
Ces grands barnums élevés cycliquement dans le paysage mondial ne servent peut-être qu’à ça : étouffer le bruit de la guerre. Couvrir le ronronnement des caisses-enregistreuses et le claquement des balles pendant quelques semaines. Et bien-sûr, éventrer ce qui reste de nos nations « souveraines », leur faire cracher leur derniers billets, leur faire ouvrir en deux leurs capitales pour y construire des dômes en plastomère, des stades en fibre de verre qui hurleront à la face du monde que le Village global, quand-même, c’est vachement bien.
Prostituer les nations
Il y au fond très peu de ressemblances entre les Jeux olympiques tels qu’ils se pratiquaient au pied du Mont Olympe 700 ans avant notre ère et les Jeux olympiques réanimés en 1896 par Pierre de Coubertin. De célébration locale joyeusement païenne, l’ignoble panurgie sportive moderne est devenue une messe noire à grande échelle.
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Comme tous ces évènements et ces entités fiduciaires créées en marge de la société industrielle, dans ce XIXème siècle hanté par le complot et les ingénieries sociales, les Jeux olympiques modernes ne sont qu’un vaste mécanisme de sujétion économique, diplomatique et « tectonique » qui parachève les vœux de la finance mondialisée : faire s’agenouiller toujours un peu plus les nations souveraines.…








