


Notre bon Macron a perdu. Il ne fera pas de discours dans Notre-Dame. À croire qu’il aime se faire fesser ces derniers temps. Monseigneur Ulrich a gagné sa bataille. Si les rois ne s’étaient jamais imaginé s’astiquer l’ego dans une cathédrale, Macron, lui, en rêvait. Il répétait son discours devant le miroir de Brigitte, la larmichette à l’œil et la bouche dégueulant d’emphase pathétique. Raté. Pour une fois qu’une mitre tient droite, on ne peut qu’ôter notre chapeau.
À l’heure où nous écrivons ces quelques lignes, le programme réserve encore quelques inconnues. Un coupage de ruban est à l’étude. Comme à l’ouverture de la MJC Jean Jaurès de Bobigny. Monseigneur Ulrich se veut rassurant : « Ce qui est sûr est surtout que je vais frapper à la porte de la cathédrale » pour signifier « que de nouveau le clergé et le peuple sont dans la cathédrale pour le service de Dieu.…

Les causes de la répression des cathares ne sont-elles pas politiques avant d’être théologiques ?
D’abord, il faut savoir que le catharisme n’a pas commencé en Provence, mais plus tôt dans ce qui est aujourd’hui la Bosnie, avec ce qu’on a appelé les Bogomiles. Ils se sont répandus en remontant les grands fleuves : le Danube et le Rhin. Ils se sont installés, ont commencé à opérer en Champagne et puis en Flandre. Les autorités les ont rapidement mis hors-la-loi, et ils ont vite perdu leur importance dans ces régions.
En revanche, en Provence et en Languedoc, il y avait un problème, dû aux effets de la réforme grégorienne. Elle a provoqué une mise en ordre de l’Église, sur le plan ecclésial, sur son fonctionnement et sur la nature de ses subsides. D’un seul coup, les curés occitans ont eu besoin de trouver beaucoup d’argent pour construire leurs églises, et se sont mis à emprunter.…

Dans le milieu rural, les élus locaux et cadres de l’ARS se roulent régulièrement par terre face au manque d’infirmiers et d’aides-soignants. Cer- tains EHPAD disposent de lits mais avancent en marche arrière par manque de personnel. Et ne parlons pas du « maintien à domicile » qui fonctionne de plus en plus avec des bénévoles, les aides-soignantes ne voulant sur- tout pas s’embarquer là-dedans. Parce que faut les soulever les vioques! Et quand tu pèses 50 kilos et qu’il n’y a aucun matériel au fin fond de la Toundra chez Marcel Poulangeard, même avec les meilleures techniques de MacGyver apprises dans les écoles d’aides-soignantes, tu n’arrives pas à le sou- lever le Marcel, 120 kilos. Ouaih, ouaih. Donc aujourd’hui, on ouvre des écoles pour aide-soignantes partout mais le taux d’abandon ne cesse d’augmenter (trois fois plus qu’il y a 10 ans!), sans parler de celles qui abandonnent au bout de quelques années une fois diplômées.…

Qu’est-ce que l’école Thomas More ?
Une école de l’engagement. C’est-à-dire une école qui s’adresse à tous ceux qui souhaitent prendre des responsabilités dans la vie sociale, dans la vie politique, dans la vie économique ou culturelle et qui veulent, forts de leurs convictions, mettre leur énergie au service de notre pays. Bien sûr, nombre d’institutions dispensent des connaissances mais il manquait un lieu qui, en plus de revenir sur des cours fondamentaux, permet à partir de témoignages et d’analyses de savoir comment et où s’engager pour faire avancer notre société. Nous poursuivons trois objectifs: renforcer les convictions, développer un réseau d’amitiés solides et enfin préparer aux techniques de mobilisation et d’organisation sur le terrain.
À qui vous adressez-vous et quelles sont ces convictions dont vous parlez ?
Notre démarche est d’inspiration chrétienne. Si nous devions nous définir d’un point de vue politique et social, nous sommes libéraux-conservateurs, et d’un point philosophique, nous souhaitons porter des valeurs personnalistes.…

Qui ont été, et quand, les fers de lance des contre-vérités sur l’Église qui sévissent encore aujourd’hui ?
L’Église, dans sa longue histoire, a dû faire face à de multiples critiques en son sein même. En soi, ces critiques ont toujours été une bonne chose parce qu’elles ont permis à l’Église de préciser sa pensée, d’évoluer et surtout de cultiver le débat en son sein. Cependant, comme chacun sait, il y a eu aussi des moments de tensions ayant généré ruptures et schismes.
Cependant, il faut attendre la Réforme protestante au XVIe siècle pour que se mette en place une critique systématique de l’institution ecclésiastique, de sa hiérarchie mais aussi de sa nature et de ses conceptions. Les premiers clichés historiques sur l’histoire de l’Église datent de cette époque. Cette critique se développe de nouveau au XVIIIe avec la philosophie des Lumières et, plus encore, au XIXe siècle avec le scientisme et le progressisme.…

Le Silence de l’agneau est un livre dérangeant et c’est pour cela que c’est un bon livre. Son sous-titre, La morale catholique favorise-t-elle la violence sexuelle?, peut faire naître le soupçon qu’on s’apprête à lire un énième brulot progressiste à l’agenda convenu. Il n’en est rien. Au fil des pages, bien que l’on puisse tiquer sur quelques passages, nous y reviendrons, l’honnêteté intellectuelle de la démarche s’impose au lecteur car Mathieu Poupart se place au plus près du vécu des victimes d’agressions sexuelles commises dans l’Église, victimes qu’il a accompagnées et qu’il soutient dans l’association qu’il a co-fondée Agir pour notre Église. Le point de départ est le constat suivant: d’où vient le fait que les victimes aient tant de mal à se faire entendre par leur entourage ecclésial ? De là, sa problématique: dans quelle mesure une certaine pastorale, voire des aspects de la doctrine morale, participe-t-elle à ce que l’on peut nommer une culture du viol ?…

Comment et quand sont apparues les premières controverses concernant l’attitude de Pie XII vis-à-vis du nazisme ?
Les attaques contre l’attitude de Pie XII pendant la Seconde Guerre mondiale, en fait, se sont faites en deux temps. Le premier temps est l’époque de l’offensive soviétique, commencé dès 1945, où l’on trouve des articles de presse qui viennent de Moscou, mais également des relais des Soviétiques en Occident, qui critiquent le pape Pie XII pour son attitude pendant la guerre. Il est accusé d’avoir été favorable au nazisme et aux puissances de l’Axe. Dans cette première offensive, le paroxysme est atteint avec la pièce célèbre de Rolf Hochhuth en 1963, Le Vicaire, dont nous savons aujourd’hui que les services secrets soviétiques y ont joué un rôle essentiel. Cette pièce impose vraiment pour le grand public l’idée d’un pape indifférent au génocide et complice passif des nazis. C’est vraiment à ce moment-là que naît la « question Pie XII » – c’est-à-dire après la mort du pape en 1958.…
L’Incorrect
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