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Vijay Monany : « Il n’y a aucune mystique plus puissante que celle de la France éternelle et de ses deux mille ans d’histoire »

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Publié le

12 novembre 2020

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Conseiller départemental LR de Seine-Saint-Denis, Vijay Monany dénonce l’immigration massive et l’abandon de l’assimilation, qui ont été le terreau de l’islamisation du territoire français.
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Vous êtes conseiller départemental de Seine-Saint-Denis et élu du Blanc-Mesnil, une ville voisine notamment de Pantin, dont la grande mosquée défraie la chronique. Des révélations en cascade semblent impliquer, à partir du terroriste tchétchène, un grand nombre d’acteurs musulmans : en tant qu’élu de terrain, êtes-vous surpris par ce biotope où se mêlent président d’association, imams, « pères de famille » et élèves ?

Ce qui m’a surtout frappé en regardant la vidéo de ce père de famille et en écoutant les discours de certains imams, c’est de constater à quel point ces gens sont ne sont pas français, même lorsqu’ils ont une carte d’identité. Il ne faut pas simplement être un imbécile pour dénoncer sur les réseaux sociaux un professeur qui fait un cours sur la liberté d’expression, il faut également n’avoir rien compris à la France, à son histoire, à sa culture. Au fond, ces gens-là sont tellement éloignés de la France qu’on se dit qu’ils seraient probablement mieux ailleurs.

Ce que nous payons aujourd’hui au prix fort, c’est quarante années d’immigration massive. Je ne le dis pas seulement parce que le tueur était un réfugié tchétchène, je le dis parce que ses complices sont également issus de l’immigration. Nous avons, à cet égard, tout manqué ! Et c’est désespérant d’entendre la gauche et une partie de la droite cautionner l’immigration massive en se réfugiant derrière la tradition de la « France, terre d’accueil ». Oui, la France est une terre d’accueil, cela fait partie de sa grandeur, mais la France est aussi une terre d’assimilation. Ceci est la condition de cela. Dans la mesure où on ne peut plus assimiler, on ne doit plus pouvoir accueillir.

Lire aussi : Thibault de Montbrial : « Autour des islamistes, toute une partie de la gauche française »

On est loin des loups solitaires semi-voyous à la Khaled Kelkal : il semble qu’en trente ans, à force de lâchetés, de reniements et d’aveuglement, on ait laissé s’installer une communauté musulmane qui désire d’imposer ses croyances et ses mœurs. Comment lutter contre ce phénomène, particulièrement localement ?

Nous en revenons toujours à la maîtrise de l’immigration. C’est la clef toute politique crédible contre la partition qui vient. Or, dans toutes les annonces du Président de la république pour lutter contre le séparatisme, je n’ai pas encore entendu une seule proposition qui viserait à réduire de manière drastique les flux migratoires. Vous parlez de « communauté musulmane » et vous avez raison. Notre modèle républicain a toujours fonctionné de la manière suivante : on accueillait des étrangers et on pouvait les assimiler dans la mesure où ceux qui accueillaient étaient plus nombreux que ceux qui étaient accueillis. Aujourd’hui, ceux qui sont accueillis sont si nombreux qu’ils n’ont plus aucun référent culturel auquel s’assimiler.

Ajoutons à cela que l’Islam n’est pas simplement une spiritualité – un rapport de l’homme à Dieu – c’est aussi un code, la charia, et une nation, la communauté des croyants. En ce sens, l’Islam a changé la donne dans notre modèle républicain. Pour lutter contre ce communautarisme, il n’y a qu’une solution : permettre aux musulmans de vivre leur foi, mais leur refuser avec la plus grande fermeté de constituer une nation ou d’imposer leur code. Pour cela, il faut arrêter d’accueillir ceux qui viennent pour assimiler ceux qui restent.

L’invocation de la « laïcité » telle qu’on nous la sert actuellement est-elle suffisante pour répondre à ce défi civilisationnel ?

La laïcité, les valeurs de la République, tout ça, c’est très bien, mais le plus important c’est d’invoquer en toute chose la grandeur de la France. Il n’y a aucune mystique plus puissante que celle de la France éternelle et de ses deux mille ans d’histoire. Je ne crois qu’à ça ! En ce sens, je crois en sainte Geneviève et en Jeanne d’Arc beaucoup plus qu’en la loi de 1905.

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