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Tombeau pour la vocation enseignante

Huit cent seize admissibles au CAPES externe de mathématiques pour 1035 postes à pourvoir. 720 pour 755 en lettres ou 83 pour 213 en allemand. Les chiffres de concours de recrutement pour l’année étonnent. On ne parle que des candidats ayant passé les examens écrits. Même si à l’issue des examens oraux tous les postes sont pourvus – et que le jury ne discrimine parmi les candidats aucun péquin jugé inapte à tenir une classe en se faisant respecter et comprendre d’un groupe d’adolescents – les chiffres sont bien deçà des besoins de recrutement de l’Éducation nationale. Pour remplir les classes, elles font feu de tout bois : job dating, recrutement via internet... On prend parfois le tout-venant.

Un salaire souvent jugé indécent

Le métier n’est pourtant pas sans avantages. Il offre une certaine souplesse dans l’organisation de son temps libre et de son travail – passés les 18 heures de service obligatoire – sans parler des fameuses vacances calquées sur celles des élèves. Comment expliquer cette crise des vocations ? Il y a d’abord le salaire. Malgré certaines revalorisations qui font un peu l’effet d’un cache-misère, les rémunérations sont souvent jugées indécentes. 1,3 fois le SMIC à bac +5 pour les débutants. Le salaire s’approche péniblement des 2500 euros en fin de carrière. Sans attendre d’hypothétiques revalorisations, beaucoup d’enseignants font d’ailleurs un travail d’appoint pour s’offrir un treizième mois : traduction, écriture, cours privés... [...]

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[Enquête] Combien coûte l’Éducation nationale ?

Avec 55,2 milliards d’euros, l’Éducation nationale représente le premier poste du budget de l’État. Il faut lui ajouter les 17,29 milliards d’euros du ministère de l’Enseignement supérieur, soit un total de 72,49 milliards d’euros, hors pensions, ce qui ne représente plus de 14 % des dépenses de l’État pour l’exercice 2022.

Le ministère de l’Éducation ne finance que des traitements de fonctionnaires. Ils représentent plus de 92 % de son budget. L’administration emploie 1,2 million de personnes, dont 726 800 enseignants dans le secteur public et 142 500 dans le secteur privé. Il paye aussi 274 000 agents au titre d’autres missions, dont 176 000 accompagnants d’élèves en situation de handicap et 92 000 professeurs qui ne donnent aucun cours. Il faut encore ajouter 11 000 agents n’étant pas en poste. Ces derniers ont des occupations plus ou moins bidons, ou tiennent des permanences syndicales, comme celles de Sud Éducation par exemple. 8 % des effectifs du ministère, soit 102 000 personnes, sont donc payés à ne pas travailler. Mais il reste beaucoup de choses à payer grâce à d’autres poches.

Le budget ne cesse d’augmenter alors que les effectifs des élèves ont baissé et les classements Pisa s’effondrent

Depuis la décentralisation, la dépense intérieure d’éducation (DIE) n’est pas le seul fait de l’État. Les collectivités, les familles, des entreprises et d’autres ministères y contribuent. Ainsi les régions payent les murs des lycées et les entretiennent. Les départements s’occupent des collèges et les communes traitent les écoles. Le rapport du Sénat sur le projet de loi de finance 2022 rappelait qu’en 2020 les collectivités ont représenté 22,4 % de la dépense d’éducation et apporté 14 milliards. Les familles ont dépensé 11 milliards et les entreprises 9. Au total, la dépense intérieure d’éducation de la France est de 160 milliards d’euros. Cela représente environ 7 % de notre PIB. Ce faisant, la dépense intérieure d’éducation française se situe légèrement au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE. On remarque toutefois que, par rapport à 1980, en euros constants, la DIE a doublé. La France dépense littéralement deux fois plus pour l’éducation qu’il y a 40 ans. Pourtant les effectifs des élèves ont baissé. Il y avait 13,1 millions d’élèves en 1980, pour 12,8 millions aujourd’hui. [...]

Le crépuscule de l’Europe, la trahison des clercs et le retour de l’enfant prodigue

Le 28 août 2022, le Gatestone Institute, International Policy Council, groupe de réflexion étasunien qui se consacre, selon sa propre présentation, « à l'éducation du public sur ce que les médias traditionnels omettent de promouvoir », a publié un long article de M. Giulio Meotti intitulé : « Le crépuscule de l’Europe : la Chrétienté décline, l’Islam s’élève ».

Cet article, très documenté, fait le point sur l’évolution sociologiquement inverse du christianisme et de l’islam en différents pays d’Europe, spécialement en France, en Allemagne et en Espagne. Il reprend en particulier dans cet article, pour notre pays, l’interrogation de Frédéric Saint Clair, s’interrogeant ainsi, dans les colonnes de L’Incorrect : d’ici 2100, « aurons-nous 10 000 mosquées pleines et 10 000 églises pratiquement vides ? » Le bilan de Meotti n’est pas exhaustif car il ne dit rien, en particulier, de la Grande-Bretagne, de l’Italie ni surtout du contre-exemple pourtant fortement instructif de la Hongrie. Il est cependant suffisamment significatif, notamment pour la France, de ce que chacun peut observer – pour peu qu’il ait conservé assez de liberté pour les garder ouverts.

