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Stabat Mater et cabécou
Dans ces régions méridionales du Quercy et du Rouergue, la pauvreté de la terre n’a jamais permis une grande culture. Dans ces massifs de causses, les roches sédimentaires sont parcourues de rivières souterraines qui font aujourd’hui le bonheur des spéléologues. Mais en surface, l’herbe est rare. C’est le domaine de la chèvre, non de la vache.  
Mèmes Royalistes : « Nous sommes pour la réémigration des dissidents 2.0 dans le monde réel »
« Mèmes Royalistes » se présente comme « un collectif informel de graphistes ». En réalité, il s’agit d’une bande de jeunes royalistes au comique irrésistible qui sévit sur les réseaux sociaux. Rencontre avec des roycos du dernier type. Comment est née cette idée de page ? Cette page est née en septembre 2017. C’est d’abord partie d’une initiative personnelle sans véritable but où le créateur était loin d’imaginer l’ampleur que prendrait la page aujourd’hui. Actuellement, la page compte trois admins et environ une quinzaine de graphistes répandus à travers la France. Nous rassemblons une communauté de plus de 28K fans sur Facebook et 5K sur Twitter. Deux constantes sont restées depuis les débuts de la page : promouvoir au maximum la francophonie dans une sous-culture largement dominée par les anglophones et soutenir l’idée royale. Le royalisme est donc devenu un truc cool ? Cool nous ne saurions dire, « pute à cliques » peut-être, mais suffisamment (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Eloge des punitions corporelles

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Baudelaire proposait d’« assommer les pauvres » pour leur rendre leur dignité. Pierre de Lauzun nous invite à knouter les traîne-savates pour leur enseigner le vivre-ensemble et leur épargner la prison.

 

Dans le discours politiquement correct qui nous domine, il n’y a rien de pire que la souffrance physique. On poursuit même désormais devant les tribunaux les parents qui ont l’outrecuidance de coller une baffe à des marmots insupportables. Or ma thèse va bien plus loin : elle consiste à recommander les punitions corporelles pour les adultes. Oh, pas des tortures ou mutilations ; non, la méthode singapourienne, coups de rotin ou bastonnades: cela fait mal mais on s’en remet, et si c’est bien fait, c’est sans trace. Pensons aux effarants voyous qui se sont illustrés dans les saccages récents de facs, aux bandes anarcho-trotskystes qui accompagnent désormais n’importe quelle manif de gauche qui se respecte avec leurs violences et destructions rituelles, ou à ces fascistes appelés abusivement antifas.…

Mai 68 est-il de droite ?
La droite, c’est le pouvoir, la force, l’autorité, la violence, le mépris de classe, la bourgeoisie, la vulgarité, les policiers, l’arbitraire de la justice, le racisme, le terroir; le camembert est fasciste, même acheté à l’AMAP. Résumons-nous: la droite, c’est l’oppression. Non, c’est trop court. La droite, c’est l’oppression satisfaite. Et même, la droite, c’est l’oppression qui se présente comme la justice. Voilà. Mais quels salauds ! L’oppression qui exige d’être reconnue comme un bien, qui se définit comme un bien, qui entend donc perpétuer ce bien. La droite, c’est l’oppression qui exige que l’opprimé se satisfasse de son sort et même concoure activement au maintien de l’ordre oppressif. Un peu comme Mai 68. Un peu comme les enfants de Mai 68. Un peu beaucoup, même. Un peu comme Hidalgo qui célèbre le tortionnaire Che Guevara et pond des arrêtés administratifs plus souvent que Louis XIV, ce fragile, n’écrivait de lettres de cachet. (Lire la suite en vous abonnant)
Le Robert et Le Petit Larousse s’évitent un procès en « grossophobie »

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Chaque année, les nouvelles fournées de dictionnaires de ces vénérables maisons que sont Le Robert et Le Petit Larousse sont l’occasion de prendre le pouls de l’évolution de nos sociétés à travers le langage. La bataille culturelle est loin d’être gagnée, tant les entrées trahissent l’imprégnation de la société à certains nouveaux concepts en vogue, quand bien même nous les trouverions creux et débiles. Nous-mêmes les utilisons d’ailleurs pour les pasticher, pour nous en moquer ; mais ce faisant, nous les légitimons et nous nous habituons à leur usage courant.

