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Merci, Patrons !
En règle générale, la loi de l’offre et de la demande, c’est surtout celle de l’offre : nous vendre ce dont on n’a pas besoin. En matière d’emploi, c’est l’inverse : la demande prime. En cette année pas si érotique que cela puisqu’elle voit Georges Pompidou succéder au général de Gaulle, sur l’écran encore en noir et blanc – la télé en couleur existe mais elle est trop onéreuse pour s’être répandue – Francis Bouygues se félicite et se désole à la fois. Côté réjouissances de « l’entrepreneur parisien » ainsi qu’il est encore modestement présenté : « Les étrangers sont des gens qui ont beaucoup de qualités. Ils ont une qualité fondamentale pour moi employeur qui a toute ma sympathie : c’est que s’ils viennent chez nous, c’est pour travailler ». Envers de la médaille du Travail qu’il leur décernerait volontiers : « Ils viennent avec une idée en tête, c’est d’amasser un pécule et de nous quitter quand ils auront un pécule suffisant. Donc ce n’est pas une main-d’œuvre (...) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'Incorrect, disponible en kiosque et par abonnement !
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Top chef : un programme politique ?
La petite lucarne… Pour beaucoup, c’est un passe-temps honteux, une source d’information contrainte, voire une machine à l’abrutissement des masses qui aurait contribué à la destruction des liens sociaux au tournant des années 1960. Il y a du vrai dans ces jugements, mais tout n’est pas à jeter, y compris dans la télévision de pur divertissement. Ainsi de Top Chef sur M6 qui en est à sa dixième saison. Osons le dire, l’émission est même de salut public. Oui, Top chef est une émission de « télé réalité » diffusée sur la chaîne qui a importé le concept en France avec la première saison de Loft Story. Mais ce n’est pas que ça, c’est aussi un programme qui véhicule des valeurs extrêmement positives : mérite, compétition saine, travail d’équipe, art gastronomique, patrimoines immatériels régionaux. Top Chef a beaucoup apporté depuis sa création, rendant l’apprentissage « sexy » et faisant du chef cuisinier un artiste aux yeux du plus grand nombre, valorisant des métiers de l’ombre dont les rares vedettes étaient alors un peu poussiéreuses. Quel petit garçon rêvait d’être meilleur ouvrier de France des étoiles plein les yeux avant la diffusion de cette compétition de cuisine pour jeunes professionnels ambitieux ?
Pitié pour les djihadistes
C’ est la fin. L’état islamique a vécu. Il faisait trembler le monde ; il a conquis les anciennes marches de l’Empire perse, pillé les richesses du sol et les tombeaux de Palmyre, massacré et réduit en esclavage les Yézidis et les chrétiens, et porté l’agression au cœur des capitales européennes. Il ne reste de lui que quelques milliers de combattants vaincus, sortant de l’ultime réduit de Baghouz en cohortes poussièreuses et lasses. On peine à reconnaître en eux les criminels, les tortionnaires qu’ils sont pourtant et voici que le monde s’interroge sur la destination et le sort de ces bourreaux devenus prisonniers. C’est qu’il y a parmi eux des ressortissants de pays occidentaux, des Français en particulier et qu’il est venu à l’idée de certains que l’Irak et la Syrie étaient en fin de compte des destinations peu sûres, étant donné qu’ils y seraient selon toute vraisemblance condamnés à la pendaison – en dépit du fait qu’il n’y a presque plus de prisonniers djihadistes s’avouant encore combattants : bizarrement, ils étaient tous (...) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'incorrect, disponible en kiosque et par abonnement !
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La CEDH se penche à nouveau sur la GPA
Saisie par la Cour de cassation, la CEDH vient de rendre un avis sur la GPA. Décryptage d’une réponse à une question biaisée par nature. En droit français, la mère est celle qui est accouche. C’est pourquoi, les conventions de mère-porteuse sont nulles de plein droit et les personnes désirant effectuer une GPA se rendent à l’étranger où leur filiation à l’égard de la « mère d’intention » peut être établie, en raison de législations très permissives. C’est le cas des époux Sylvie et Dominique Mennesson qui ont eu des jumelles nées en 2000 par GPA en Californie. L’acte de naissance des enfants, dressé aux Etats Unis, indique Sylvie Mennesson comme mère. Mais cet acte ne peut être transcrit sur les registres français d’état civil car il n’est pas « conforme à la réalité » dès lors qu’il indique comme mère une femme qui n’a pas mis l’enfant au monde. Pour autant, si la filiation n’est pas transcrite, n’en est pas moins reconnue en France et c’est pourquoi les époux Mennesson exercent l’autorité parentale depuis près de 20 ans sans que cela n’ait jamais été mis en cause.