Lire aussi : Les « servantes d’autel », la nouvelle lubie dans l’Église

La situation décrite, souvent rapportée à partir d’organes de presse, est d’une tristesse infinie pour un chrétien conscient, non seulement de la vérité salvifique de sa foi, mais aussi des immenses richesses que le christianisme a apportées à ce monde, et spécialement à cette vieille Europe qui a par ailleurs tant combattu pour que les ténèbres de l’islam et son oppression ne s’étendent pas sur elle.

Une apostasie généralisée

Ce bilan, dont nous donnerons ultérieurement la traduction, n’est pas uniquement sociologique ou statistique, ni même politique. Il est le miroir d’une apostasie généralisée. Celle-ci est premièrement due à l’activité criminelle de générations de politiciens qui ont sciemment promu et promeuvent toujours la généralisation de ce cancer en Europe, pour des motifs souvent misérables, il est vrai avec l’appui irresponsable d’autant de générations de citoyens qui les y ont encouragés ou diversement excusés.

Cette apostasie est due secondement, et essentiellement, à la trahison de nombreux clercs, et c’est sur ce point que nous voulons ici nous attarder. Leur manque de foi, leur lassitude du goût héroïque du « sel de la terre », leur frénésie à aspirer à pleins poumons l’esprit du monde, leur illusion à pouvoir le christianiser en le partageant, leur renoncement à promouvoir un espace public chrétien, leur propre détestation de la Chrétienté historique, voire leurs complicités ouvertes sous couvert d’œcuménisme, ont contribué à faire le lit de cette invasion politico-religieuse. Ils ont facilité et encouragé ses avancées patientes et résolues en des terres desséchées où l’Église n’avait plus, par leur faute, ni visibilité, ni autorité, ni crédibilité. [...]

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UNI Grenoble : « Les antifas sont indirectement subventionnés par nos impôts »

Que vous inspire ce délibéré ?

On est particulièrement déçus mais pas étonnés car l’on dénonce régulièrement le laxisme du système judiciaire. Quatre militants antifascistes peuvent mettre une femme en sang et n’être condamnés qu’à soixante-dix heures de TIG, ce qui équivaut à deux semaines de travail. En sachant que ce genre d’acte est passible 45 000 € d’amende et trois ans d’emprisonnement, il est évident que nous attendions un délibéré bien différent.

Quels faits étaient en cause dans ce jugement ?

Un soir du mois d’avril, je prenais un verre à Grenoble avec Hanane Mansouri, responsable des Jeunes Républicains de l’Isère et membre de l’UNI, et Maxime Marie-Tournel, lui aussi militant à LR et à l’UNI. Nous nous apercevons alors que dans le bar d’à côté se trouve une vingtaine de jeunes antifas, dont certains que nous reconnaissons, mais nous n’y prêtons pas attention. Puis à la fermeture, vers minuit, nous sortons et nous remarquons qu’eux aussi sortent de leur bar. Sur la vingtaine d’individus, seulement quelques-uns nous ont agressés. Six ont porté des coups mais seulement quatre ont été poursuivis. Les six en question enfilent alors des casquettes et des cagoules et nous menacent. Sur le coup, je sors mon téléphone pour les filmer en pensant les dissuader. De plus nous appelons la police simultanément mais cela ne fonctionne pas davantage. Nous avons tenté de fuir, mais ils nous ont rattrapés et roués de coups, en s’acharnant particulièrement sur Hanane.

[...]
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Lire Rushdie contre l’ire de l’Iran
Symbole de la liberté d’expression, Salman Rushdie coupe le monde en deux. Dans une grande partie de l’aire musulmane, singulièrement dans sa partie indo-iranienne, le romancier est vu comme un ennemi mortel, un impie, un athée, un apostat. En cause, ses fameux Versets sataniques. Selon Rushdie, Mahomet aurait prononcé un discours soufflé par Satan intitulé « sourate de l’Étoile », dans lequel il appelait à la réconciliation avec les païens arabes de son temps et leurs trois déesses préislamiques al-Lat, al-Uzza et Manât. Cet épisode rap- pelé par le grand historien sunnite du IXe siècle Tabari, sur lequel Salman Rushdie s’appuie dans son œuvre de fiction, ne figure pas dans le Coran actuel dont il a été ex- purgé. Si les questions du contexte coranique et des commentaires qui peuvent en être faits sont passionnants, elles ne nous intéressent au fond que peu dans le cas qui nous occupe. L’œuvre de Salman Rushdie, qu’on l’estime appartenir à la grande littérature ou pas, a été jugée suffisamment irrévérencieuse et menaçante pour s’attirer les foudres de la quasi-totalité du monde musulman, l’Iran par l’intermédiaire de l’ayatollah Khomeiny qui le condamna à mort en 1989, symbole du rôle l’ancienne Perse dans la résurgence du djihadisme des quarante dernières années. […]
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« Greenwashing » : derrière la finance verte, le spectre des ONG

