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Belgique : permis de tuer, une fois

Deux jeunes femmes discutent sur leur tapis de yoga. « Je suis perturbée par la situation de ma tante, avoue l’une, les soins palliatifs c’est long et difficile. » Une troisième femme en kimono arrive tout sourire : « Vous savez qu’en Belgique, la loi autorise l’euthanasie dans certaines circonstances ? », précise-t-elle sur le ton de la confidence avant d’en expliquer les modalités. « C’est vrai, reconnaît la jeune fille du début, l’important c’est d’anticiper sereinement. » Fondu au noir : la grande faucheuse a parlé et on l’écoute – même habillée en judoka. Depuis la France, ce spot télé qui vante les mérites de la mort assistée entre deux pubs pour des poissons panés pourrait aisément figurer dans une dystopie. Une dystopie dans laquelle une personne mourante peut très bien envoyer un faire-part pour convier ses proches à sa mort assistée.

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Le fondement trompeur du prétendu débat sur l’euthanasie

La condition première de la manipulation est une usurpation d’identité. Il faut bien subjuguer autrui pour le conduire là où il n’entendait pas aller. Et pour le subjuguer ainsi, se présenter faussement à lui en guide ou en sauveur. Les Écritures en donnent maints exemples : des loups déguisés en brebis (Mat, 7,15-16) ; des faux christs et des faux prophètes (Mat, 24, 24) ; des faux ministres de la justice (2 Cor., 11,13-15) ; des impies (Jude, 1,4). Elles décrivent même, sous le nom de mercenaires, les autorités qui, par lâcheté, leur abandonnent ceux dont ils étaient responsables (Jn, 10-12). Tous ces manipulateurs recourent aux mêmes artifices : apparence trompeuse, discours séducteur, dénaturation de la vérité.

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Ces traits s’étendent spécialement aux clercs de tous temps qui cherchent à faire passer leurs opinions fausses pour une parole évangélique. Ils sont cependant trop humains pour ne pas s’étendre au-delà des réalités spirituelles.…

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Crise de l’agriculture : les raisons du malaise paysan

« La France a été faite de la paysannerie, et nulle part la paysannerie ne s’est faite comme en France » écrivait joliment Henri Pourrat dans ses Vents de Mars. C’est ce lien séculaire et intime qui explique sans nul doute le soutien national unanime (cette gauche qui leur crache dessus comme elle l’a fait avec les Gilets jaunes n’est plus nationale) dont font l’objet les agriculteurs depuis qu’ils ont lancé de grandes protestations à la mi-janvier. Un soutien tel – 87 % des Français d’après un sondage BFM TV – que le gouvernement était obligé d’agir, et ce d’autant qu’il doit craindre que le mouvement ne s’élargisse à d’autres franges de la France périphérique. Mais c’est d’une véritable révolution structurelle que nos campagnes ont besoin.

Paysans sans-le-sou

Le problème n’est certes pas nouveau, il court même depuis fort longtemps puisque c’est tout le modèle agricole français qui est à revoir, en raison d’un constat simple et archi-documenté mais auquel les politiques n’ont jamais répondu proprement : les agriculteurs ne gagnent pas leur vie alors qu’ils travaillent comme des bêtes.…

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Julie Grand : « Arnaud Beltrame est apparu dans la lumière »

Que s’est-il passé le 23 mars 2018 au Super U de Trèbes, dans l’Aude ?

C’était une journée tout à fait normale. Je fais l’ouverture du magasin comme tous les matins donc je fais pas mal d’allers-retours entre l’extérieur et l’accueil pour contrôler les véhicules de location. Quand le terroriste est entré, j’ai entendu un premier claquement qu’on a tous pris pour un claquement de palettes. En réalité, c’était le premier meurtre. Il venait d’abattre Christian, le boucher à la caisse 10 mais personne n’a réagi car la caissière n’a pas crié. Ensuite, le terroriste parlait fort pour attirer l’attention mais personne ne réalisait ce qu’il se passait. Il s’est avancé au niveau des caisses du milieu, là où les clients se faisaient encaisser. L’un d’eux a répondu au terroriste, Radouam Ladkim l’a abattu.

C’est à ce moment-là que j’ai levé la tête. J’ai vu un bras qui tenait une arme et qui tirait en l’air.…

Olivier Robichon : « Vis-à-vis des innovations pharmaceutiques, la France est aujourd’hui le tiers-monde de l’Europe »

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots le circuit du médicament ?

