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Racisés ou (dé)racinés ?

Le néologisme « racisé » signife la qualité assignée par un système dominant à un individu ou à un groupe en raison de ce qu’il nomme « race ». Cela permet de réduire la race à un simple concept raciste, à une construction sociale légitimant la domination des « non-racisés ». « Racisé » désigne donc concrètement aujourd’hui l’envers du privilège de la blanchité. « Ce privilège, tout comme le privilège de la masculinité et de l’hétérosexualité consiste concrètement dans le fait qu’il n’existe pas sur l’individu ainsi identifé de récit social de son abjection éventuelle qui le précéderait et qui ramènerait toutes ses conduites à des conduites d’espèces, à un particularisme potentiellement déviant et/ou dangereux » (Médiapart, 5 février 2018, tribune de N. Ajari, H. Bentouhami, JC Goddard).

Seuls les racisés peuvent utiliser de manière non-raciste le mot « race ». Et ils ne s’en privent pas. Ce retournement dialectique, la fameuse « inversion du stigmate » participe de la lutte politique du nouvel antiracisme qui repose sur la double thèse : la race n’existe pas mais le racisme (intrinsèque aux Blancs) existe et doit être combattu. L’intérêt est également que les Arabes et les Noirs ne peuvent pas être accusés de racisme. Le bénéfice politique de ce tour de passe sémantique est évidemment important puisqu’il permet d’utiliser la grille de lecture de la lutte des races en en interdisant l’accès à ceux que l’on combat. [...]

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Squat de Théoule-sur-Mer : quand Abdellah s’invite chez Henri
L’affaire a débuté le 21 août dernier. Après avoir vendu leur résidence principale lyonnaise, Henri et Marie-Thérèse Kaloustian doivent retrouver leur maison secondaire de Théoule-sur-Mer, petite bourgade nichée dans les Alpes-Maritimes, pour s’y retirer définitivement dans une paisible retraite. Seulement voilà : au moment d’entrer dans sa maison, le mécanicien retraité aperçoit des individus inconnus en train de se prélasser sur son balcon. Sa clef n’actionne plus la serrure, et bientôt la porte s’ouvre sur une famille, composée d’Abdellah Z., de sa femme enceinte, et deux enfants en bas-âge. Ces squatteurs ont pris possession de sa maison et changé le compteur électrique. Bien au fait de la loi, ils se réfugient désormais derrière la protection judiciaire. Alors qu’Abdellah le menace de faire venir des hommes armés de kalachnikovs, le retraité, impuissant, doit renoncer. [...]
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Le squat : cette autre violence faite aux Français
La loi ne protège pas les squatteurs à proprement parler Le scénario varie à la marge mais obéit à une trame classique : des gens partent en vacances ou vont vivre quelques années ailleurs, laissant leur logement vide. Quand ils reviennent pour reprendre tranquillement le cours de leur vie, ils trouvent des gens installés chez eux. Ils appellent la police, persuadés que ce sera l’affaire de quelques heures. Las ! La loi empêche toute expulsion des lieux jusqu’à survenance d’une décision de justice. Qu’à cela ne tienne, direz-vous. Sauf que comme tout le monde commence à le comprendre, la justice, ça prend des mois. De longs mois. C’est vrai, mais pas tout à fait. [...]
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Généalogie de l’antiracisme racisé
Au commencement, il y a la colonisation. Tel est le dogme du nouvel « antiracisme » décolonial qu’il s’agit de saisir dans ses présupposés et ses conséquences. Il est le résultat logique de l’échec de la mouvance antiraciste, tendance années 80. Celle-ci était structurée sur un déni des races au bénéfice d’un multiculturalisme vu comme le déploiement du principe d’égalité des droits. Les valeurs de la République étaient considérées comme un socle suffisamment solide pour rendre possible « un vivre ensemble » dans le « respect des différences ». L’agenda multiculturaliste était intrinsèquement lié à l’abandon de toute volonté assimilatrice des immigrés extra-européens, l’assimilation étant perçue comme le refus intolérant des différences culturelles et religieuses. L’adhésion aux valeurs de la République suffirait à « faire société ». [...]
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Coupable d’être blanc ?
On a coutume de se moquer de cette nouvelle gauche qui a fait du racisme l’alpha et l’oméga de sa vision du monde, arguant qu’elle s’est bien éloignée de ses considérations sociales originelles. C’est une vision un peu courte car on oublie ainsi que la gauche, dès son origine marxiste, est par-dessus tout révolutionnaire, acharnée à faire advenir le paradis sur terre et que dans ces conditions classe ou race figurent les éléments plus ou moins interchangeables d’une nécessité historique : renverser le monde afin de le mettre à l’endroit. C’est ce à quoi s’emploie Robin Di Angelo, sociologue américaine, avec son livre fondateur Fragilité Blanche, du nom du concept qu’elle a inventé. [...]
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Paul-Marie Coûteaux : « Il y aura une France après le chaos »
Faut-il voir une filiation avec le journal de Chateaubriand, Le Conservateur ? Le Conservateur, lancé en 1818 par des « ultras » eut un tel succès que Chateaubriand put dire à bon droit que cette revue « étonna le monde et changea les ministères » puisque c’est en bonne part grâce au courant d’opinion qu’elle a créé en vue de limiter certains effets « libéraux » de la Charte, que Villèle (principal créateur de la revue avec le contre-révolutionnaire Bonald) arriva peu après au pouvoir. Ce formidable mouvement d’opinion rétablit les principes politiques qu’avait niés le cycle de la Révolution française et donné sa tonalité à la Restauration – qui fut à bien des égards une magnifique période. Certes, cette revue n’a guère duré plus de deux ans ; mais elle eut un succès fulgurant parce qu’elle rassemblait et organisait les tenants du monde ancien, qui ont remis sur ses rails une France ruinée et disqualifiée. Conservateur, national, catholique, moral et social : vous comprenez pourquoi nous avons choisi avec Jean-Frédéric Poisson et mes amis du PCD, un titre si heureusement chargé de sens… [...]
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Game over : vous êtes déshérités
Maintenant, en effet, qu’ont été abolis les degrés de dignités grâce auxquelles on avait l’habitude de distinguer les grands des humbles, le seul signe de noblesse sera désormais la connaissance des lettres »,écrivait Sidoine Apollinaire à son ami Johannes. Un jugement presque optimiste si on le rapporte à la situation que nous vivons. Les lettres ne sont pas simplement ignorées : elles sont méticuleusement détruites pour mieux qu’on oublie ceux qui les ont écrites,les fâcheux « hommes blancs ». [...]
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Loi bioéthique épisode 4 : Ce à quoi l’Homme a échappé (pour l’instant)
A bien des égards, le projet de loi bioéthique adopté par l’Assemblée nationale en deuxième lecture relève du cauchemar. Les députés ont voté la création d’enfants consciencieusement privés de père, et le remboursement par la Sécurité sociale des recours à la PMA de couples lesbiens, quand bien même ils ne relèvent d’aucun problème médical. La loi prévoit par ailleurs un bouleversement de la filiation traditionnelle, en ouvrant la voie à une filiation uniquement fondée sur l’intention : est parent celui qui en a la sincère volonté, indépendamment de toute réalité biologique. La recherche sur les embryons transgéniques et chimériques a été autorisée, livrant ainsi l’essence de la Créature et de la Création à la démesure et à l’orgueil scientiste. Enfin, à la surprise générale, l’Assemblée a validé l’extension de l’interruption médicale de grossesse jusqu’au neuvième mois, pour cause de détresse psycho-sociale chez la mère.
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