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Pétain, tout un symbole ?
Quand des CRS sont assaillis de toutes parts, ils lancent parfois une grenade de désencerclement. La recette est applicable en politique : impôts, taxes, carburants, vous avez la tête sous l'eau ? Dégoupillez un débat sur Pétain ! Puisqu'on est en France et qu'on n'échappera pas au débat, autant le solder une bonne fois pour toutes. Le symbole ou le militaire ? Macron, prince des demi habiles entend jouer l’iconoclaste en rappelant que Pétain fut un des principaux militaires qui permit la victoire de 18 dont on célèbre en ce moment le centenaire. C’est à cette occasion et parce qu’il aura été un grand militaire que Macron compte donc honorer sa mémoire parmi celles des autres maréchaux de France, nous livrant une de ses désormais fameuses saillies censées nous montrer la « pensée complexe » en action.
Joanna Williams : « c’est la fin de l’université ! »
Selon Joanna Willliams, l’université agonise sous les assauts du néo-féminisme, de l’anti-racisme et autres orthodoxies contemporaines. Le savoir est en danger. Chercheur et professeur à l’Université de Kent où elle a dirigé le Centre d’étude de l’éducation supérieure (Centre for the Study of Higher Education), Joanna Williams a décidé de quitter, à la rentrée prochaine, un milieu universitaire décourageant de conformisme. Responsable des pages éducation du journal en ligne Spiked, elle est aussi l’auteur de trois essais. Notre conversation sur la liberté d’expression à l’université se réfère à son livre Academic freedom in an age of conformity. Qui sont ces néo-bigots qui instaurent un climat de censure à l’université ? Comment souvent, les liberticides se parent des meilleures intentions. Néo-féministes, anti-racistes, tenants du réchauffement climatique, activistes BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions), convaincus de porter des idées vertueuses donc indiscutables, tous se placent en dehors de tout débat et assignent au silence les opinions divergentes. Ce sont les nouvelles orthodoxies morales. Les frontières entre savoir, croyances et valeurs se brouillent. Or la connaissance résulte du débat et de la critique. Kant ne [...] Suite dans le numéro 11 de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Il n’y a pas de mauvais salariés
On se plaint souvent du manque de motivation des salariés mais on oublie d’évoquer la nécessaire responsabilité des dirigeants qui doivent être capables d’insuffler un charisme de chef. Le dirigeant d’une entreprise de mécanique industrielle acquise deux ans plus tôt vient me consulter. L’affaire est en grande difficulté avec un chiffre d’affaires drastiquement en baisse. Le dirigeant en impute la responsabilité à ses salariés qui, selon ses termes, « mettent une mauvaise ambiance, ne veulent pas travailler, regrettent de ne pas avoir été licenciés en même temps que la partie de l’effectif qui n’avait pas été reprise il y a deux ans ». Je me rends sur place et rencontre effectivement des salariés nourrissant une profonde hostilité à l’égard de leur employeur et réclamant la liquidation judiciaire de leur entreprise. J’ai déjà observé, en effet, que certains salariés peuvent avoir [...] Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Aude Mirkovic : au nom de la loi
Que ce soit devant un parterre de juristes, de parlementaires ou de simples citoyens, Aude Mirkovic rend espoir à son auditoire depuis cinq ans. Entre conférences, séances de dédicaces et rencontres avec les élus, elle est le visage souriant de la lutte contre la PMA (procréation médicalement assistée) et la GPA (gestation pour autrui). Lors du Salon du livre 2018, tout sourire, Aude Mirkovic pose avec son livre « La PMA, un enjeu de société » en compagnie de Marlène Schiappa. Quelques heures plus tard, la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes était sommée de se justifier de cette photo devant les procureurs de Twitter. Nul ne sait quelle tête elle fit en découvrant qu’elle avait posé avec une opposante à la PMA. Une chose est sûre, en consultant son écran au même moment, Aude Mirkovic s’est (...) A découvrir dans le nouveau numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
Du mensonge comme vérité historique
Auteur de Voter Pétain ? Députés et sénateurs sous la collaboration, 1940-1945 (Pygmalion, 2015), et Des royalistes dans la résistance (Flammarion, 2000), François-Marin Fleutot démontre, par la simple analyse des votes des 9 et 10 juillet 1940, que l’accession du maréchal Pétain comme chef de l’État n’avait rien d’un coup d’État de l’ultra-droite. Notre histoire est truffée d’affirmations, justifiant telle ou telle « vérité historique », qu’il appartient à ceux qui s’intéressent et se passionnent pour leur pays de rectifier si nécessaire. Ainsi au siècle passé, une des périodes les plus contestables de l’Histoire de France reste toujours sujette à des polémiques violentes : la prise du pouvoir par Philippe Pétain en juillet 1940, ses gouvernements collaborationnistes, la Libération et ses conséquences. Il apparaît difficile pour nos concitoyens, presque 80 ans après, d’oser regarder cette période qui a conduit un grand nombre de politiciens, tant de gauche que de droite, à trahir le pays et à cautionner l’immonde. Il semble rebutant à la « classe politique républicaine » toutes tendances confondues, de reconnaître qu’en période de crise, elle s’avère totalement incapable de prendre des décisions dans l’intérêt des Français et du pays. Ainsi revenir sur ce qui s’est passé les 9 et 10 juillet 1940 peut être un début de réflexion pour l’avenir. Détruisons une première affirmation historique, il n’y eut pas de « coup d’État » pour imposer le vieux (84 ans) maréchal Pétain comme chef de l’État français. Malgré les écrits d’après-guerre de plusieurs hommes politiques (entre autres ceux de Léon Blum), il n’y eut aucun complot des Ligues d’extrême droite de l’époque. Mieux, dans tous les débats qui ont amené aux votes des 9 et 10 juillet, le socialiste indépendant Pierre Laval et une cohorte de députés radicaux, radicaux-socialistes, socialistes et communistes (dont le plus célèbre est Charles Spinasse, député de Corrèze, ministre des Finances du Front populaire, mais aussi les socialistes François Chasseigne et Georges Monnet, etc.) vont (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Quand la gauche collaborait
L’étrange lucarne nous donne très rarement l’occasion de faire reconnaître une vérité historique surtout si celle-ci contredit la doxa bien-pensante. Et pourtant… A découvrir dans le nouveau numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
De la serviette autour du cou et autres archaïsmes
S'asseyant en face de son vieil ami Lucien à une table élégamment décorée, E.  soupira d’aise en songeant au bon dîner qui s’annonçait, aux bouteilles poudreuses qui s’alignaient sur la desserte et au bonheur qu’en aurait éprouvé son vieux cousin Pons. Mais à l’instant même où il déplia sa serviette pour se l’accrocher au cou, il entendit, sur sa droite, le sifflement caractéristique produit par Chantal de S… lorsqu’elle estimait qu’un geste quelconque portait atteinte aux bonnes manières. Tandis que Lucien lui jetait un regard navré, E. se tourna vers sa voisine qui le toisait d’un air goguenard. [...] Suite dans le numéro 13 de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
La PMA « sans père » : un bouleversement anthropologique sans précédent
Actuel porte-parole du gouvernement Philippe II, Benjamin Griveaux milite pour offrir la possibilité aux femmes célibataires et aux couples de femmes de bénéficier de la technique de la procréation médicalement assistée. Pour l’heure, la population semble ne pas avoir encore pris la mesure des bouleversements inédits que contient cette future réforme.

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