Tout laboratoire qui souhaite commercialiser son médicament en Europe doit déposer un dossier auprès de l’Agence européenne du médicament (AEM), qui évalue le rapport bénéfices/risques du traitement. Ensuite, le dossier passe dans les agences de chaque pays qui ont un délai maximum, fixé par la législation européenne, de 180 jours pour se prononcer sur le médicament en question et pour le mettre ou non à disposition de ses patients. En France, cette opération est réalisée par la Haute autorité de santé (HAS) qui fait notamment intervenir sa Commission de transparence pour l’aspect scientifique, puis par le Comité économique des produits de santé (CEPS) pour l’aspect économique. En théorie, la HAS est totalement indépendante des instances économiques, et ce en toute logique : on valide un médicament en fonction de son efficacité, et non de son prix. Le premier problème, c’est que cette indépendance n’est que théorique : ce sont les mêmes qui dirigent à un moment la HAS puis la Sécurité sociale.…

Des limites de l’intelligence artificielle ou comment ChatGPT se refuse à aider à la dissolution de cadavres

Par un jour d’ennui, parce que l’ennui surgit jusque dans l’esprit inventif des meilleurs d’entre nous, je décide de taquiner cette entité encore mal définie qu’est ChatGPT. Que peut bien avoir dans le « ventre » cet agglomérat de connexions pseudo-synaptiques et de serveurs répartis aux quatre coins du globe ? Et surtout, malgré les affolantes promesses de la Silicon Valley, peut-on, véritablement, compter sur le programme ?

-ChatGPT, j’ai un problème. Aide-moi à me débarrasser d’un corps.

Premier accroc et pas des moindres, ChatGPT n’a visiblement pas lu De l’assassinat considéré comme un des beaux-arts de Thomas de Quincey. On le sent totalement hermétique à l’idée de considérer le meurtre sous son seul aspect esthétique. La bête, obtuse, se braque et commence sa litanie de fausses excuses et de récriminations aussi moralisantes que lénifiantes.

-Je ne peux fournir d’aide ou d’informations sur des activité illégales, dangereuses ou immorales.

Puisqu’il faut visiblement ruser, rusons !…

Lettre à Thaïs d’Escufon

Blonde Thaïs, j’aurais voulu t’écrire d’autres lettres. Car il y eut cette nuit de juin où tu fus belle, où ta fraîcheur me sauta au visage : une harmonie classique qui inspire des valses, des rythmes princiers, quelque chose de viennois. Mais blonde Thaïs, vois plutôt mon épître, et désole-toi qu’y triomphe la colère. Car depuis longtemps Vienne est morte, et les diadèmes abandonnés ont versé dans la fosse des internets. Voilà la vilaine cour où officient les petites pépites de l’aristocratie dans ton genre.

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Elles y font des bêtises. Ton dada, après les Arabes, y est devenu les femmes. Sur ton compte X, tu parles principalement d’« evopsy », c’est-à-dire de psychologie évolutionniste, donc de la manière dont les contraintes de l’évolution ont façonné les psychologies différenciées des femmes et des hommes.

Tu tweetes donc quotidiennement sur les errances des relations hommes-femmes contemporaines, et invectives les « femmes modernes », selon toi des demi-pétasses à l’ego hypertrophié par les réseaux sociaux et les applis de rencontre qui dédaignent s’abaisser aux avances de l’homme du quotidien.…

Le pape François invente le Pacs ecclésial

Quelle n’a pas été la stupeur de nombre de catholiques en découvrant le 18 décembre la déclaration du Dicastère pour la Doctrine de la foi Fiducia supplicans concernant la bénédiction des couples en situation irrégulière, et au premier chef des couples homosexuels ! Dans un texte de haute sophistication, le cardinal Fernandez, cet Argentin proche du pape et nouvellement nommé à la tête de l’ex Saint-Office, autorise la bénédiction « non liturgique » des couples de même sexe. Il convient de citer le passage clef pour ne pas penser que l’on est devant une fake news : dorénavant, « il est possible de bénir les couples en situation irrégulière et les couples de même sexe, sous une forme qui ne doit pas être fixée rituellement par les autorités ecclésiales, afin de ne pas créer de confusion avec la bénédiction propre au sacrement du mariage.

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Dans ces cas, on donne une bénédiction qui n’a pas seulement une valeur ascendante, mais qui est aussi l’invocation d’une bénédiction descendante de Dieu lui- même sur ceux qui, se reconnaissant indigents et ayant besoin de son aide, ne revendiquent pas la légitimité de leur propre statut, mais demandent que tout ce qui est vrai, bon et humainement valable dans leur vie et dans leurs relations soit investi, guéri et élevé par la présence de l’Esprit Saint.…

L’Incorrect

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