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Des sauvageons ? Non, des sauvages

« Ensauvagement ». C’est le mot du moment, martelé dans tous les « débats » télévisés ou radiodiffusés. Le terme fait même l’objet de polémiques au sein même d’un gouvernement qui, selon le mot d’Emmanuel Macron, se livrerait à un « kamasutra de l’ensauvagement ». Pas sûr que la métaphore à connotation lubrique rende bien compte de l’état dans lequel se trouve la France. Elle n’est pas en voie d’ensauvagement : elle est livrée à des sauvages qui commettent logiquement des actes de sauvagerie.

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capture vidéo @Martin Lom
La tension opposant le ministère de l’Intérieur à celui de la Justice est-elle feinte ou réelle ? Entre Gérald Darmanin mauvais flic, assumant des tendances droitières dans un discours décalqué sur celui que tenait naguère Nicolas Sarkozy quand il était place Beauvau, et Eric Dupond-Moretti le bon flic empathique étonné qu’on puisse penser que la France serait un coupe-gorge ; plus qu’une dispute, une maligne répartition des rôles. Quel meilleur exemple de cette synthèse permanente à laquelle aspire le macronisme que ces duels de façade sur une question pourtant cruciale. Qu’on aime ou pas le terme, il répond à une réalité. D’ailleurs, elle s’impose souvent à ceux qui essayent de la nier, comme à Eric Dupond-Moretti qui n’a pu que constater qu’un homme avait été égorgé en pleine Gare du Nord un dimanche quelques heures à peine après qu’il a osé affirmer que bien nommer les choses faisait monter « le sentiment d’insécurité ». [...]
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