
Maurice était un prénom couramment porté par les jeunes hommes au moment de la Guerre d’Algérie, notamment parce que Maurice Chevalier était un dieu vivant de la période de l’entre-deux-guerres. Comme Maurice Audin, mon grand-père le portait. Il est mort dans cette guerre, loin de son Berry natal et de son Toulouse estudiantin, élève officier au Cherchell. Maurice Audin y a aussi trouvé une fin tragique, mais il ne se battait pas pour son pays : il était un militant communiste et un complice du Parti communiste algérien.
Flashback. Durant la campagne des dernières élections présidentielles, Emmanuel Macron se distinguait très vite par une spécificité constitutive de son style : cliver et provoquer. En déplacement en Algérie, il n’hésitait pas à pratiquer un racolage électoral malsain en direction des binationaux franco-algériens, déclarant que la colonisation fut « un acte de barbarie » et « un crime contre l’humanité ». Un point de vue spécieux et peu sérieux historiquement, surtout pourtant d’un candidat à la présidence de la République française. On le comprenait alors, Emmanuel Macron ferait fi de certains Français pour mieux en séduire d’autres. Cynique, léger, et parfois inconsistant, Emmanuel Macron ne reculerait donc devant aucun anachronisme, pourvu que cela puisse servir ses ambitions personnelles.