 

Qui se souvient de l’arrivée de mots tels que « selfie » (préféré au plus élégant et plus français égoportrait de nos amis québécois), « mémériser » (terme popularisé par l’animatrice brésilienne Cristina Cordula), ou « bolos » (argot des quartiers qu’on dit populaires), dans les éditions 2016 des dictionnaires ? Qui se souvient, aussi, de l’invasion d’une palanquée de néologismes ridicules et de termes issus de l’anglo-américain comme « tuto », « community manager », « écoconduite » ou « glamouriser » ?…

L’adieu au Palais

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Cela faisait des siècles qu’on y rendait justice. Philippe Auguste y séjourna, Saint-Louis y fit construire la Sainte Chapelle, Philippe le Bel l’immense salle des pas perdus. François Ier y présida un lit de justice pour condamner Charles Quint pour félonie ; plus tard, le jeune roi Louis XIV y convoquerait le Parlement en lui faisant sévèrement défense de s’écarter de son rôle judiciaire. Le 16 octobre 1793, dans ces mêmes lieux, le président Herman condamnait à mort Marie-Antoinette. Viendraient aussi à comparaître à la barre Baudelaire, pour ses outrages dans les Fleurs du mal, Emile Zola pour diffamation, Mata-Hari, coupable d’espionnage, Stavisky, Maurras, Pétain, et tant d’autres encore. Un édifice qui porte en lui plus de souvenirs que s’il avait mille ans et qui, depuis quelques jours, s’en est allé dans le silence des matins d’exécution.

Le dôme ardoisé du monument gothique s’est donc transporté.…

68 n’existe pas

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Alors, Dany le rouquemoutte et ses poteaux se battaient, prétendaient-ils, pour la mixité des dortoirs de l’université de Nanterre : il s’en déduisit telle avalanche de bouleversements moraux et sociaux, qu’eux nomment révolution et que nous nommons régression – comme légalisation de l’avortement, galvaudage de la contraception chimique et mécanique, divorce à la va-comme-je-te-pousse, industrialisation de la pornographie, dépistage embryonnaire, mariage de personnes homosexuelles et toutes ces sortes de délicieuses choses qui vous condamnent à la sortie de l’histoire et à la fin des histoires – telle avalanche disions-nous qu’en naquirent les conséquences les plus paradoxalement attendues. Car évidemment les légitimes héritiers de 68 se battent maintenant pour organiser des réunions non-mixtes, et l’amicale des anciens du 22 mars, tous à moitié clochardisés, les assomme de communiqués de soutien. Joseph de Maistre le savait : toute révolution contient son contraire – pourquoi il appelait à faire tout le contraire (de la révolution).…

Antisémitisme : Mélenchon et Marine le Pen, convergence des luttes ?
Le Crif a déclaré que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon n’étaient pas « les bienvenus » à la marche en mémoire de Mireille Knoll, en raison de leur complaisance avec l’antisémitisme. Peut-on renvoyer dos à dos ces deux personnalités politiques sur ce sujet  ? Vendredi 23 mars, les sapeurs-pompiers découvrent le corps d’une octogénaire poignardée et partiellement brûlée dans un appartement en flammes. C’est celui de Mireille Knoll, une grand-mère paisible qui avait échappé à la rafle du Vel d’Hiv. Le symbole est fort. Quelques jours plus tard, deux suspects sont arrêtés et mis en examen, tandis que le parquet retient le caractère antisémite du meurtre. Le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) propose alors de descendre dans la rue pour une marche blanche ; il le propose à tous, sauf à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qu’il ne juge pas les « bienvenus » au regard de leur complaisance supposée avec l’antisémitisme. Outre le fait que les (…) A lire dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés

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