Déontologie du secret
Tandis que le cardinal Barbarin endosse le rôle de bouc émissaire pour tous les scandales qui éclaboussent l’Église, c’est aussi et surtout le secret de la confession qui pourrait, un jour, être remis en question. Le cardinal Barbarin a fait l’objet d’un jugement inique. Condamné à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lyon, le 7 mars dernier, le cardinal a décidé de faire appel. Et il a bien fait. Car au-delà d’une question d’honneur personnel, c’est une question de droit et de justice. C’est ce qui explique que le Parquet ait également décidé de faire appel, [...] Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Les fanfreluches sont-elles de droite ?
Les fanfreluches ont mauvaise presse. Depuis Rabelais sans doute, certainement depuis Calvin. C’est ainsi, la dentelle est devenue signe de frivolité. Frédéric Martel, qui est un moraliste aussi pointilleux que Calvin, analyse avec subtilité la manière dont le cardinal Burke révèle sa sexualité refoulée par son amour des étoffes riches, des vêtements rares et des rabats fanfreluches. Il en tire de sévères enseignements. Comment dire ? Malgré tout le respect que j’ai pour Frédéric Martel, sémiologue, je n’ai pu m’empêcher de penser à la splendeur voulue des uniformes d’académicien, admirablement brodés, ou à ces habits XVIIIe, que les conservateurs nous décrivent avec gourmandise, « velours de soie brun, lampas lancé, broché, toile de lin crème glacée, soie, doublure sergée de soie brun, broderies au passé, filées et frisées d’argent doré, boutons en bois recouverts de paillons et filés d’argent doré », et qui vêtaient des bourgeois placides aux élans amoureux éloignés des loupes de Martel, ethnologue.J’ai songé aux gilets bretons que célébrait naguère Pierre-Jakez Hélias (et qu’il portait, comme en témoignent les photos du studio Kérisit), gilets qui égayaient la vie sévère des Bretons, sinon depuis la plus haute Antiquité, en tout cas depuis le début du XIXe (les traditions les plus respectables ne sont pas forcément les plus anciennes, et nous pouvons continuer à rêver de Bretons brodés, plus décoratifs et aussi (...) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'incorrect, disponible en kiosques et par abonnement!
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Un peu de bon sens, s’il vous plaît
Un hebdomadaire titre sur « l’émoi » qui aurait saisi les Italiens du fait que les formulaires administratifs requérant l’indication de l’identité des deux parents vont à nouveau faire figurer les mots « père » et mère » au lieu des expressions « parent 1 » et « parent 2 ». Il me semble pourtant que la solution est simple. Pour la majorité des couples parentaux, les mentions « père » et mère » correspondent à la réalité, et ne posent aucun problème.
Il n’y a pas d’immigrés
Pour l’Insee, est « immigrée » toute « personne née à l’étranger de parents étrangers et résidant en France ». Ne sont donc pas immigrés, les Français nés à l’étranger, les Français nés en France partis longuement à l’étranger puis revenus vivre dans leur pays natal, et les descendants d’immigrés nés en France. Quiconque voudra tenter d’évaluer l’impact réel de l’immigration sur la composition de la population française contemporaine se fera donc fort de trouver des études relatives aux descendants d’immigrés. Parue le 8 février 2017, l’analyse « Être né en France d’un parent immigré - Une population diverse reflétant l’histoire des flux migratoires » de Chantal Brutel de la cellule des Statistiques et des études sur l’immigration de l’Insee, donne une version assez fidèle du paysage dessiné par l’immigration en France, sans toutefois pouvoir prétendre à l’exhaustivité. On y apprend qu’en 2015, 7,3 millions de personnes nées en France et résidant en ménages ordinaires (ne sont pas comptabilisées les personnes résidant en communauté, hôpitaux ou foyers par exemple) avaient au moins un parent immigré, parmi lesquels 3 millions 285 mille ayant leurs deux parents immigrés, ce qui correspond à environ 11 % de la population. On observe aussi que l’âge moyen des immigrés, pour la période comprise entre 1999 et aujourd’hui, était toujours supérieur d’au moins (...) Lisez la suite dans le dernier numéro de L'incorrect disponible en kiosque et par abonnement!
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