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Jeux olympiques : messe noire pour nations agenouillées

Ces grands barnums élevés cycliquement dans le paysage mondial ne servent peut-être qu’à ça : étouffer le bruit de la guerre. Couvrir le ronronnement des caisses-enregistreuses et le claquement des balles pendant quelques semaines. Et bien-sûr, éventrer ce qui reste de nos nations « souveraines », leur faire cracher leur derniers billets, leur faire ouvrir en deux leurs capitales pour y construire des dômes en plastomère, des stades en fibre de verre qui hurleront à la face du monde que le Village global, quand-même, c’est vachement bien.

Prostituer les nations

Il y au fond très peu de ressemblances entre les Jeux olympiques tels qu’ils se pratiquaient au pied du Mont Olympe 700 ans avant notre ère et les Jeux olympiques réanimés en 1896 par Pierre de Coubertin. De célébration locale joyeusement païenne, l’ignoble panurgie sportive moderne est devenue une messe noire à grande échelle.

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Comme tous ces évènements et ces entités fiduciaires créées en marge de la société industrielle, dans ce XIXème siècle hanté par le complot et les ingénieries sociales, les Jeux olympiques modernes ne sont qu’un vaste mécanisme de sujétion économique, diplomatique et « tectonique » qui parachève les vœux de la finance mondialisée : faire s’agenouiller toujours un peu plus les nations souveraines.…

Attentat islamiste : vol au-dessus d’un nid de coupables

Un débat totalement vain anime nos agoras virtuelles en ce riant début de semaine. Rappelons les faits : ce samedi soir, un Français d’origine iranienne, Armand Rajabpour-Miyandoab poignarde un touriste allemand aux abords de la tour Eiffel. Gérald Darmanin, sentant probablement venir le vent d’un ras-le-bol bien légitime, s’est empressé de désamorcer le débat en rappelant que notre gus, s’il avait bien abattu sa lame en déclamant un Allah Akbar de rigueur, souffrait avant tout de troubles psychiatriques.

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Nous y voilà : ce micro-terrorisme devenu tragiquement ordinaire en Europe serait, non pas le fruit de la radicalisation mais la simple conséquence d’une pathologie mentale, à ranger entre « anorexie », « troubles dissociatifs » et « addiction aux cartes Pokemon ». C’est un peu facile, les gars. Comme c’était un peu facile de décréter que le meurtrier de Sarah Halimi avait souffert de bouffées d’angoisse toute la matinée avant son geste crapuleux (pauvre petit chat).…

Terminus pour… Christophe Dechavanne

Un boomer cathodique ne meurt jamais. Par définition. Vampire des mille générations qui le suivent, cet infatigable tardigrade télévisuel refuse catégoriquement de laisser sa place, il se cramponne à ses acquis de tous ses membres empoisonnés, perfusés par la vilénie du siècle finissant. Ivre encore des fumigations et des alcaloïdes qui avaient cours pendant l’âge d’or – les années 80 sur lesquelles le boomer a fait sa gloire, pondu ses œufs stériles, creusé les galeries de son innocuité politique –, le Géronte à face gommée, cheveux re- prisés, veut à tout prix renaître constamment, fût-ce marqué par le sceau du grotesque, fût-ce à travers une matrice d’ordures.

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Voyez, Christophe Dechavanne. Si vous avez moins de 30 ans, vous ne pouvez pas comprendre. Vous ne savez pas vraiment qui est Christophe Decha- vanne, ce triste sire que la production de France 2 a tiré de son bain de formol pour le placer toutes les semaines en face de Léa Salamé, bombardé «sniper en chef » de son talk-show Quelle Époque.…

Grosminet est-il de droite ?

Quand on est petit, on est ravi de voir Grosminet échouer lamentablement dans sa quête insatiable d’un Titi à dévorer. De même se réjouit-on que le coyote n’avale jamais Bip-Bip, que Tom n’attrape jamais Jerry… Mais c’est qu’on est petit. Peu à peu l’idée germe de la grande injustice qui est faite à Grosminet, Tom et Will Coyote (surtout Coyote, en fait, qui n’habite aucune maison).

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Pourquoi le «mignon» Titi a-t-il droit à toute l’affection de Mémé ? Pourquoi le chien prend-il systématiquement le parti du piaf ? Pourquoi diantre les ingénieux dispositifs de Wile E. Coyote échouent-ils en permanence ? ! Nous étions cruels comme des enfants, nous sommes devenus des adolescents assoiffés de justice et le grassouillet Jerry nous énerve, le cri souriant du Bip-Bip nous évoque irrésistiblement Gabriel Attal et Titi a les yeux de Clémentine Autain.

