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Loi asile et immigration ? la fabrique de l’opinion
En janvier dernier, le Premier ministre Édouard Philippe présentait un « projet de loi asile-immigration », immédiatement taxé de « texte de dissuasion migratoire systématique » par la Pravda du soir. De quoi fouetter un chat, vraiment ? Asile et immigration, deux mots associés dans une loi pour mieux les distinguer. C’est que la confusion est de mise. Le sacro-saint droit d’asile représente l’irréductible humanisme des Français, alors que l’immigration, même choisie, est un repoussoir pour un peuple qui se sent de moins en moins chez lui. Le défi de Macron se résume donc ainsi : « plus d’humanité et plus de fermeté. » En France, la bataille de l’opinion est toujours première, transformant l’Assemblée en chambre d’enregistrement des émotions relayées par les médias. Sans attendre le débat parlementaire d’avril, les corps intermédiaires se sont donc déchaînés depuis l’annonce de la loi. Le 8 décembre, les associations claquèrent la porte du ministre qui leur présentait (...) A lire dans le nouveau numéro de L'Incorrect ou en ligne pour les abonnés.
Non, les Égyptiens n’étaient pas noirs !
Cela pourrait faire sourire mais ce type de théories fumeuses fait désormais florès sur le web. Des centaines de sites internet en anglais et en français, relayés plusieurs dizaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux, propagent un discours savamment rodé : l’Homme blanc aurait manipulé l’historiographie, en masquant l’apport inestimable des Africains dans les sciences et les arts, notamment durant l’Égypte antique
Petite philosophie du transhumanisme
Transhumanisme : il faut savoir de quoi on parle. Selon les cas le débat sera très différent. Il y a d’abord un transhumanisme modéré, type « homme augmenté ». Mais tout homme utilisant un outil, montant sur un véhicule, regardant un télescope, etc., est un homme augmenté. Cela ne remet donc pas en cause la conception métaphysique de l’homme. En un sens même cela la fonde. L’homme a pour propre d’être capable d’augmentation, parce qu’il est un esprit qui, dans son opération, échappe en partie aux contraintes de la matière. Un être humain qui par effet biologique ou prothèse technique verrait bien mieux, courrait plus vite, calculerait beaucoup plus rapidement, etc., resterait dans ce champ. Nous avons déjà des gens plus intelligents, plus rapides, plus beaux que d’autres. Sauf que désormais on pourra acheter cette augmentation, qui serait donc cumulative. Les plus riches auraient sans cesse plus de succès Cela ne changerait rien d’essentiel, mais poserait d’énormes problèmes sociaux. On s’offusque des inégalités, on n’a encore rien vu. Cependant poussée à son terme, la logique du transhumanisme va plus loin ; son objectif en fin de compte est une forme d’immortalité : un être post-humain qui ne serait plus dépendant de son corps biologique actuel. L’hypothèse sous-jacente est que, par la technologie, on puisse donner (...)
Meurtres de masse aux États-Unis : le reflet morbide de nos sociétés ?
Columbine, Sandy Hook, Virginia Tech, Las Vegas, Aurora, et Parkland dernièrement. Les tueries de masse sont un phénomène particulier des sociétés modernes, spécifiquement aux États-Unis et en milieu scolaire. Depuis le 1erjanvier 2018, l’Amérique de Trump a connu une trentaine de « mass shootings » au total, selon certains organismes indépendants tels que Gun Violence Archive ou Mass Shooting Tracker (note). En à peine un peu plus d'un an à compter de ce mois de février, 95 Américains ont perdu la vie dans une fusillade de masse, pour 1926 blessés. Qu’est-ce qu’un tueur de masse ? Quoi de commun entre Adam Lanza, Nikolas Cruz, James Heagan Holmes, Seung-Hui Cho, ou bien encore le duo formé d’Eric Harris et de Dylan Klebold ?
Révélations – À peine 400 SDF français dans Paris : un travailleur social dit tout !

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Anthonin a tout du personnage de roman noir, de l’anti-héros des chansons de François Hadji-Lazaro pour Pigalle. Grande-gueule, ce travailleur social a le visage buriné par la vie, par les coups durs. Apparemment confiant, il cache une sensibilité à fleur de peau que sa vocation à aider les plus démunis d’entre nous ne dément pas. C’est parce que le problème des sans domiciles fixes le révolte qu’il a bien voulu répondre à nos questions anonymement. Ses positions surprenantes dérangeront probablement ceux qui ont des idées préconçues sur le sujet. Qu’importe, le mérite principal d’Anthonin est bien de ne pas verser dans le misérabilisme compassionnel qui fait le bonheur des fictions télévisuelles et des chanteurs engagés. Lui, connaît la réalité de la rue pour l’avoir vécue dans sa chair d’homme et de travailleur. Si certaines de ses réponses pourront surprendre, voire choquer, elles montrent que ce sujet est très mal connu des Français.

