
Pour comprendre la situation, il faut se pencher sur l’histoire institutionnelle du Second Empire. Ce dernier a d’abord des pratiques politiques qui le rapprochent du Principat romain, où l’on maintient la façade d’institutions démocratiques, Corps Législatif et Sénat, mais où la réalité du pouvoir est exercée par un dictateur. Cependant, à mesure qu’il s’enracine, dès le début des années 1860, le régime se libéralise fortement, sous l’impulsion directe de l’Empereur. La presse bénéficie d’une liberté presque totale, le droit de réunion même pour motifs politiques est reconnu ainsi que celui de faire grève, les élections se déroulent librement.
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Le rôle de la chambre basse, le Corps Législatif, s’accroît également puisqu’il obtient un rôle prépondérant dans l’orientation de la politique générale du pays et que l’Empereur nomme au début de l’année 1870 un gouvernement représentatif de ses tendances. On s’approche du principe fondamental dans la démocratie parlementaire de responsabilité du gouvernement devant la chambre.…