Certains d’entre nous ne sont d’ailleurs plus adolescents (je songe à Arthur de Watrigant) mais restent animés du même sentiment d’injustice.…

Éditorial d’Arthur de Watrigant : Achever 2023

Noël approche et son cortège de clowns ne cesse de s’agrandir. Après les faux sapins à Bordeaux, les interdictions de crèches à Béziers ou à Beaucaire – il est vrai qu’on ne compte plus les Français attaqués par des santons dans les rues –, le « Fantastique décembre » qui a remplacé le « Joyeux Noël » à Besançon probablement encouragé par le guide inclusif pondu par des commissaires européens, c’est au tour de Nantes d’ajouter sa pierre à l’édifice de la bêtise. Aux oubliettes les décorations traditionnelles, la maire socialiste propose pour 2023 un « Voyage en hiver ». Au programme, une maman Noël en jogging, des sculptures qui rivalisent de laideur et une ville repeinte aux couleurs arc-en-ciel. Johanna Rolland a mis la barre haut cette année. On l’imagine ricanante dans son pyjama licorne, un bouquin d’Ernaux posé sur sa table basse en bois de récup, écouter le dernier tube des Vulves assassines en narguant Éric Piolle sur le groupe WhatsApp des maires écolos.…

L’art du saucisson : faites péter les rondelles

Mais enfin qu’est-ce que c’est que ça ? » hurle le docteur Tarere, personnage du film les Bronzés font du ski, joué par Christian Clavier. « C’est copain » répondent les Ghislain, un couple d’agriculteurs. « Copain c’est son nom, on l’a appelé comme ça. Copain comme cochon. Soignez-le, Il fait de l’anémie docteur. » Le cochon est attaché sur la table d’auscultation et le docteur se met à hurler : « Je ne suis pas vétérinaire… Bouffez-le votre cochon… Bouffez-le. »

Objet de raillerie voire de dégoût pour certains, le cochon trimbale une mauvaise réputation. Ne dit-on pas « caractère de cochon » ou « manger comme un cochon » ? Une réputation injuste au regard de l’intelligence de l’animal. Plus brillant que le chien, le cochon a une capacité de raisonnement égale à celle des chimpanzés. Il est doué par ailleurs d’empathie envers ses semblables. Un cochon heureux, épanouit, bien nourri, élevé dans un environnement naturel est un cochon aimable, sans agressivité.…

Le crépuscule de la femme qui bosse

Quand vous allez à 9 h à la sortie des écoles maternelles, vous pouvez voir les tronches de toutes les bonnes femmes vachement ravies de laisser leurs mouflets hurlant « maman, maman ». Bonne bolée de culpabilisation dès le matin ! Culpabilisation car après avoir « abandonné Maathéôh », elles vont aller bien se faire chier dans un boulot qu’elles détestent pour ensuite rentrer à 23 h épuisées après les heures sup’, la réunion syndicale, le passage à la « salle », le bureau de l’association des parents d’élèves et le Super U. Le gosse est couché. Le papa moderne s’en est chargé. Et pourtant il va en prendre plein son groin encore ce soir. Il pensait bien faire pourtant. Eh oui mais le pauvre type va se ramasser toute la charge émotionnelle de madame dans la tronche. Frustration d’une mère qui a l’impression de passer à côté des meilleures années de son gamin.…

Rossbach : Frédéric piétine les lys

En 1740, un jeune homme de vingt-huit ans monte sur le trône de Prusse. Il hérite d’un royaume de taille modeste, puissance émergente mais encore loin de pouvoir prétendre aux premiers rôles dans le concert des nations européen. Il règne sous le nom de Frédéric II, et a hérité de ses prédécesseurs une des armées les plus performantes du continent. Le jeune roi capitalise sans attendre sur cet atout et lance une série de conflits contre le grand frère autrichien pour s’emparer de la Silésie, riche province dont la possession permettrait à la Prusse de doubler sa population.

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Il parvient à s’emparer du territoire en 1745, mais l’Autriche prépare déjà sa revanche. Dans cette optique, elle s’allie à son ennemie héréditaire, la France, tandis que la Prusse se rapproche de la Grande-Bretagne : ces deux camps s’affrontent lors de la guerre de Sept Ans, qui éclate en 1756.…

L’Incorrect

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