
Deux jeunes femmes discutent sur leur tapis de yoga. « Je suis perturbée par la situation de ma tante, avoue l’une, les soins palliatifs c’est long et difficile. » Une troisième femme en kimono arrive tout sourire : « Vous savez qu’en Belgique, la loi autorise l’euthanasie dans certaines circonstances ? », précise-t-elle sur le ton de la confidence avant d’en expliquer les modalités. « C’est vrai, reconnaît la jeune fille du début, l’important c’est d’anticiper sereinement. » Fondu au noir : la grande faucheuse a parlé et on l’écoute – même habillée en judoka. Depuis la France, ce spot télé qui vante les mérites de la mort assistée entre deux pubs pour des poissons panés pourrait aisément figurer dans une dystopie. Une dystopie dans laquelle une personne mourante peut très bien envoyer un faire-part pour convier ses proches à sa mort assistée.
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