la distribution du long-métrage rebaptisé Cuties et c’est au moment de la promotion du film par le géant du streaming que les premières polémiques ont commencé de retentir. [...]
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Chiennes perdues cheveux gras

* L'Incorrect décline toute responsabilité en cas de saignements oculaires occasionnés par les fautes orthographiques émaillant les citations dans cet article.

Du 12 au 13 septembre, se tiendra en effet dans la Sarthe un « Mini fest féministe non mixte, prol et rural » subtilement intitulé « Meute de chiennes : féministes rurales et vénères ». Déjà l’affiche nous fait entrer en transe avec une charmante dame visiblement anciennement bien membrée (vous apprécierez la perspective sur l’entre-cuisses), des jambes plus poilues que celles de Sébastien Chabal, des bras virils pouvant tordre le cou d’un ours, une mâchoire carrée, des poireaux fournis, des lèvres noires, les côtés du crâne rasés et une tignasse rose comme posée au sommet. Seul indice de féminité : une poitrine généreuse agrémentée d'un T-shirt imprimé carlin. Le féminin dans toute sa splendeur ! [...]

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Des sauvageons ? Non, des sauvages
La tension opposant le ministère de l’Intérieur à celui de la Justice est-elle feinte ou réelle ? Entre Gérald Darmanin mauvais flic, assumant des tendances droitières dans un discours décalqué sur celui que tenait naguère Nicolas Sarkozy quand il était place Beauvau, et Eric Dupond-Moretti le bon flic empathique étonné qu’on puisse penser que la France serait un coupe-gorge ; plus qu’une dispute, une maligne répartition des rôles. Quel meilleur exemple de cette synthèse permanente à laquelle aspire le macronisme que ces duels de façade sur une question pourtant cruciale. Qu’on aime ou pas le terme, il répond à une réalité. D’ailleurs, elle s’impose souvent à ceux qui essayent de la nier, comme à Eric Dupond-Moretti qui n’a pu que constater qu’un homme avait été égorgé en pleine Gare du Nord un dimanche quelques heures à peine après qu’il a osé affirmer que bien nommer les choses faisait monter « le sentiment d’insécurité ». [...]
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