Skip to content
Philippine : Les larmes et la rage

Une jeune femme est morte. Un crime immonde. Elle s’appelait Philippine. Elle avait dix-neuf ans, elle était catholique, « rayonnante, vive et intelligente » nous a-t-on raconté.

Son bourreau ? Un violeur récidiviste, Marocain et sous le coup d’une OQTF.

Encore, encore et encore. Après le meurtre de Lola, après le viol de Claire, après tant d’autres.

Le Mal nous rappelle bien trop souvent son existence ici-bas et notre petitesse devant le Mystère, bien aidé par la lâcheté de nos politiques et l’irresponsabilité meurtrière de quelques magistrats.  

L’enquête livrera sans doute quelques réponses mais qui ne satisferont ni ne consoleront personne. Quelques experts expliqueront qu’il n’y a pas eu de dysfonctionnement, que le droit a été respecté, sauf celui d’une innocente, les télégraphistes des magistrats renverront la balle aux politiques et inversement.

La machine politico-médiatique va se mettre en branle, en hurlant à la récupération, en dénonçant la haine, le racisme et la xénophobie.…

La France et pas n’importe laquelle

Deux mille ans de labeur ont fait de cette terre

Un réservoir sans fin pour les âges nouveaux.

Mille ans de votre grâce ont fait de ces travaux

Un reposoir sans fin pour l’âme solitaire.

Chantait Péguy en marchant vers Chartres. La Beauce n’était pas encore française il y a deux mille ans, mais que sera la France dans quelques siècles? Un lointain souvenir? Un trésor enfoui sous les décombres laissés en héritage par nos post-modernes? Ni l’un, ni l’autre car les choses éternelles demeurent et doivent se célébrer, nous rappelait il y a peu Marc Obregon. Et qu’y a-t-il de plus éternel que la France?

Tout savoir sur le hors-série :https://lincorrect.org/hs0924/

Alors chers lecteurs, nous vous proposons un hors-série exceptionnel, un numéro à ragaillardir les eunuques et à faire bramer des pétasses qui nous refusent l’honneur des conquêtes. Si la France a illuminé le monde, ce n’est ni par sa force, ni par sa beauté, elle conjugue les deux, mais par sa grandeur.…

Theodore Dalrymple : au chevet des plus pauvres

On se souvient de la magnifique et scandaleuse leçon que le vieil abbé de Torcy donne au jeune abbé d’Ambricourt dans Le Journal d’un curé de campagne : « Oui, aux pauvres. C’est à eux que le bon Dieu nous envoie d’abord, et pour leur annoncer quoi ? La pauvreté. Ils devaient attendre autre chose ! Ils attendaient la fin de leur misère, et voilà Dieu qui prend la pauvreté par la main et qui leur dit : “Reconnaissez votre Reine, jurez-lui hommage et fidélité” Quel coup ! » On s’en souvient et elle nous hante, car elle nous rappelle qu’ils existent encore des pauvres, des sans-dents, des cassos, bien qu’« invisibilisés » par les médias et déconsidérés par la fiction – ou alors réduits à la figure de l’opprimé du catéchisme socialiste, chanté des trémolos dans la voix sur des paroles des pères Hugo et Zola. Et quand on s’en soucie un peu, c’est pour lui faire comprendre à quel point ils puent et votent mal, à quel point on ne partage absolument rien avec lui, comme La Vie est un long fleuve tranquille ou Charlie Hebdo se sont amusés à nous les présenter, sans aucun salut possible.…

Terminus pour Camélia Jordana

L’édition 2024 du Festival international du journalisme, organisée par le groupe Le Monde et Le Nouvel Obs s’est tenue en juillet dernier à Couthure-sur-Garonne. Il lui fallait une marraine de poids, un esprit délié, subtil. L’actrice et chanteuse de 31 ans Camélia Jordana fut choisie. Celle-là même qui s’indignait, en 2021, de l’existence des « pissotières » en questionnant : « Est-il normal de partager la vision de son sexe avec des inconnus ? » Dans un souci d’honnêteté, il nous faut consigner ici, d’emblée, cet éclair de lucidité de la chanteuse : « J’ai dû m’éduquer et m’instruire sur la politique et les thèmes de notre temps, je manquais de bagage théorique. » Le vide est-il désormais comblé ?