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À peine 400 SDF français dans Paris : un travailleur social dit tout !
Anthonin a tout du personnage de roman noir, de l’anti-héros des chansons de François Hadji-Lazaro pour Pigalle. Grande-gueule, ce travailleur social a le visage buriné par la vie, par les coups durs. Apparemment confiant, il cache une sensibilité à fleur de peau que sa vocation à aider les plus démunis d’entre nous ne démentit pas. C’est parce que le problème des sans domiciles fixes le révolte qu’il a bien voulu répondre à nos questions anonymement. Ses positions surprenantes dérangeront probablement ceux qui ont des idées préconçues sur le sujet. Qu’importe, le mérite principal d’Anthonin est bien de ne pas verser dans le misérabilisme compassionnel qui fait le bonheur des fictions télévisuels et des chanteurs engagés. Lui, connaît la réalité de la rue pour l’avoir vécue dans sa chair d’homme et de travailleur.
Reportage : La Charia est dans le pré
Reportage : La Charia est dans le pré Dans ce petit village berrichon vit une communauté musulmane radicale depuis 2002 au grand dam de ses habitants. Châteauneuf-sur-Cher, ses mille cinq cents habitants, son château, sa basilique et… sa communauté islamique. Ils sont quatre familles à pratiquer à huis clos un islam des plus traditionnels. L’information n’est pas neuve puisque les médias en ont écrit bien des lignes il y a quelques années. C’était en 2015 dans un contexte d’attentats, la France prenait conscience que vivaient en son sein des communautés qui n’avaient pas spécialement d’appétence pour ses « valeurs républicaines » et ne mettaient pas la sacro-sainte République au-dessus de Dieu. En traversant le Cher, on est frappé par deux faits saillants : la présence d’une mosquée située en contrebas du château surplombant le village, et surtout les croix gammées taguées sur le portail d’entrée. Tracées à la bombe de peinture par un habitant présentant deux grammes d’alcool dans le sang au début du mois de janvier, elles traduisent le profond malaise qui règne dans le village depuis une dizaine d’années. Un malaise qui ne s’est jamais dissipé. « J’ai distinctement entendu le bruit d’une bombe de peinture secouée, vous savez ce bruit de bille. Je suis sorti et j’ai attrapé ce monsieur qui venait de finir son œuvre. Je l’ai immobilisé et j’ai appelé les gendarmes. » Stéphane Lopez, membre de la communauté islamique de Châteauneuf est calme, posé et courtois. Il me reçoit dans la salle de prière située (...)
Frère Éric Salobir : « Les vrais débats du moment sont sous-évalués par l’opinion publique »
La science a toujours été l’affaire de l’Église, n’en déplaise à la vulgate – ne serait-ce que pour y mettre un peu de morale et d’humanité. Le frère Salobir, op, ne déroge pas à la tradition: digne fils de saint Thomas, son réseau OPTIC remet un peu de raison dans la rationalité folle du temps. Comment le réseau OPTIC est-il né, et des religieux catholiques sont-ils fondés à s’emparer de la question des « technologies de rupture » ? OPTIC est né d’un souci de l’Église de mieux connaître ces technologies de rupture. L’idée a germé au sein de l’ordre Dominicain, d’un dialogue entre le Maître de l’Ordre et moimême, en lien avec le Saint-Siège. Nous sommes en contact avec les dicastères romains, mais sommes une initiative indé- pendante, ce qui nous permet de fonctionner comme une start-up. Rome est très conscient du sujet, et s’y intéresse considérablement. Nous voulons aider et servir à la fois la catholicité et la liberté humaine. Quelle est votre spécificité et y a-t-il des équivalents dans le monde ? Notre démarche a une double spécificité : tout d’abord, toujours placer l’humain au centre des développements technologiques, non pas comme un utilisateur, un client, un actionnaire ou un citoyen, mais en tant qu’humain, qui est tout cela à la fois et bien plus encore. Pour ce faire, et c’est notre deuxième spécificité, nous initions un dialogue entre les le monde de la technologie et des affaires, et les chercheurs en sciences humaines : philosophes, théologiens, anthropologues ou sociologues posent ainsi aux acteurs des nouvelles technologies des questions inédites. Nous essayons ainsi de proposer une approche plus large que celle qui prévaut parfois, fondée sur des normes ou des critères techniques. En ce sens-là, nous sommes originaux, je crois. Qu’y a-t-il à craindre parmi ces technologies nouvelles ? La peur est mauvaise conseillère. Il nous faut donc, avant tout, éviter de fonder notre approche sur la crainte de la nouveauté, qui est naturelle, mais doit être dépassée. Ces technologies sont, en effet, porteuses d’immenses (...)

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