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Etats-Unis : une fuite en avant sociologique
On a beaucoup glosé sur les lignes de force des électorats de Donald Trump et d’Hilary Clinton, symptomatiques d’une fracture occidentale, opposant les grandes métropoles à des « périphéries », les communautés entre elles, ou même, les classes cultivées aux catégories moins éduquées. Se jouerait, en filigrane, un conflit quasi eschatologique entre un vieux monde occidental refusant de disparaître, en l’espèce celui des grands espaces, des cowboys, de l’Amérique des pionniers, et, un nouveau monde plus sensible au progrès, écolo, multiculturel, avènement d’un homme d’après. C’est ici, d’ailleurs que les visions divergent : le multiculturalisme, ce combat permanent contre le mode de vie « dominant », celui venant de l’Europe moderne, est-il l’étape préliminaire obligatoire avant l’émergence d’un monde de l’indifférence, où les races, les religions, et tous les attachements collectifs, finiraient par céder le pas au règne de l’individu monocolore, ou bien un état destiné à devenir permanent ?
Les sacrifices humains sont-ils de droite ?
Selon Megan Fox, l’inoubliable April des Tortues Ninja 1 et 2, les producteurs de films pratiqueraient le sacrifice humain en n’étant pas assez attentifs aux idées créatives des actrices. Quant aux auteurs de South Park, ils soutiennent que la rotation rapide des jeunes chanteuses, jetées en pâture aux médias et au public et littéralement consumées, est un sacrifice propitiatoire pour assurer de bonnes récoltes. Il semblerait que notre époque fabrique ainsi à la chaîne des victimes, plus ou moins consentantes, qui vivent une existence exaltante avant d’être brusquement jetées à bas des piédestaux où elles avaient été juchées. Le schéma est récurrent. Si l’on n’est pas encore dans la production industrielle, on a quitté le stade de l’artisanat d’art: héros de téléréalité ou politiques, Nabila ou Najat, tous victimes de ce goût pour la mise à mort publique, collaborative et virtuelle, en mode open sacrifice 3.0. Mais ce ne sont que de piètres succédanés de sacrifice humain, une purge régulière de nos mauvais instincts voluptueux qui laissent le peuple en attente de la véritable cérémonie.
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Deuxième attentat au Bataclan
Une colère froide. La programmation pour deux dates du rappeur Médine au Bataclan a provoqué une agitation qui dépasse les seuls relais de la droite. C’est Russia Today qui a sorti le premier article sur cette affaire, relayé par plusieurs personnalités politiques, y compris au sein de LREM. Médine, ou Médine Zaouiche, est un rappeur musulman originaire du Havre. En 2005, il sort un album intitulé Jihad, album qui pourrait être l’exemple chimiquement pur de l’utilisation marketing de la Taqîya, pratique consistant à mentir effrontément aux « mécréants » pour faire avancer l’ordre islamique dans la société, c’est-à-dire la Charî’a. Une disposition tactique issue d’une réinterprétation du Coran mise au point par Al-Qaeda dans les années 90. Le rappeur apparaît sur la pochette avec un tee-shirt où le « J » de Jihad est en forme de sabre. Le sous-titre de l’album explique que « le plus grand combat est contre soi-même ». Or, lorsqu’on se bat contre sa nature, un sabre est évidemment inutile. Et il n’y a rien d’inutile sur une pochette d’album.
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Pédophilie : catholiques, sortez de votre bulle !
Les cas de pédophilie dans l’Église, même quand ils datent de plusieurs dizaines d’années, sont un sujet récurrent dans la presse et le cinéma. Une atmosphère assez sordide, où les crimes de quelques-uns décrédibilisent et affaiblissent l’ensemble de l’Église et des catholiques. Pendant ce temps, le catho regarde ailleurs, et s’étonne d’être de plus en plus seul. Le lemming est un petit rongeur des régions arctiques : inoffensif et sympathique, il se reproduit à un rythme élevé et vis en groupe. Et selon la légende inuite, les groupes de lemmings se livrent régulièrement à des suicides collectifs, quand l’environnement se fait trop dur et les prédateurs, trop pressants. Toutes les caractéristiques des catholiques français.  Ces derniers ont aussi adopté depuis longtemps la posture de l’autruche : excepté lors de l’épisode de la Manif Pour Tous, ils se sont repliés sur leur sphère familiale et leur paroisse, évitant soigneusement d’aborder les sujets qui fâchent avec le reste de la population française. Celle qui navigue entre catholicisme culturel et athéisme de posture, et qui n’entend parler de l’Église que pour défendre l’immigration ou lors des affaires de pédophilie. Dernier exemple en date : en une semaine, un rapport américain qui accuse près de 300 prêtres de Pennsylvanie d’actes pédophiles (remontant jusqu’en 1940) et une lettre ouverte du Pape François dénonçant les manquements de l’Église et exhortant les catholiques à se mobiliser.
Michel Maffesoli, chantre du post-modernisme
Dans Être postmoderne, Michel Maffesoli, intellectuel intrépide et sociologue de l’imaginaire, résume et déploie les principales notions qu’il a forgées pour décrire l’univers symbolique de notre temps. Certains de ses concepts se sont d’ores et déjà imposés à tous. Une œuvre aussi prolifique que celle de Michel Maffesoli comporte forcément des ouvrages de différents types. Des livres qui lui permettent de développer sa pensée, livres parfois difficiles, ainsi, La Violence totalitaire (1978), ou encore son livre phare, Le Temps des tribus, le déclin de l’individualisme dans les sociétés de masse (1988), constamment réédité depuis trente ans et enfin, dans un registre épistémologique, La connaissance ordinaire (1985) ou philosophique, La parole du silence (2014). Des livres dans lesquels il va enrichir les précédents, les imager, ainsi Le Nomadisme,  Le Réenchantement du monde, La Raison sensible, L’Ordre des choses.  Enfin, émaillant cette production régulière, des livres plus courts et plus abordables, synthétisent, concrétisent, imagent les contenus des premiers. Être postmoderne appartient à cette catégorie, comme La France étroite  ou Les Nouveaux Bienpensants.
Le prix de la vie humaine
Un tribunal américain a condamné Monsanto, la société productrice du Roundup, le désherbant à base de glyphosate, à verser 289 millions de dollars de dommages et intérêts à un plaignant, Dewayne Johnson, ayant contracté un cancer à cause, pense-t-on, de son travail : asperger deux années de suite de glyphosate sous forme concentrée les pelouses d’une école. Le cancer a été diagnostiqué en 2014, et Johnson a intenté un procès en réclamant 400 millions de dollars. Un article du journal Les Echos du 13 août relate cet évènement. Il insiste sur les conséquences que la décision judiciaire, si elle est confirmée en appel, aura sur l’avenir de Monsanto et de sa maison-mère (Bayer), sachant que près de 5 000 procédures analogues sont à l’examen aux Etats-Unis. Curieusement, l’article ne commente pas l’énormité de la somme demandée, comme s’il s’agissait là de quelque chose de normal. Pourtant l’OCDE a publié en 2012 un rapport sur le prix « statistique » de la vie humaine qui fait autorité. Ce rapport conseille d’utiliser, notamment pour les décisions à prendre concernant les travaux susceptibles d’éviter des morts accidentelles, un « prix de la vie humaine » allant, selon les pays, de 1,5 à 4,5 millions de dollars américains.
L’humanité trans : demain, tous dauphins !