Lire aussi : Terminus pour… Guillaume Meurice

« Aujourd’hui, j’ai les cheveux défrisés. Quand j’ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France », avait déclaré l’artiste à laquelle on ne pourra reprocher sa cohérence : le 9 juin 2020, place de la République à Paris, la comédienne âgée alors de 27 ans, révélée par La Nouvelle Star (M6), entonnait un vieux gospel avec d’autres (Sandra Nkaké, Pomme…), We Shall Overcome, en hommage à l’Américain George Floyd et au Français Adama Traoré, héros martyr (pensez donc !).…

Jeu de rôle, le nouvel âge d’or ?
C’est une polémique qui paraît aujourd’hui bien désuète. Souvenez-vous : au début des années 90, le jeu de rôle, ce hobby de lycéens nés dans les années 70 et popularisé outre-Atlantique par Donjons et Dragons, connaît un « bad buzz » conséquent en France. En cause, un suicide d’adolescent et surtout l’incompréhension des non-initiés pour ce mélange bizarre entre le wargame, le jeu de plateau et le théâtre improvisé, avec des livres de règles épais comme des bottins, touffus comme des manuels d’occultisme. À l’époque, Mireille Dumas, prêtresse du PAF, distribue les mauvais points et alerte l’opinion publique. En vain : au final, comme le dira la regrettée Anne Vétillard, pionnière du jeu de rôle en France, ce jeune homme aurait très bien pu pratiquer le ski de fond ou le macramé, il aurait connu la même fin tragique. [...]
© Stellar Blade
Stellar Blade : les fesses de la discorde

Le monde du jeu-vidéo est en conflit ouvert depuis 2014 et l’éclosion du « GamerGate », mouvement Internet informel né du mécontentement de nombreux joueurs après la révélation de plusieurs affaires accusant, pour faire simple, la presse vidéoludique occidentale de collusion avec certains intérêts financiers de l’industrie et d’une orientation éminemment progressiste. Le GamerGate allait alors rapidement s’associer à l’émergente « alt-right », cette cyberdroite américaine dégoûtée du Parti républicain qu’elle jugeait trop modéré et centriste, notamment sur les questions d’immigration. À l’aise sur les réseaux sociaux, cette coalition originale contribua avec son armée de trolls et de memes à faire élire D. Trump en 2016 à la surprise générale. L’industrie du jeu-vidéo se réveilla ainsi avec la gueule de bois : son public vocal et adulescent participa à l’élection de ce qu’elle considérait être avec le reste de l’élite bien-pensante la réincarnation d’Hitler. Pour se racheter une bonne conscience, les entreprises du milieu passèrent alors nettement à gauche, ouvrant grand leurs portes à la nouvelle idéologie woke.…

Marlène Schiappa vs Alice Cordier : féminisme, osez le débat !
1 - Le féminisme Vous vous revendiquez toutes les deux du féminisme. Pourriez-vous nous en donner votre définition ? Marlène Schiappa : D’abord, je ne délivre pas les brevets de féminisme. Je le dis parce que souvent, dans le débat public, on entend « untel est féministe », « untel n’est pas féministe », «?on ne peut pas être féministe de droite ». Pour ma part, toutes les personnes qui se disent féministes sont les bienvenues. Je fais mienne une définition du féminisme de Rebecca West que j’aime bien : « Je ne sais pas comment définir le féminisme. Tout ce que je sais, c’est que les gens me traitent de féministe à chaque fois que mon comportement ne permet pas de me confondre avec leur paillasson. » Alice Cordier : Déjà, merci de reconnaître qu’il existe plusieurs formes de féministes, parce que j’ai longtemps été traitée de « fausse féministe » par certaines. C’est agréable de voir que l’on peut accepter une diversité dans le féminisme. Et moi, je le définirais, de façon un petit peu plus classique peut-être, comme l’ensemble des moyens, légaux ou non, pour permettre l’émancipation et l’accès aux droits des femmes. Sachant qu’aujourd’hui, il faut définir ce qu’est une femme, malheureusement… Marlène Schiappa : Et définir ce qu’est l’émancipation. Alice Cordier : Exactement. En ce qui concerne la femme, c’est une personne qui a des organes génitaux féminins et qui a la possibilité dès la naissance de pouvoir porter un enfant. [...]
JO : Cette dééééélicieuse petite parenthèse enchantée
Ah ça y va les Parigots en ce moment: « Les JO, toute cette sécurité, c’était bien », « Stalingrad n’est plus le trou à merde habituel », « y’a du bleu partout, on adooooore », tout ça avec ce petit accent versaillais insupportable ou ce phrasé wech wech arrivé en ligne directe Ocean Viking de Ouarzazate. Dans les médias, on ne parle que de ça ! Comme si ça nous intéressait nous les vraies gens! Parce que si les JO ont été une petite parenthèse enchantée en matière de sécurité pour 6 millions de Parisiens, pour les 59 millions d’autres Français, ça a surtout été un bel emmerdement!

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest