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Ré-enracinement, la voie familiale

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Entreprenariat, école, tissu social, patrimoine : et si le ré-enracinement passait par la « cellule de base de la société » ? Rencontre avec ceux qui font quelque chose.

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Pour Mediapart, l’islamisme n’est pas une chose grave
Dans un contexte tendu, marqué par la dernière couverture de Charlie Hebdo figurant Plenel sourd, muet et aveugle devant les agissements de son protégé Tarik Ramadan, aujourd’hui accusé de viol, la réaction des journalistes de Mediapart est ahurissante. Et démontre un aveuglement terrifiant.
La bagnole est l’avenir de l’homme
Oubliez le vélo électrique. Oubliez Renault et Citröen. Oubliez les transports en commun. Loin des lumières des grandes villes, on bâtit la voiture de demain. Pour les gens de peu. Et les usines mobiles qui vont avec. Produire en France ne signifie pas seulement se battre pour vendre l’échalote demi-longue de Cléder, comme Carrefour et son « marché interdit », ou inventer des clous rouillés adaptés aux monuments historiques, comme la clouterie Rivierre, « installée à Creil (Oise) depuis 1888, classée Entreprise du Patrimoine Vivant pour son savoir-faire ». Cela peut être inventer une autre manière de produire des voitures (...)
La voie familiale
Entreprenariat, école, tissu social, patrimoine : et si le ré-enracinement passait par la « cellule de base de la société » ? Nous sommes allés enquêter chez ceux qui font quelque chose. Au fond, Villers-sur-mer (Calvados) est une maquette parfaite de la France de 2017. La commune est coupée en deux : sur la côte, des habitants fortunés, présents deux mois par an, qui ignorent tout de ce qui se passe deux kilomètres plus haut. Dans l’arrière-pays, à cinq minutes du panneau de sortie d’agglomération, des petits exploitants agricoles, des artisans, qui se tuent à la tâche pour survivre. Deux populations totalement déconnectées l’une de l’autre. Nous sommes à deux heures et demie de route de Paris. Un pays splendide, à qui sa terre grasse née des alluvions millénaires de la Seine assure une fertilité miraculeuse, juste à portée de la côte. Des prés à l’herbe dense et d’un vert éclatant alternent avec des vergers, séparés par de courtes haies (...)
Rod Dreher : survivre à la catastrophe
Figure atypique dans le paysage intellectuel américain, méthodiste converti au catholicisme puis à l’orthodoxie, conservateur antilibéral, journaliste et essayiste, blogueur inlassable et en même temps technocritique, Rod Dreher a publié en mars dernier un ouvrage qui a fait grand bruit outre-Atlantique : Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus, Le pari bénédictin. Quel est ce « déluge » qui frappe l’Occident et dont vous parlez dans votre essai, Le pari bénédictin ? C’est celui de la « modernité liquide », pour reprendre les mots du sociologue Zygmunt Bauman : le sentiment accablant que rien n’est solide, que tout est fluide, à l’exception du Moi et de ses désirs. Cette modernité liquide annihile toute mémoire culturelle et historique et elle conduit ses victimes à penser qu’il n’y a pas remède. Tout simplement parce qu’il n’y aurait rien à soigner, parce la situation serait normale.
Dignité sans frontière
J’entends régulièrement, ici ou là, que le sujet majeur, la ligne rouge, serait la légalisation de la gestation pour autrui (GPA). Et donc, si Emmanuel Macron est favorable à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes célibataires et lesbiennes, le fait qu’il se déclare opposé à la GPA serait rassurant : « L’essentiel est sauf, tout va bien, dormez braves gens ! » En réalité, le saut anthropologique, le détournement de la médecine, la logique transhumaniste, sont bien l’apanage de la PMA sans père. La GPA n’est « que » le pas suivant. La procréation médicalement assistée (PMA) est un ensemble de techniques mises au point pour aider des couples souffrant d’une pathologie de la fertilité à concevoir un enfant ou des couples susceptibles de transmettre une maladie d’une « particulière gravité » à l’enfant s’ils concevaient naturellement (…)
Favoriser l’excellence française dans la France périphérique
Il est aussi possible que nécessaire de redonner vie à l'immense étendue française qui a été négligée. En y promouvant le savoir-faire incontestable qui s'y trouve déjà et n'attend que sa libération. On parle beaucoup de la France périphérique mais on agit peu pour elle. Pourtant, des réponses concrètes au déclassement de ces territoires existent. Pour redynamiser le tissu économique local, on pourrait instaurer un dispositif d’exonération fiscale et sociale pour les entreprises nouvelles décidant de s’installer dans la France périphérique. À deux conditions toutefois : qu’elles incarnent par leur savoir-faire artisanal l’excellence française ou par leur histoire l’identité d’un territoire, et qu’elles consacrent une part de leurs activités à l’innovation (...)
Snobisme & Art contemporain
Des œufs, un singe, un peu de homard, Michael Jackson et une ancienne députée italienne : quand élitisme économique et prétentions intellectuelles s'enfilent. Maladie universelle, ancienne et susceptible d’une infinité de variantes, le snobisme peut se définir comme le désir de se hisser au sein du groupe « qui compte », celui où il faut être parce que l’on estime qu’il est au-dessus des autres. Bref, d’être avec les premiers de la cordée, comme dirait quelqu’un. Or, à cet égard, « l’art contemporain » apparaît comme une sorte de nirvana du snobisme, à un point inconnu jusqu’alors. À vrai dire, de même qu’il y a toujours eu des snobs, il y a eu, à chaque époque, un art « contemporain » (…)

L’Incorrect

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