L’accord de Paris (2015) débouche sur la limitation du réchauffement climatique à 1,5°C à l’horizon 2050. Puis le « European Green Deal » (2019) demande la neutralité carbone au même horizon. La finance s’est donc armée pour pouvoir comparer les fonds et satisfaire ces accords politiques. Le critère ESG est devenu incontournable. Les fonds obtiennent ce sésame s’ils suivent des normes environnementales, sociétales et de gouvernance (ESG). Des labels ont aussi été créés pour pouvoir encore mieux comparer les placements financiers. Depuis 1997, le label Finansol défend une finance solidaire. Frédéric Tiberghien préside l’association qui délivre ce label : il fut président de « Soutien, solidarité et actions en faveur des émigrants » jusqu’en 2010 et administrateur de « France – Terre d’asile ». Les labels Greenfin et ISR (Investissement socialement responsable) sont nés en 2015 et 2016 par le ministère de la Transition écologique et le ministère de l’Économie respectivement sous le gouvernement Hollande. En clair, on observe une concomitance entre l’évolution de la finance et les milieux de gauche.

La place faite à la transition écologique dans la finance n’est pas inintéressante car elle permet de se renouveler et de faire face à de nouveaux défis. L’influence du changement climatique est bien là : depuis 2022, la loi Pacte impose aux assureurs de proposer dans leur produit d’assurance-vie des fonds labellisés ISR, Greenfin ou Finansol. Le marché européen des obligations vertes (greenbonds) se développe. Lancé en 2017, le « prêt à impact » se normalise : Crédit agricole fait varier le taux du prêt accordé à Lidl en fonction de critères environnementaux. En effet, Lidl s’est engagé à réduire les émissions de gaz à effet de serre et les déchets annuels enfouis et incinérés. Jusqu’ici, tout est institutionnalisé et déjà très règlementé. […]

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Les « servantes d’autel », la nouvelle lubie dans l’Église

Toutes ces préoccupations de mettre des femmes là où il y a des hommes, des filles là où il y a des garçons, ne sont commandées par aucune raison théologique, philosophique ou pastorale – lors même qu’elles contraignent des théologiens à exposer leurs limites. Jamais, en des temps plus rationnels, il n’est venu à l’esprit d’une femme sensée de se trouver frustrée dans sa prière, son adoration, sa sanctification ou son rôle dans l’Église à raison d’une quelconque discrimination sexuelle. Toujours et partout, pourtant, des femmes exceptionnelles y ont brillé de leur éclat, à commencer par Notre-Dame, qui ne s’est pas émue de n’être pas un homme ou de ne pas occuper la même charge que les Apôtres ou, a fortiori, que son Fils. Jamais une femme sensée, instruite un tant soit peu du sens des mots, ne s’est jamais émue ou sentie blessée de ce que les prêtres, pendant la messe, ne s’adressent pas aux fidèles en leur disant « frères et sœurs ». Il aura fallu entrer en ce temps abruti pour y parvenir.

La raison profonde est que ces sociétés plus rationnelles demeuraient encore des sociétés d’ordre et de sens commun où chacun savait devoir tenir sa place sans que cela fît naître de révolte à ne point occuper celle d’autrui, et, corrélativement, où chacun connaissait la fécondité particulière de son propre rôle et de sa vocation dans l’ensemble en lequel il vivait. La raison est peut-être aussi, en matière de liturgie, parce que les chrétiens dans l’ensemble, au sens générique de ce terme, allaient à la messe pour s’y effacer afin de rencontrer et communier à leur Sauveur, et non pour y exprimer leurs revendications sexualistes. [...]

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L’école est finie

C’est la rentrée des classes et comme d’habitude, c’est le merdier. Et on ne vous pas parle des cahiers 18,7 x 32 en moyens carreaux sans marge introuvables, des pinceaux souples mais pas trop qui coûtent une blinde, des crayons à papier pointe biseautée HB en rupture de stock et des nuits blanches à recouvrir des tonnes de bouquins. Non, là c’est la chienlit XXL, l’apocalypse selon Pap Ndiaye. L’année n’a pas commencé et déjà des profs manquent à l’appel. On les comprend. Se prendre des chaises dans la tronche quand ce n’est pas une cible dans le dos, pour à peine plus d’un Smic, faut reconnaître que même la vocation la plus enracinée n’y résiste pas.

Lire aussi : Gauchisme à l’école : le niveau monte

Pourtant ce n’est pas le pognon qui manque, au contraire. Le budget de l’Éducation nationale ne cesse d’augmenter mais nos classements PISA concurrenceront bientôt ceux de la Tanzanie.…

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