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Transgenres, transraciaux et transspécistes : ils refusent d’être « assignés » à leur sexe, à leur race, et même à leur propre espèce. Ces nomades de l’identité pensent que leur corps biologique ne s’accorde pas avec leur psyché et leurs aspirations profondes. Refusant le sort pendable que la nature leur a joué, ils croient en la métempsycose du vivant, se réincarnant au cours de leur vie en un même qui est un autre, en un individu similaire mais différent.

 

Et si la réalité n’était qu’une illusion ? Et si derrière l’ego se cachait un vrai soi que la société et les conventions refuseraient d’accepter ? C’est bien ce défi que nous tend présentement cette humanité qui se transfère littéralement dans d’autres entités biologiques, demain, peut-être, dans des corps entièrement cybernétiques. Aux Etats-Unis, certains ont désormais recours à des opérations de « chirurgie de réassignation raciale », afin de passer officiellement d’une race à une autre, comme d’autres passent d’un sexe à un autre.

Jupiter et Mars : allô la terre
« Mars, homme de 26 ans, Paris » ? À première vue, une description plutôt banale sur le site de rencontres Tinder. Mais attention, il y avait un piège. Mars étant la planète qui précède Jupiter dans le système solaire, et le nom du dieu romain de la guerre, ce pseudonyme savamment choisi ne pouvait désigner qu’un grand de la République, un fidèle parmi les fidèles d’Emmanuel Macron : Alexandre Benalla ! On imagine d’ailleurs le genre de conversations ringardes que ce dernier a pu tenir : « Salut Vénus. Moi c’est Mars. Xoxo ».

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